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 you're my everything › (jp)

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order of the phoenix


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› inscription : 28/07/2014
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MessageSujet: you're my everything › (jp)   Mer 3 Sep - 22:33


you're my everything.

Teddy s'approcha du cadre brisé au sol, se fichant bien de se couper avec un morceau de verre. La photo était dans un état critique, mais elle pouvait encore être sauvée. Il l'osbserva pendant ce qui lui sembla une éternité. Même le sourire maigre de ses parents semblait s'être terni. « Je suis désolé, tellement désolé ... » murmura-t-il en espérant qu'ils puissent l'entendre, où qu'ils soient. Depuis qu'Idryss Avery était entrée dans sa vie, il enchaînait les erreurs, les faux-pas. Elle avait brisé et piétiné ce qui lui était le plus cher, et il avait contre-attaqué en l'embrassant. Qu'est-ce qui clochait, chez lui ? Dans un mouvement de rage, Teddy envoya le cadre voler contre le mur avec force et quitta la pièce, avec une furieuse envie de pleurer toutes les larmes de son corps.

❖❖❖

Le soleil déclinait à l'horizon, envahissant la Terre de ses premières lueurs sombres. Les Ténèbres arrivaient à grand pas, étouffantes, envahissantes. Était-ce une bonne idée de rester ici, maintenant que l'ennemi savait où il se terrait ? Teddy hésita un instant à aller passer la nuit dans son appartement de Londres. Là-bas, au moins, il serait tranquille. Mais bien vite, il fut envahi par un sentiment différent ; celui de vouloir la compagnie de quelqu'un qui lui était cher. Et la personne était toute trouvée : c'était James qu'il voulait. Ted devait s'assurer que son 'frère' allait bien, qu'il avait pu échapper à l'attaque de Gringotts. L'attente et l'ignorance étaient insupportables. Il ne savait pas ce qui était arrivé aux siens, à ses amis, à ceux qu'il considérait comme sa famille. L'Ordre avait du se réunir, mais la présence d'Idryss l'avait empêché de se rendre à l'appartement qui faisait office de quartier général. Teddy prit une douche rapide, se munit d'un jean et d'un tee-shirt noir, ainsi que d'une cape propre. Mieux valait qu'il se promène incognito pendant quelques temps. Il transplana dans le centre de Londres, non loin de l'appartement qu'occupaient James, Lily et Albus. Tandis qu'il en approchait, le jeune homme sentit l'appréhension grandir dans son cœur. Comment les choses s'étaient-elles terminées ? Il se mordit la lèvre et hâta le pas. Teddy gravit les marches, frappa quelques coups secs à la porte mais n'attendit pas qu'on vienne lui ouvrir. Il baissa a capuche, entra et chercha son frère des yeux. « James ? » appela-t-il, paniqué. Ted pria pour qu'il lui réponde. Il fallait qu'il soit là, en vie. Il ne supporterait pas de le perdre, pas lui. James était sans aucun doute la personne à laquelle il tenait le plus en ce monde, une part de lui-même, un morceau de son coeur. Il lui avait donné toute l'affection dont il était capable, puisqu'il n'avait pu faire don de cette tendresse à ces frères et sœurs qu'il avait fantasmés enfant mais que la mort de ses parents ne permettrait jamais. Teddy trouva James dans la pièce voisine. Son cœur fit un bond dans sa cage thoracique : au moins, il était vivant. Il fonça vers lui et le prit dans ses bras avec force. « J'ai eu tellement peur qu'il ne t'arrive quelque chose ! Je ne l'aurais pas supporté. » souffla-t-il, le regard triste.  Ted relâcha son frère et prit son visage dans ses mains pour le regarder. « Est-ce que ça va ? Tu n'as rien ? » Il le scruta sous tous les angles, à la recherche de la moindre petite ecchimose. Il refusait de regarder la vérité en face. Mais ses yeux gris se posèrent finalement sur l'entaille que lui avait faite Idryss, sa signature, sur la joue, bien visible. Cela lui donnait la nausée, il la détestait tellement. Tu me déçois Lupin, je pensais que tu allais accourir plus vite pour sauver ton petit Potter adoré. Tu m’en voudras pas de lui avoir laissé un petit souvenir… Les mots de la jeune femme résonnaient encore dans son esprit. Lui aussi était déçu, se dégoûtait de ne pas avoir été plus rapide. Estimes-toi heureux, j’ai été bonne avec lui. J’aurais pu le crever en moins de deux. J’aurais dû, peut-être… La colère grandit en lui. Comment Ted avait-il pu se laisser aller à l'embrasser et la serrer contre lui, après ça ? C'était une erreur tragique qui ne se reproduirait pas. Elle l'avait manipulé pour quitter les lieux vivante et entière, ça ne pouvait être que ça. Crois-moi que je m’occuperais très bien de lui, la prochaine fois. Non, jamais personne ne toucherait plus jamais à un seul cheveux de James, et surtout pas Idryss Avery. Teddy en faisait la promesse. Celui ou celle qui ferait du mal à son cadet n'était pas né. « Je suis désolé d'avoir réagi si tard, ça n'aurait pas du arriver ... » Par ailleurs, savait-il qui était responsable de ce massacre ? Savait-il qui l'avait agressé ? Ted mourrait d'envie de le bombarder de questions, de le secouer pour qu'il dise tout ce qu'il savait. Mais James était aussi fatigué que lui et ils avaient la soirée devant eux pour discuter. Il relâcha ses joues et regarda autour de lui. Pas de trace d'Albus ou de Lily. Tout était trop silencieux. L'ombre d'une menace constante planait au dessus d'eux ; la guerre ne trouverait jamais de fin. Ils étaient des enfants de la guerre et y tomberaient comme leurs ancêtres avant eux. Pas de répit pour eux, voués à ne connaître que la peur, la mort, et toutes ces choses dont il était las. « Ton frère et ta sœur ? » questionna-t-il, anxieux, tandis qu'il se mordillait de nouveau la lèvre.
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order of the phoenix


