Pour obtenir une capacité spéciale / un don,
vous devez en faire la demande avant d'écrire votre fiche ici.
N'hésitez pas à voter toutes les 2 heures !

Partagez | 
 

 Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar

› inscription : 21/09/2014
› hiboux postés : 8


MessageSujet: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Dim 21 Sep - 22:37


Marisa Rosier
No matter how weakit is, light will always chase darkness away





nom : Fragiles, fébriles, éphémères sont les fleurs de sang de ta famille. Et pourtant leur éclat est si fort. Elles sont tâchées du sang qu'ont fait couler leurs épines, les fleurs de Rosier prénom(s) : Marisa, la clairvoyante. Helen la solaire Deux noms empreints de magie, de lumière, qui ne sont pourtant que faible lueur dans l'obscurité âge : vingt-six longues années que tu le poursuis, que tu l'admires, que tu l'aimes, sans pourtant te sentir capable de ne pas le haïr nationalité : l'Angleterre t'a vu naître, comme elle a vu naître tes ancêtres depuis aujourd'hui des générations statut civil : Tu voudrais aimer, mais tu ne le peux pas. Tu ne te l'autorise pas. Parce qu'accepter d'aimer c'est risquer d'infiger honte et déshonneur sur tes pères, et t'attirer les foudres de ceux que tu veux pourtant sauver. orientation sexuelle : L'odeur musquée de leur peau, le muscle strié travaillant au travers, leur force, mais aussi leur délicatesse. Leur manière de cacher des sentiments que tu t'amuses à débusquer, de s'imposer à toi alors même que tu pourrais d'un simple toucher les renverser. Celui ou celle qui ne voit pas le charme qu'ont les hommes est plus qu'aveugle, il est mort. nature du sang : Aussi pur que le cristal, et pourtant si écoeurant est ton sang. Source de vie, source de magie, et pourtant source de tant de haines inutiles. Le sang qu'a versé les épines n'a jamais touché les fleurs des Rosiers ancienne maison : Tu aurais voulu pouvoir le suivre jusqu'au bout, entrer la maison Serpentard, mais c'est chez les Serdaigle que t'as dirigé le choixpeau. métier : Le bras armé de la justice, jeune et dangereuse, d'un sort tu arrêtes le danger. Tu es un tireur d'élite particularité / don : Tu aurais souhaité ne pas savoir, pouoir continuer à faire semblant, mais ton nom n'était pas bon présage. Si tu as toujours un coup d'avance, c'est que tu es clairvoyante. Tu as rêvé la douleur de ton frère, et tu t'es promis de l'en sauver baguette : Allongeant de vingt-huit centimètres le bras de la justice, Bois de chêne rouge et plume de Phénix, ta baguette est aussi rigide que tu es déterminée. patronus : De larve chasseuse à carnassière ailée. Ton patronus est la libellule. Celle aux 28 000 yeux. épouvantard : Noyé dans sa propre violence, les yeux injectés de sang. C'est ton frère qui te fais face, le seul être contre lequel tu sois entièrement désarmée, celui que tu dois apprendre à affronter groupe : Tu as rejoint l'ordre du Phénix, contre lui, mais pour lui crédits : Amiante, Carrie, Bazzart
Dévouée
Franche
Confiante
Endurante
Réfléchie
Impatiente
Ordonnée
Bornée
Téméraire
Culottée

for the daily prophet
Tu cherches la faille chez celui qui te fais face, chaque fois. Déformation professionnelle ou recherche d'un contrôle que tu n'as jamais eu l'occasion d'avoir dans ton enfance, que les autres le décident.  Tu parles beaucoup, pour en dire peu. C'est ainsi que tu te protèges, en donnant l'illusion de confier tes secrets. ✽ Ta famille t'effraie, toi qui te trouves au seuil de ce qu'ils pourraient considérer comme une trahison. ✽ Tes sorts, jamais ou presque, c'est la fréquence à laquelle ils fonctionnent. Tu es une bien piètre sorcière dominée par sa baguette. ✽ Lorsqu'un adversaire se présente, alors tu te fais forte. Tu es un terrible adversaire. Rapide, agile, silencieuse. Tu jettes des sortilèges inconnus sans prononcer mot. Une duelliste d'exception, c'est ce que tu es, mais il t'en faudra plus, bien plus, pour sortir celui qui es ta chair et ton sang d'entre les griffes des mangemorts ✽ Tu ne t'autorise pas l'amour, et tu en souffres tant. Coeur d'artichaut, tu fonds comme neige au soleil au moindre sourire de ces Hommes. La douceur qui t'as manquée pendant tes jeunes années, c'est là que tu la recherches. ✽ Tu n'as qu'une parole, tu tiens tes promesses, mais si tu ne les trahis jamais, c'est que tu sais les tourner à ton avantage, jouer sur les mots pour ne jamais avoir à en répondre. ✽ Tu chantes tes joies et tes peines, et c'est ainsi que tu livres les secrets que tu gardes si bien. Depuis toute jeune tu t'égosilles pour ressentir. ✽ Chanter son spleen forge les cordes vocales, et on a vite pris goût au son de son propre organe. Diva des karaoke, voix d'un groupe d'un jour, tu n'as jamais fait carrière dans cet art qui ne t'en passionne pourtant pas moins. ✽ Tu t'y es longtemps amusée et tu ne cherches qu'à recommencer. Tu connais les cauchemars de ton frère, et tu t'es plue à le taquiner. De ta voix aigüe de petite fille tu imitais la mandragore, dans l'espoir de lui arracher un sursaut ✽ Malgré ton talent tout à fait discutable, et malgré les moqueries, c'est avec le sourire que tu repenses à tes années d'école. ✽ Tu grignotes quand tu t'ennuies, tu aimes un bon repas, tu avales tes peines amoureuses. Tu as de gros problèmes avec la nourriture, et cela c'est déjà marqué sur ta taille. Heureusement tu es sportive, et tu as su chasser les rondeurs, mais tu es ressortie marquée par cette expérience. Tu hais cette sensation de mollesse, de fatigue qu'emmène le surpoids, ce n'est pourtant pas ce qui t'empêche de continuer dans tes excès.



- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -


que pensez-vous de la valeur du sang ?
Hérésie qui ronge la surface du monde. Haine qui sépare les familles, c'est tout ce qu'apporte le sang comme l'entendent les sorciers. La différence entre sang-pur et moldus, bien sûr que tu la vois. Le sang de certains porte la magie, mais n'étais-ce pas cachée dans ce don qu'une responsabilité de plus ? Un devoir que vous aviez d'aider ceux que votre magie pouvais sauver ? Idéaliste, tu l'as été et tu le seras toujours. Parce qu'à tes yeux le racisme ne fais que détruire. Sorciers ou Moldus, vous étiez tous des Hommes, des homes qui ne faisaient que se haïr alors qu'ils sont capables d'aimer. Plus d'une fois tu as cru aimer un Moldu, et plus d'une fois tu as dû, comme nombreux autres, abandonner celui qui faisait battre ton cœur, pour votre bien à tous les deux. Tu ne veux pas de ce monde, tu veux un monde libre.


behind the mask
prénom / pseudo : Maxime / Skayles âge : 17 ans région : la Guadeloupe c'est chaud ! disponibilité : En général le week-end, mais je fais des efforts dès que je peux ! avatar choisi : Christina Perfect Aguilera











Dernière édition par Marisa Rosier le Lun 22 Sep - 0:30, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

› inscription : 21/09/2014
› hiboux postés : 8


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Dim 21 Sep - 22:38


Chasing a memory of the future
Get away from a vision of the past






Les sombres épines des Rosier peuvent sembler dissuassives aux yeux des êtres de chair du règne animal. Leur retoudable poison endoloris les chairs que les épieus ont mis à nu. Toxine aussi virulente que sa fleur est éclatante. La progéniture voyant le jour au sein des Rosier est un bijou d'une rare pureté. Toi Marisa, perle d'onyx supplémentaire sur les fils de ce collier, comme chacune de tes comparses, tu te fais un devoir d'être aussi reluisante qu'une nuit sans étoiles.
Petit bouton de rose déjà, c'est à travers le passé que tu conçois ton futur. Ce sont les histoires de tes ancêtres qui guident tes pas. De ceux qui ont péri au combat comme de ceux qui sont retournés à la poussière, certains des mages noirs de légende. Il fait bon être protégé par les ronces, préservé de la bourbe et de la fange, des aggressions de ce monde si bas, par les les attentions des plus talentueux des jardiniers. C'est dans cette philosophie que tu devrais grandir, c'est ce qu'ils pensent tous ces manants, ces jaloux que tes ancêtres regardent de haut. Peu d'entre eux savent seulement le poids d'un nom plus grand que soi.




Si la famille a conservé ses titres de noblesse à travers les années, c'est qu'elle règne d'une main de fer sur elle-même avant tout. Espérances démesurées de parents à la magie plus puissante encore chaque génération nouvelle, c'était là le tribut des nés de la fleur de l'amour. Vivre sous le régime tyrannique d'un aïeul dictateur, soumis aux apprentissages des sorciers avant même de savoir prononcer le mot magie, alors même que tu savais voir l'amour dans leurs yeux, toi maladroite enfant, blonde innocence, tu ne te sentais pas à l'aise. Tu ne te sentiras jamais à l'aise, perle nacrée parmi celles d'ébènes, si ce n'est dans les bras d'un frère, de deux ans ton aîné, qui avait connu tes peines sans déjà les avoir oubliées.




Ton frère aîné,ce mystérieux personnage. Celui qui faisait front pour deux alors que tu te réfugiais dans son dos. Celui que tu admirais à travers ses inombrables défauts, que tes cils en minuscules balais animés de tes yeux larmoyants chassaient vers l'horizon. Un grand-frère dont tu te plaisais à habiter l'ombre, confortable abri d'obscurité, protection de fortune face à l'ouragan que sont les mots de tes parents. Lui savait les encaisser sans ciller. Il recevait chaque claque, tendait à tour de rôle ses joues, s'abreuvait du tartare d'insultes, toujours plus crues sans jamais fermer l'oreille. Il était ton héros, parce qu'il assumait ta propre maladresse mieux que tu ne le ferais jamais, et s'il pleurait dans un sommeil qu'il ne trouvait pas, ce n'était que pour toi. De ta voix d'enfant tu lui chantais des berceuses, d'un mot que tes lèvres apprenaient à prononcer tu faisais un strident cri, que vous si petits appeliez une mélodie. Tu le plongeais dans la catatonie pour finalement t'allonger contre lui, nuit après nuit. Bercé par son ombre tu fermais les yeux et insufflés en toi par sa peau te venaient des rêves. Des rêves d'un lendemain plus beau, des cauchemars d'un passé douloureux, mais jamais tu ne te réveillais, parce qu'il y était, et que tant qu'il s'y tenait debout, aucun des démons de la nuit ne te tirerais de ton sommeil.




C'est bras dans les bras que vous grandissiez, ton adulé frère et toi. Vous étiez seuls contre le monde, seuls contre votre famille qui vous voue un culte malsain. Vous êtes aimés d'un amour empoisonné et ton cœur bat trop vite. La toxine brûle ton corps de l'intérieur chaque jour un peu plus, et chaque seconde qui passe ce malaise se fait plus intense. D'autant plus intense que tu es la seule, que ton frère s'accomode des toxines, s'en sort plus fort, plus grand, plus protecteur. Chaque instant voit ta lumière s'effacer un peu plus dans son ombre et chaque nuit tes berceuses se font de plus en plus belles. Chaque nuit tu apprends à plier un peu plus ta voix à ta volonté dans des chants qui se font pourtant de plus en plus moroses. Tu es une enfant du présent, effrayée par son passé, et pourtant sans rêves aucun, sans promesse d'avenir. D'un avenir que pourtant plus d'une fois contre ton frère, tu as su déceler, sans que ta mémoire infantine ne puisse l'analyser. Déjà-vu qu'ils disent, déjà-vécu qu'ils racontent, ce n'était que trop vrai dans ton cas, mais toi, tu ne le savais pas.