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MessageSujet: Re: you're my everything › (jp)   Ven 5 Sep - 10:22


teddy & james
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Cela faisait maintenant un bon quart d'heure que tu avais transplané depuis Gringotts à ton appartement. Ton esprit était extrêmement embrumé et ta vision était loin d'être claire. C'était un miracle que tu avais réussi à transplaner sans te désartibuler. Tu t'étais concentré avant de te déplacer, mais pas autant que d'accoutumée. Tu étais entier, c'était déjà ça. Tu t'affalais sur ton canapé et passais une main sur ton visage déformé. La douleur était encore bien présente, et ta haine envers Idryss Avery encore plus grande que jamais. Si avant tu la détestais, maintenant tu la haïssais, elle était devenue ton ennemie numéro un. Mais ce n'était pas le moment de penser à la vengeance, tu aurais tout ton temps une fois remis sur pieds. Tu réalisas que ton frère et ta sœur, que tu pensais être ici, étaient en réalité absents, sinon l'un deux aurait déjà accouru. Tu étais seul dans ce grand appartement, et le simple fait de te savoir blessé ainsi te fit te sentir extrêmement vulnérable. Tu ressentais de la colère, de la colère d'avoir été aussi faible, de t'être laissé attaqué sans avoir été capable de riposter contre une Avery. Ta main droite toujours postée sur ton visage, tu effleures ta blessure du bout de tes doigts tremblants. Puis une douleur sévère te coupe le souffle, et tu réalises que c'est ton dos qui te fait souffrir, autre séquelle de ton combat à sens unique avec cette femme. Tu relèves lentement ton t-shirt, grimaçant avec douleur. Mais la peau de ton dos est lisse, la blessure est donc interne. Oubliant la douleur, tu tentes de te lever, tu dois te rendre à la salle de bain pour te redonner une apparence humaine. Cependant, la distance qui t'en sépare te paraît extrêmement longue, tu dois d'abord traverser ta propre chambre, et rien que de penser au nombre de pas que tu vas devoir réaliser te décourage. Mais il va falloir te lever, tu penses à ton père, qui a de nombreuses fois été blessé dans le passé, mais qui s'est toujours relevé. Et tu dois le faire pour Lily, pour Albus, pour tous tes proches, tu n'as pas le droit d'abandonner. Tu t'armes du peu de courage qu'il te reste et te lèves difficilement. Chaque parcelle de ton corps te lance, te fait souffrir. Tu fais quelques pas, et ta tête te tourne. Tu as l'impression qu'une symphonie morbide de percussions se joue dans ta tête, ta vision s'assombrit et tu fermes les yeux. Ou plutôt ils se ferment d'eux-mêmes, sans que tu ne puisses rien y faire. Tes jambes flageolent, et cèdent sous ton poids. Tu t'écroules.