Avec l'âge croissant raccourcissent les années, triste vérité de la psychée humaine, et pourtant ta vie n'a jamais été aussi lente, aussi vide. Ton frère que tu as trop chéri s'en vient à t'échapper, à lier ses premières camaraderies, à vivre ses premiers jours dans l'illusion d'avoir pu s'extirper au dehors du cocon familial, alors seulement qu'il en tend les incassables fils, toujours mûs par les fantômes d'ancêtres marionettistes émérites. Il t'a inconsciemment livrée aux loups, abandonnés aux éclats de cristal qui courent dans ton sang, qui te griffent les veines. Tu devrais à partir d'aujourd'hui enfin travailler à assumer ton statut d'héritière de ces mages noirs. Sens comme leurs baguettes vibrent sous ta main, sens la puissance de leur magie. N'est-ce pas enivrant que d'avoir dans ta main d'enfant tant de puissance ? Qui d'autre qu'un Rosier pouvait goûter à la magie avant d'être en droit de la pratiquer, avant ses onzes ans, avant même les onze ans de son aîné ? Tous les enfants dont tu enviais la place. C'est ta réponse. Les baguettes de tes ancêtres te détestent, elles te soufflent des injures en silence, dans une langue que tu ne saurais décrire tant elle est infâme. Systématiquement tu lâches les armes que l'on te met en main, cherche à t'en débarasser de toute la force de ton bras, et ce, même devant tes désemparés géniteurs, accusant le coup, déchargeant l'énergie acquise de leur panique en jurons et en cris, en insultes et en morales. Tu les déçoit Marisa, une fois de plus. Ils disent que tout s'arrangera avec ta propre baguette, sans entièrement y croire, mais ils attendent sagement, le jour où leur fille prouvera qu'elle est réellement une Rose.
Seule, de plus en plus seule. Tu affrontes tes démons en mercenaire sans seigneur depuis qu'il est parti. Ton frère est désormais sorcier de Poudlard, loin des yeux mais toujours dans ton cœur. Tu ne saurais expliquer comment, toi qui ne connais rien, mais tu sens son cœur battre, tu vois chacun de ses battements de cils, tu es assise à sa place dans le Poudlard Express. Inconsciente de la transe dans laquelle tu es enfermée, tu bois la même eau que celui qui porte ton sang, tu marches dans ses pas, tu vois l'entrée de l'école de magie, tu subis avec lui la décision du choixpeau. Ton regard se dirige vers le sang froid des Serpentar, marche vers tes camarades au sang purs, et tous vous vieillissez, sous la cascade de sable que crache un sablier brisé par la folie. Les crocs des vipères s'échappent de leurs étuis, et le poison traverse la peau de celui que tu reconnais comme l'image de ton frère. Le corps vieilli de ton égal de chair et de sang se tord sous la douleur, il hurle, il crie à la mort, t'appelle à l'aide toi sa sœur absente qui ne peux plus rien. La marque se referme contre son poignet, pour changer à jamais son regard, pour éteindre l'étincelle que tu y voyais. Il vient d'entrer l'académie, et tu as déjà perdu ton frère aux crocs des mangemorts, son futur a désormais rejoint les spectres de votre passé.
 C'est un dernier sourire carnassier qu'il t'adresse avant que la rêverie ne se dissipe, monde fictif evanescent sur un présent qui ne lui ressemble que trop. Une figure si semblable à celle que tu viens de quitter, ton aïeul se tient devant face à toi en prédateur, t'exposant sa dentition trop blanche, trop acérée pour un homme de son âge, il sait que tu ne sais pas savoir ce qu'il ne sait pas. Il n'a que trop d'expérience cet homme sans don pour ne pas reconnaître la transe qu'est l'état divinatoire. Il ne t'a pourtant jamais demandé ce que tu as vu, s'est intéressé à toi plutôt qu'à ta psychée. Il a desserré la poigne de fer qu'il tenait sur toi, pour mieux t'observer évoluer seule, pour mieux se délecter de la vision de ton corps se tordant, se repliant sur lui-même, chaque nuit exposé à ce même cauchemar. La vue de ton frère en souffrance, d'un homme qui ne t'était qu'amour devenant un monstre.
Ce n'était qu'un cauchemar, des balivernes que te crachaient ton imagination pour exprimer le vide qu'avait laissé son départ, l'enfer qu'étais ta vie alors que tu étais la nouvelle aînée, soumise sans procès à la dictature, et pourtant ça semblait si vrai, ça semblait d'autant plus vrai que le mot divination devenait de plus en plus récurrent entre les lèvres de tes parents, que le mot futur s'échappait de plus en plus souvent des discours de ton aïeul. De ton nom suivait le futur, de tes racontars suivaient la mention d'un oracle. Tes démons connaîtraient-ils réellement un jour les joies de la vie Terrestre ? C'est cette pensée qui t'empêchait maintenant de dormir. La peur d'en créer de nouveaux, des maux supplémentaires qui risquaient d'accabler ton monde. Tu ne dormais plus ou presque, ta peau de neige fondait face à ta famille, les flammes de ton enfer. Et un jour alors ils te l'ont dit. Parce que leurs soupçons avaient enfins étés éclaircis, parce que les histoires que tu leurs racontait, ils avaient pu les voir se dérouler sous leurs yeux. Ils t'avaient appelé oracle, douée de voyance, capable de prédictions. Enfin quelque chose chez toi faisait leur fierté et aurait fait la tienne, si tu n'avais pas su à qui tu avais affaire. Les Rosier, cette famille si renommée de grands acharnés, tu ne serais pas digne de ton nom tant qu'à défaut de te prouver magicienne précoce, tu ne savais pas prédire aussi bien que tu respires.
Les nuits s'enchaînaient, et le fantôme de ton frère se tordait toujours de douleur en songe. Ce n'était plus un cauchemar, c'était devenu une prédiction. La prédiction qui guiderait ta vie, ta raison d'être celle que tu es. Cette prédiction fût la seule que tu gardas secrète toutes ces années, ta seule vision majeure parmi les illuminations les plus banales, les courts flashes que ton corps sollicite pour éviter les coups et blessures, injures et tortures qui t'attendaient dans l'échec. Cette prédicition et seulement celle-ci serait le fil conducteur de ta vie, à partir de maintenant Marisa, tu avais un but. En ce jour tu appris pourquoi perle blanche tu avais été déposée parmi celles d'ébène. En ce jour tu t'appris martyre. C'est sur toi que reposait le changement, le futur tout entier. Tu sortirais les Rosier d'entre leurs ronces, à commencer par ton frère, Elias ne devais pas souffrir, il n'en avait pas le droit.
Une résolution ne changerait pas ta nature, le petit ange maladroit que tu étais autrefois est toujours le même, fragile bouton. Toutefois ton calice menace de se briser et tes pétales dardent à travers ses entailles. Capable d'endurer le pire pour enfin trouver le meilleur. Nouvelle philosophie pour une nouvelle vie, une vie de magie. La tête haute tu émergeais enfin de l'étouffant cocon familial pour suivre les traces de ton frère. Bientôt tu battrais le pavé de Poudlard pour y mettre en pratique ce que tes parents avaient déjà tenté de t'inculquer. Peut-être trouverais-tu là bas enfin utilité à ce gavage psychologique. Une dernière étape se dressait devant toi, le choix de la baguette. Non pas le choix de baguette, parce que ce n'était non pas à toi de choisir l'objet qui te conviendrais, mais à l'objet de décider de son propriétaire. Tu étais pressée d'en finir, tentais de te saisir de chaque morceau de bois, et tous te repoussaient, les uns après les autres. Tu connaissais les bois et leurs propriétés, tu savais à quel point les cœurs pouvaient être doux comme retors. Ta famille ne t'avait que trop bien averti, et pourtant tu allais à l'encontre de leurs attentes. Toi enfant fragile et impatiente tu jetais ton dévolu sur les baguettes les moins exigeantes, cherchant à pour une fois imposer ta dominance sur quelque chose d'autre que toi-même. Même les baguettes les plus assujetties arrivaient à te fuir, de honte sois-tu couverte.Paniquée dans cette forêt de branches ensorcellées, à la recherche de ton bâton de berger, tu pries au miracle à un Dieu que tu ne connais pas, seulement pour t'en vouloir de ne pas t'être adressé au divin plus tôt dans ta vie. Elle s'accapare ton regard telle une évidence, elle te murmure des charmes qu'elle semblat avoir tu pendant des siècles, et tu ne peux qu'ouvrir ton calice face au sain Graal, ton fragile enfant, tu laisses la branche de chêne rouge s'emparer de ta magie, joues avec elle désormais prolongement de ton bras, ta baguette t'a trouvé.


« Chêne rouge et plume de Phenix... C'est une bien belle baguette que vous avez entre les mains... Attention ma petite, elle a beau être jolie, ce n'est pas l'une des plus simples, il te faudra sûrement beaucoup de temps pour l'apprivoiser. Ne perds pas courage. Bats-toi ! »


Tu observes l'artefact dans un mélange de joie et de crainte. Enfin tu possédais l'arme avec laquelle un jour venant, tu délivrerais Elias d'entre les mains des mangemorts. D'abord tu sauverais Elias, puis tu sauverais ta famille. Tu les sortirais du fanatisme dans lequel ils se sont enfermés, tu leur extirperais les naseaux de la pureté d'un sang qui les noie. De là ils te soutiendraient, vous les Rosier, deviendriez des piliers de la lutte contre le racisme. Tout partirait de toi, perle nacrée parmi les sombres billes d'ébène. À Poudlard tu trouverais enfin des alliés. À Poudlard, tu retrouverais ton frère que tu n'as plus que trop peu l'occasion de côtoyer.
Seule. Et en colère. Tout le temps que tu avais passé éloigné de lui t'avais fait oublier à quel point tu étais plus timide que ton aîné, et surtout, tu avais volontairement fait impasse sur les deux années d'avance qu'il avait sur toi dans cet établissement. Même fulminante tu ne pouvais que te blâmer toi même. Qui étais-tu pour croire qu'il aurait abandonné toutes les relations durement tissées avec ceux de son âge, pour recommencer à te surprotéger. Le manoir Rosier est loin derrière, loin même des rails qu'a emprunté le Poudlard Express. Tu n'avais pas besoin de lui ici, et il le savait. C'est à ton tour d'éclore. Il restera toujours ton frère, il sera toujours là quand tu en auras besoin. Seulement tant que tu étais libre, tu devrais profiter de la place pour ouvrir tes ailes. Mais tu n'étais pas prête. Si pendant tous tes précédents voyages tu avais dû faire avec les enseignements et reproches de tes parents, le silence dans lequel tu t'es enfermé dans ce voyage vers la magie n'en fut que plus pesant sur tes frêles épaules. Te plaindre d'une solitude que tu ne mérites pas, observer les autres enfants et adolescents évoluant à tes côtés, regarder ton grand frère rire auprès de ses camarades, dormir, réfléchir, imaginer. Tu as fait de ce voyage une longue méditation, moment d'introspection dont tu n'es tout compte fait pas mécontente, lorsqu'enfin tu quittes les rails et pose le pied vers le futur.
Passage obligatoire pour vous les néophytes, soumission à l'implacable jugement du plus grand des décideurs. Il accomplis le destin en brisant vos rêves, l'insupportable choixpeau. Dans un monde où les objets dominent sur les Hommes, le choixpeau était le maître. C'est sans cacher ton excitation que tu poses le culotté vêtement parlant sur ta tête, essaie dans un élan de vantardise de le berner, de lui communiquer ta propre décision, rejoindre ton frère à Sepentard.