Tu ouvres les yeux quelques minutes plus tard, et la douleur dans ton dos te frappe immédiatement, ramenant avec elle les souvenirs des événements de Gringotts. Décidément, ce n'était pas gagné, tu n'étais pas prêt d'atteindre cette fichue salle de bain. Tes idées sont désormais légèrement plus claires, et la porte de ta chambre ne te semble plus si lointaine. Cependant, tu es cloîtré au sol, immobile. Et tu as beau avoir envie de toutes tes forces de te relever et d'avancer, ton corps ne bouge pas, tu es comme paralysé. Tu fermes à nouveau les yeux. C'est dans ta tête, James. Tu peux le faire, à cinq tu te relèves. Un … deux … trois … quatre … cinq. Tu parviens à bouger ta jambe droite, puis la gauche, tu t’assois. En cet instant précis, alors que la douleur te fait toujours autant souffrir, tu remercies Teddy, car tu sais qu'il fait souvent cela, pour se donner du courage et oublier la peur. Car oui tu as peur, peur d'abandonner tes proches. Mais tu es plus fort que tes maux, plus fort qu'Idryss Avery. Tu es enfin debout, tu atteins la porte et t'octroies une petite pause à son contact. Tu fais à nouveau quelques pas, non sans quelques grimaces, et t'assois sur ton lit. Et maintenant ? Tu détestes te l'avouer, mais tu es si faible qu'il va te falloir attendre le retour de Lily ou d'Albus. Tes oreilles bourdonnent, tu te prends la tête dans les mains pour tenter d'arrêter cette sensation désagréable. C'est alors qu'une voix te parvient. Elle te paraît si lointaine, comme dans un rêve. Ton prénom. Puis la porte s'ouvre avec fracas, et une silhouette entre dans ton champ de vision, te fonçant littéralement dessus. Ta vision toujours incertaine, tu ne sais pas qui est ton nouvel agresseur. Mais au contact de vos corps, tu pousses un soupir de soulagement. « J'ai eu tellement peur qu'il ne t'arrive quelque chose ! Je ne l'aurais pas supporté. » Teddy. « Est-ce que ça va ? Tu n'as rien ? » Tu aurais bien profité de son étreinte un peu plus longtemps, elle avait été comme une bouée dans ta mer déchaînée de souffrances. Il attend que tu lui répondes, mais tu ne sais pas quoi lui dire. Tu as mal, tu as envie de le lui dire, que chaque muscle de ton corps te fait souffrir, mais les mots ne sortent pas. Tu te contentes de regarder Teddy, et tes yeux deviennent humides. Il t'a sauvé à Gringotts, tu t'en souviens maintenant. Teddy reprend la parole : « Je suis désolé d'avoir réagi si tard, ça n'aurait pas du arriver ... ». Tu le stoppes immédiatement d'un geste de la main. « Arrête ça tout de suite. Encore un mot d'excuse et je te fais bouffer ta baguette. Tu … tu … merci », balbuties-tu à son égard, ne trouvant pas d'autres mots assez forts pour lui exprimer toute ta reconnaissance. Tu poses une main sur son épaule et le regarde intensément. « Merci », lui répètes-tu, à bout de souffle. Puis tu sens tes forces te quitter à nouveau, tu te sens divaguer, tes jambes sont lourdes. Teddy prononce d'autres mots, mais tu n'en saisis pas le sens. « Je vais avoir besoin de ton aide », lui souffles-tu, tandis que tu poses une main tremblante sur ta joue droite.


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MessageSujet: Re: you're my everything › (jp)   Mer 10 Sep - 5:15


you're my everything.