« Mhmm, c'est qu'elle n'est pas sans me rappeler quelqu'un cette petite. C'est qu'elle est aussi mal lunée que la vieille McGonagall. »


Le temps passe, lentement. Trop lentement. Ton cœur se serre alors que les minutes s'écoulent, et que le bout de tissu presque sénile baragouine d'indescriptibles réflexions, toujours juché sur ta tête blonde.


« Elle pourrait faire une excellente Gryffondor... mais quelque chose ne colle pas... »


Tu as cru entendre le nom de Gryffondor, et ce n'est pas celui que tu voulais. Chapeaufloue, tu espères que son avis change encore une fois, tu fermes les yeux. Tu veux ton grand-frère.


« SER... oui ! ...DAIGLE...Non ! »


Même écartée de lui, dans l'impossibilité de physiquement l'écarter de la menace que tu as entrevue, tu n'arrives pas à en vouloir au Choixpeau. Parce qu'il avait raison. Si seulement la pression parentale n'avait pas étée présente. Si ton frère n'avait pas été menacé, tu aurais volontiers choisi de devenir l'une des érudites de Serdaigle. Les connaissances ne te manquent pas. Ta famille ne t'en a appris que trop, mais tu ne t'en satisfait tout de même pas. Tu n'apprécies pas leurs méthodes, trop extrêmes à ton goût, mais tu aimes savoir et comprendre. C'est ce que le Chêne Rouge a apprécié chez toi. Tu es une fine analyste.
Le manoir Rosier et Poudlard étaient deux mondes radicalement opposés. Ici tu étais finalement à l'aise, dans un monde qui t'étais agréable. Tu t'es surprise à être tirée hors de ton silence par tes camarades. Ici tu appartenais à un groupe qui te soutenais et que tu pouvais soutenir en retour. Ici tu étais lumière parmi les étoiles, accomplissant sa révolution sur le firmament. Tu n'avais pas à te cacher, tu n'avais de toute façon pas d'ombre dans laquelle te dissimuler. Tu évoluais enfin, et avec toi grandissait ta voix, libérée de la peur et de la tristesse, explosant aux oreilles d'une assemblée jetant incessamment de la poudre au feu. Poudlard était une des grandes merveilles de ce monde, tu voudrais en profiter encore plus, mais tu y étais avec une mission dont tu t'étais promise de sortir victorieuse, et tu n'étais encore que trop maladroite. Beaucoup trop peu douée pour y parvenir.


« Alors Miss Je-sais-tout Rosier, on a du mal avec sa potion ? »
« Fiches-moi un peu la paix. Occupes-toi plutôt de la tienne ! T'as encore oublié un tiers des ingrédients. »
« C'est qu'elle est toujours la première à les rassembler. C'est qu'elle est un génie de la théorie. Elle connaît tout sur tout notre petite Marisa. »
« T'avais qu'à demander à tes parents de te l'apprendre aussi si tu voulais savoir. »
« Dommage que notre pauvre petite Marisa ne sache pas se servir de sa baguette. Oh, c'est qu'elle à rassemblé tous les ingrédients, elle va devoir dire la formule ! Tous aux abris ! »


Ils t'agaçaient ces enfants de Serdaigle avec leurs airs supérieurs. Tu en sais autant, plus qu'ils n'en sauront jamais et pourtant tu n'arrives jamais à rien. Une fois ta baguette sortie de son fourreau, tu es plus à craindre que le plus féroce des dragons. La plus innofensive de tes potions d'apprentie est une bombe à retardement, tes enchantements t'échappent et se corrompent, ta baguette se joue des formules que prononcent tes lèvres. Elle agit à sa guise. Tu les fais bien rire les érudits de Serdaigle, toi qui sait tout sans jamais rien réussir. Tu leur en veux d'ainsi se moquer de toi, mais tu le leur pardonne, parce que tu es toi aussi terrifiée par ta propre baguette. Tu brandis timidement la branche de chêne taillée par dessus le chaudron inerte, prononce l'enchantement, tourne le poignet et attends. Protèges de tes mains nues ton visage, prête à voir exploser le breuvage. Rien, pas d'explosion, aucun bruit, tu attends toujours... trop longtemps. Les flammes se déclarent dans le récipient, en dévorent le contenu jusqu'à la dernière goutte. Si les flammes ont bu ta potion, ce sont les rires de celui qui avait aujourd'hui lancé les moqueries qui te dévorent. C'est trop pour toi.


« Tu peux la rendre ta baguette, tu seras plus efficace sans ! »
« J'y peux rien si ma baguette a un cœur plus difficile à maîtriser qu'un imbécile de crin de licorne inutile ! »
« Redis-le pour voir ? »
« Imbécile de crin de licorne soumis à un sorcier encore plus stupide que lui ! »
« On va voir laquelle de nos deux baguettes est la plus stupide ! »
« Quand tu veux ! »


Les baguettes se lèvent là où elles ne devraient pas. Tu as soit trop mal, soit trop bien choisi ta cible. C'est le premier de classe que tu viens de défier. Il porte les espérances des professeurs, et le respect de votre classe. Tu viens de provoquer en duel le plus hardi des Serdaigles, tu te prépares à être ridiculisée, et punie pour avoir enfreint les règles, mais tu te battras jusqu'au bout pour prouver que toi aussi la magie coule dans ton sang. Tu te battras... du moins tu te serais battue, si seulement votre professeur ne s'était pas interposé pour arrêter cette mascarade.


« Calmez-vous un peu vous deux ! Vous règlerez vos différents plus tard. J'y veillerai personnellement. »
 
Un gong fictif retentit alors que sonne l'heure fatidique. Tu fais face à l'origine des railleries qui t'avaient poursuivi durant de longues heures. Les regards des adversaires se plissent dangereusement l'un dans l'autre à la recherche d'une faiblesse. La bataille de l'intimidation commence et tu sais pertinemment que tu ne pourras pas la gagner. Votre duel a été fait officiel, et la foule s'est rassemblée. Il part favori, porté par la clameur générale, alors qu'à nouveau tu te retrouves avec le silence pour seul allié. Ainsi soit-il, tu n'en éprouverais aucune honte. Ils peuvent te huer tant qu'ils veulent, tu ne perdras pas. Tu as décidé que tu gagnerais. Comment pouvais-tu un jour sauver un homme des mangemorts si tu n'étais pas ajourd'hui capable de vaincre un apprenti sorcier ? Tu leur montrerais à tous, à quel point tu es forte. Galvanisée par l'excitation générale, pour la première fois de ta vie dans un tel état de concentration, tu oses finalement placer confiance entière dans ta baguette. La considérer comme le prolongement de toi-même qu'elle est. Et alors que le signal est lancé, tu est fin prête.


« EXPELLIARMUS ! EXPELLIARMUS ! EXPELLIARMUS ! »


Les sorts fusent à travers les airs et sifflent près de ton oreille. Jamais tu ne l'aurais imaginé si virulent au combat, jamais tu n'aurais imaginé n'importe qui se battre ainsi. Presque paralysée de stupeur, tu évites de peu les projectiles qui te pleuvent au visage. Il faut que tu reprennes tes esprits, impérativement, tu ne peux plus courir, tu es acculée. Il faut que tu réagisse, alors entre les tirs, tu tentes ta chance. Trois mouvements d'une rapidité exceptionnelle. Tu tranches l'air de ta baguette comme tu l'aurais fait d'une épée dans la chair. Puissance, précision et rapidité. Telles étaient les exceptionnelles qualités de ta baguette, pour peu que tu lui accorde ta confiance, que tu fasses preuve de réelle conviction. Tu veux le battre, rien d'autre n'importe, alors tu t'improvises une offense des sorts que ta famille t'a offert de voir en action. Tu n'as pensé qu'aux effets, pas à la réalisation. L'autre sans défense reçoit ta magie en plein cœur.
Stupefix. Petrificus totalus. Incendio
La boule de feu traverse dangereusement les airs en direction de la statue humaine sur le point d'être réduite en cendres. La chaleur extirpe la sueur à même la roche, tu lis la terreur dans les yeux de ton adversaire, la stupéfaction dans les yeux de votre professeur, et l'émoi se fait hurlement dans le public. Tu tournes le poignet, baguette pointée vers elle, et la boule de feu explose en une gerbe dorée, léchant timidement les joues de ton adversaire, les marquant de ta victoire pour sûrement quelques jours. Virtuose des incantations informulées, toi dont la baguette était inutile lors de la confection de la plus banale décoction. Vivifiée par l'adrénaline, tu t'es découverte femme d'action.
Toujours sans un mot, le visage encore fermé, tu quittes l'arène, retrouves tes quartiers. De nouveau demain tu serais l'énergique Marisa, celle que même sa funeste quête ne peut empêcher d'aimer Poudlard, mais pour un soir, tu devais te retrouver, et réaliser ce que tu venais d'accomplir. Tu es réellement douée quelque part. Tu peux le faire Marisa, tu peux le faire.Ta baguette pouvait être un monstre d'égoïsme tant qu'elle le voulait, mais tu t'étais prouvée capable de le dompter. Rien ne peux plus t'arrêter, si ce n'est ta maladresse. Malheureusement rien n'allait comme prévu, et si ta notoriété montante de duelliste faisait taire les railleries, tu n'en devenais pas une meilleure potionniste. Si une fois plongée dans l'action tu excellais, brillait par ta manière d'aborder les cours de défense contre les forces du mal, si tu rivalisais en duel avec tes aînés, et même si la passion de ton frère pour le Quidditch avait fait de toi une voltigeuse plus que décente, tu ne t'en trouverais pas moins incapables de monter les échelons de Poudlard si tu ne présentais pas un niveau décent dans les autres matières. Tu ne pourrais jamais prétendre à graduer si tu n'étais pas capable d'incanter le plus simple des sorts en dehors d'une situation de combat, et ça tous tes professeurs se sont attelés à te le faire comprendre. Si seulement ils avaient été les seuls.
Tes parents sont déçus. Animés d'une fierté incommensurable, et déçus à la fois. Ils ont eu vent de tes hauts faits d'arme, mais aussi de tes grands échecs, face auxquels ils désespèrent de ne rien pouvoir changer. Las de n'avois aucune influence sur ton apprentissage de la magie, c'est à ta psychée qu'encore une fois ils s'attaquent. Ils te mettent les artefacts entre les mains, te pressent et t'opressent, forcent ta concentration, pour finalement poser leurs griffes sur ton point sensible. Les batailles, les duels, la vitesse de ton balai, tu fonctionnes à l'adrénaline, c'est seulement sous le danger que ta magie révèle son immense potentiel, et c'est sous le danger qu'ils allaient t'apprendre à voir venir le danger. Les sorts pleuvent autour de toi, toujours plus rapidement, et bientôt tes seuls réflexes de gamine ne te suffiront plus à éviter la mort. Tes parents prendraient-ils réellement le risque de t'offrir à la faucheuse, tu es profondément convaincue que oui, alors tu retardes la sentence, du mieux que tu peux.
Chaque année différente tout en étant la même. Tes forces s'aiguisent et se font plus fortes, tandis que tu t'écroules toujours un peu plus face à tes faiblesses. Tu termines chaque année juchée sur un fil, tirant ton bagage à la force de tes qualités. Tu grandis Marisa, et tu connais maintenant ta baguette comme toi même. Pourquoi as-tu donc toujours tant de mal à appliquer une théorie dont tu connais les moindres coutures ? Tu désespères tant de tes échecs que tes maigres progrès sont vites oubliés. Ces quelques sorts du quotidien que le bout de bois retors accepte enfin de te voir exécuter ne te sont plus récompense suffisante, ils ne l'ont jamais été. De plus en plus souvent tu oublies ta quête, abandonne l'espace d'un instant l'espoir que tu as nourris tant d'année sans jamais qu'il n'accepte de grandir. De plus en plus souvent tu envies les moldus, que ton âge avançant plutôt que tes parents t'autorise à aller fréquenter. Les inventions moldues sont tellement fascinantes. C'est dans le métal et l'huile qu'ils forgent leur magie, eux dont le sang est selon tes pairs si impur. C'est chez eux que tu viens lorsqu'enfin ton tyran d'aïeul accorde répit à la devineresse, et pour eux tu chantes, eux qui plus encore que tes camarades de Poudlard, apprécient ta voix. Des personnages de légende au même titre que l'était Dumbledore, c'est qui était à tes yeux le moldu ayant inventé le Karaoke, les premiers chanteurs Soul, les piliers de la musique de ce monde. Les sons de ce côté de la barrière étaient tellement plus vivants, tellement moins moroses, et plus d'une fois la fascination que tu as pour leur musique s'est transposé sur l'interprête, plus d'une fois tu as dû t'arracher à tes sentiments au nom de ton sang, au nom du secret, au nom de la vie des hommes qui t'ont attiré.
C'est en rêvant du monde des hommes que tu as fait ta dernière rentrée à Poudlard. C'est au moment des au-revoir que tu t'étais rendue compte à quel point les traits de ton frère avaient changé avec le temps, s'étaient durcis, marquant son entrée dans l'âge adulte, son entrée chez les mangemorts. Le temps t'étais désormais compté, et tu l'utiliserais à bon escient. Plus que jamais tu devais te surpasser, parce que tout se jouerait bientôt, et que ta manche devrait être parfaite. Plus de vacances, plus de fêtes, plus de loisirs, tu étudiais. Sollicitée par les professeurs eux-même, avat que tu puisses formuler la moindre demande. Si tu étais capable de prédire l'avenir, alors tu n'étais pas la seule entre ces murs. Acharnée à cultiver un sol infertile, traversant un roncier qui ne ferait jamais de fruit, presque la risée de Serdaigle, tu vivais un immense cours de rattrapage, enfermée entre les potions que tu as souillé et le silence. Pourtant tu n'étais pas seule. Il était dans le même cas que toi. Un autre élève, prodige d'une discipline et autrement cancre, un autre sorcier entiché d'une baguette qui bien que puissante, savait se montrer plus vilaine encore que les harpies. Celui que tu as entendu nommé Perseus n'était pas de ces personnes qui aiment parler, et même les longues heures passées à faillir ensembles à vos préparations ont échoué à vous rapprocher. Tu aurais voulu savoir quels démons pouvaient bien le clôturer dans une telle attitude. Tu aurais voulu pouvoir penser la peau et l'esprit qui semblaient si doux derrière son attitude chélonienne. Les heures t'ont apporté le silence, et les jours sa haine. Il ne te supportait pas toi qui posais des questions plutôt que de tranquillement t'enfoncer avec lui dans ta médiocrité. Il te haïssait toi qui chantait la pluie dans une salle dont vous étiez les seuls maîtres. Il ne t'a apprécié que pour quelques minutes, lorsque l'orage a grondé au dehors, et que sa phobie s'est réveillée. Quand il s'attendait à ce que tu te moques d'une peur que seuls les enfants en bas-âge témoignent toujours, tu lui as parlé, comme à un ami. Pendant la minute où vous vous êtes aimés, il ne t'en a que trop dit. Ta main sur son épaule, tu l'as entendu faire l'histoire d'une famille plus sévère encore que la tienne. D'un père meurtrier et d'un enfant dévasté. Seulement son histoire ne s'est pas arrêtée aux mots, et quand il s'est tu, il a commencé à courir. Il a couru à travers le temps, toujours immobile sous ton épaule, et plus que jamais il a souffert. Comme ton frère, sous le sceau des mangemorts. Ta quête s'annonçait aujourd'hui plus hardue encore.
Tu observes ton frère à la poursuite du vif d'or. Tu l'encourages aussi chaleureusement que ton corps engourdi par l'idée de le voir souffrir te le permet. Depuis bien longtemps tu ne l'as pas aussi finement observé, et plus tu le vois plus tu t'effraies de ce visage. Les années ont transformé l'enfant maladroite en une accomplie jeune fille, et si la maladresse ne se soigne pas, les paillettes qui emplissent le regard d'un chérubin ont vite fait de disparaître. Sans les paillettes, celui qui t'avais toujours protégé ne ressemblait que trop à vos ancêtres, et si aujourd'hui encore il t'aimait, la hargne que tu lui lisais au front te conduirait presque à refuser cet amour. Tu t'en veux Marisa. Tu t'en veux de laisser ton cœur s'éloigner, parce que tu sais que quelque part en lui se cache toujours celui qui avait fait front contre vos parents, qu'il te suffisait d'aller le chercher pour le retrouver. C'est ce que tu ferais dès que la fin du match serait annoncé. Tu l'as cherché et tu l'as trouvé. Voilà ton bien-aimé grand frère dans toute sa splendeur. Abattant poings et pieds dans une douce vengeance contre un adversaire qui ne lui avait fait que peu de mal, sans l'intention de blesser. Déçue devant l'image d'Elias heureux d'infliger la douleur, déçue d'apprendre de ses compagnons que c'était le lot quotidien de ses adversaires depuis maintenant bien longtemps, ta vision prend un tout autre sens. Elias appartiendrait aux mangemorts parce qu'il l'avait choisi. Ce n'est pas à la peur qui se mêlait à la douleur dans son regard, ce n'était que pur sadisme. Pendant l'espace d'une seonde tu as haï ton frère, mais cela t'a suffi pour prendre ta décision. Tu reprendrais ton frère par la force. Tu lui prouverais que les arts sombres ne détiennent pas la toute-puissance. Toi sa sœur, tu rejoindrais secrètement l'ordre, pour qu'un jour, tu puisse affronter ton aîné, et le vaincre. Ton aîné, le seul être contre lequel tu ne peux encore te résoudre à lever ta baguette.
Justice, c'est le mot qui te perce les yeux depuis maintenant tant d'années. C'est le mot qui t'as ouvert les portes de l'Ordre du Phenix. C'est le mot qui t'as permi de sortir victorieuse du duel contre Poudlard. Presque victorieuse du duel contre ta baguette. C'est le mot qui t'a poussé à renier ta famille. C'est aujourd'hui le mot que tu exerces en tant que tireur d'élite. Une Justice qui t'es bien propre, ta Justice. Lorsque les criminels se font rares, alors tu traques les mangemorts, à la recherche du frère qu'ils t'ont volé. Les années ont fini par te prendre ton innocence, et tu l'as volontiers donnée, en échange de leur vie. Toi, la plus précise des tireurs d'élite, l'une des plus grandes duellistes de ton temps. Que les mangemorts tremblent à l'évocation de ton nom. Jusqu'au dernier tu les anéantiras, jusqu'à ce qu'ils acceptent de te rendre celui que tu aimes. Tant qu'Elias sera entre leurs mains, ils mourront par la tienne, toi, la plus cruelle des Aurors.





Dernière édition par Marisa Rosier le Jeu 25 Sep - 2:16, édité 9 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
order of the phoenix


avatar

› inscription : 28/07/2014
› hiboux postés : 414


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Dim 21 Sep - 23:24

bienvenue petite soeur je réponds à ton mp demain sans faute, je suis trop contente que tu sois là je te conseille de voir avec illana pour un lien, la fiancée d'elias, parce que d'après ce que j'ai cru comprendre, elles se ressemblent pas mal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

› inscription : 21/09/2014
› hiboux postés : 8


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Lun 22 Sep - 0:31

Ah ça, t'inquiètes, j'ai croisé Illana, et je pense qu'on ne va pas manquer de se chicaner toutes les deux !
J'attends les éclaircissements de ton Mp avant de me lancer plus profond dans mon histoire, parce que j'ai beau aimer écrire, je déteste réécrire !
#Fainéant 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
order of the phoenix


avatar

› inscription : 24/07/2014
› hiboux postés : 1877


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Lun 22 Sep - 10:06

Bienvenue sur RAF, et bon courage pour ta fiche !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
order of the phoenix


avatar

› inscription : 01/08/2014
› hiboux postés : 944


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Lun 22 Sep - 10:55

Bienvenue
Il nous faudra un lien puisque la mari de Myra est le frère de Marissa
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
neutral


avatar

› inscription : 19/09/2014
› hiboux postés : 187


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Lun 22 Sep - 16:11

Woaaw bah j'te redis bienvenue hein
Bonne chance pour ta fiche
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
order of the phoenix


avatar

› inscription : 27/08/2014
› hiboux postés : 80


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Lun 22 Sep - 16:14

Première fois que je vois Aguilera sur un fo'! J'aime déjà beaucoup l'originalité!
Bienvenue à toi sur le fo' et bonne rédaction pour ta fiche Darling!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
neutral


avatar

› inscription : 28/07/2014
› hiboux postés : 1059


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Lun 22 Sep - 16:34

Bienvenue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
neutral


avatar

› inscription : 10/08/2014
› hiboux postés : 887


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Lun 22 Sep - 16:48

Bienvenue.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
neutral


avatar

› inscription : 06/08/2014
› hiboux postés : 156


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Lun 22 Sep - 21:29

Bienvenue & bonne continuation pour ta fiche :)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

› inscription : 21/09/2014
› hiboux postés : 8


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Jeu 25 Sep - 2:18

J'ai terminé !
Et wala o/ Je sens que je vais en prendre plein la gueule moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
neutral


avatar

› inscription : 20/09/2014
› hiboux postés : 137


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Jeu 25 Sep - 9:32

Tu t'es fail pour ton truc terminé x)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
neutral


avatar

› inscription : 07/09/2014
› hiboux postés : 46


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Jeu 25 Sep - 10:10

On va mettre Elias sur le droit chemin toutes les deux !
(l'espoir fait vivre !)

BIENVENUE LA BELLE SOEUR !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

› inscription : 21/09/2014
› hiboux postés : 8


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Jeu 25 Sep - 10:32

Ehh Ne vous moquez pas de moi ! J'étais fatigué j'ai posté mon message au premier endroit venu. Je m'en vais le déplacer ( mais je vais laisser la preuve de mon incompétence ici quand même ) !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
deatheater


avatar

› inscription : 31/07/2014
› hiboux postés : 81


MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   Jeu 25 Sep - 15:21

bienvenue chez les fifous courage pour la suite de ta fiche et amuses toi bien
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White   

Revenir en haut Aller en bas
 

Queen of Hearts wants her Roses to be red, Too bad this one's staying White

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Chapter 1. Alice & the Queen of Hearts ~
» Cora Mills ♔ Queen of hearts
» Arielle Queen, des années plus tard...
» Les Roses De Versailles
» Le parfum des roses d'hiver

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RISE AND FALL :: les cartes d'identité :: le bureau des admissions-