« Arrête ça tout de suite. Encore un mot d'excuse et je te fais bouffer ta baguette. Tu … tu … merci. Merci.  » La détresse de James effraya Ted qui ne l'avait jamais vu dans cet état. Tout ça à cause d'elle. La prochaine fois, il le jurait, il ferait payer à Idryss ce qu'elle avait fait. Son frère vacilla et Teddy tenta tant bien que mal de le maintenir debout. « Je vais avoir besoin de ton aide. » Il acquiesça. « Attend, assied-toi là. » souffla-t-il en l'aidant à se laisser tomber sur le canapé, un peu plus loin. Le jeune homme s'assit à ses côtés et sortit sa baguette accrochée à sa ceinture pour la pointer en direction de la balafre rouge qui striait sa joue. « Episkey. » Doucement, la blessure sembla cicatriser un peu et pâlir sur sa peau marmoréenne. Toutefois, Teddy n'était pas en mesure de jurer qu'elle disparaîtrait un jour. James porterait cette blessure fièrement, comme un trophée, comme la preuve qu'il avait réchappé à un mangemort. « Je t'emmènerai à Ste-Mangouste quand tu te seras un peu reposé, pour être sûr que tu n'as rien de grave. Et pour essayer de faire disparaître la … Marque. » murmura Ted en la caressant de ses doigts, avant de se relever. «  Je vais te chercher quelque chose à boire, tu en as besoin. » Il se releva, ôta sa cape pour se mouvoir plus facilement et se dirigea vers la cuisine d'un pas rapide. Heureusement, il connaissait assez les lieux pour ne pas avoir à chercher trop longtemps ; nombre de soirées passées ici, dans l'allégresse de la promesse d'un lendemain, alors que la guerre faisait rage chaque jour qui passait. Entre ces murs, ils étaient immortels, protégés d'un monde hostile qui ne voulait pas d'eux. Ici, James était protégé d'Idryss Avery. Ted se mordit la lèvre. C'était de sa faute. Il baissa les yeux vers le verre qui débordait. Perdu dans ses pensées, il n'avait pas vu qu'il était en train d'en mettre à côté et jura, avant de nettoyer rapidement pour retourner au salon. Teddy devait lui dire. Tout avouer. Mais la menace de la jeune femme était claire : si il en parlait, elle se vengerait. Et les menaces d'Avery étaient à prendre au sérieux. Il lui tendit le verre et se rassit à côté de lui sans le lâcher des yeux de peur que James ne s'évanouisse dans la nature, que du sang lui sorte du nez et des oreilles ou n'importe quoi d'autre. En fait, Ted ne le lâcherait pas d'une semelle tant qu'il ne serait pas certain que son frère allait bien et pouvait rester seul, quitte à devoir s'absenter de Poudlard. Mais où étaient donc Albus et Lily ? Non seulement James n'avait pas répondu à la question, mais en plus leur présence aux côtés de leur aîné aurait été la bienvenue. Une nouvelle vague de fatigue submergea Ted qui prit appui contre le dossier du canapé faiblement. « Dure journée, hein ... » murmura-t-il. C'était bien entendu une question rhétorique, la réponse était évidente. Ils en avaient tous bavé, ça avait été un fiasco terrible. Les larmes qui avaient coulé sur ses joues dans la maison d'Andromeda menacèrent de déborder de nouveau de ses yeux. Il avait trente années de larmes à rattraper, trente années qui avaient décidé d'exploser maintenant, à l'aube où sa vie prenait un tournant inexplicable et malsain. Tristement, Teddy ferma les yeux. James ne s'évanouirait pas, ils étaient en sécurité ici. « Je lui ferai payer de t'avoir fait ça. Et à tous les autres aussi. » souffla-t-il faiblement, incertain. Ted ne pouvait pas dire à James qu'il savait qui se cachait derrière cette cape, derrière ce masque. « La prochaine fois, on leur fera comprendre qu'il vaut mieux ne pas s'en prendre à l'un d'entre nous. Ils n'ont peut-être aucun sens de la loyauté, mais nous si. Ils peuvent bien se cacher derrière leurs sortilèges impardonnables, ils se laissent tomber dès que ça devient difficile. » Le jeune homme ne parlait jamais autant. C'était la preuve ultime que quelque chose clochait, qu'il était anxieux, qu'il se sentait mal dans sa peau. Il avait tant de choses à dire ! Tant de choses sans importance, simplement pour le fait de parler, et de cacher ce qu'il avait sur le cœur. N'importe quoi qui l'aide à faire taire la douleur dans sa poitrine, ou au moins en faire abstraction. Teddy rouvrit les yeux et déglutit avec difficulté. Il commençait à peine à se rendre compte à quel point son corps le faisait souffrir, maintenant que l'adrénaline était retombée. Sa mâchoire, victime des nombreux coups d'Idryss, le brûlait. Son crâne le faisait souffrir, au même titre que sa gorge qu'elle avait serré de son bras fin. Ses jambes, son dos, ses bras, tout était tendu et douloureux. Mais par dessus tout, Ted avait le cœur en miettes. Dès qu'il fermait les yeux, il revoyait la photo de ses parents piétinée au sol, et leur regard semblait plus triste qu'à l'accoutumée. Témoins de ses querelles et de ses baisers échangés, ils devaient être déçus de lui. Certainement. Lui aussi l'était. La seule fois où il avait autant souffert, c'était en perdant Andromeda. Teddy avait pris la fuite pour parcourir le monde et tenter de se reconstruire. Mais cette fois, il ne pourrait pas prendre la fuite. Il allait devoir se battre. Il essuya rageusement une larme qui coulait sur sa joue du revers de la main. James ne l'avait jamais vu pleurer, et ce n'était pas aujourd'hui que ça commencerait. Il était là pour lui ce soir, pas pour se plaindre. « Est-ce que tu as reconnu la personne qui t'a fait ça ? » demanda-t-il avec douceur, en priant tous les Dieux du monde que ce ne soit pas le cas. Teddy posa sa main sur le bras de son frère en guise de soutien, comme il avait pu le faire de nombreuses fois auparavant. Et comme James avait pu le faire au moment où il en avait eu le plus besoin, alors que Ted l'avait repoussé égoïstement pour s'enfuir. Le passé importait peu : à présent ils étaient là l'un pour l'autre. Les liens du sang non plus, n'importaient pas. James était son frère, son protégé, son ami. Rien ni personne ne lui arracherait ce garçon qu'il aimait tant et pour qui il mourrait sans hésitation si le choix se présentait à lui.
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MessageSujet: Re: you're my everything › (jp)   Ven 12 Sep - 18:06


teddy & james
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Tu vis vaguement Teddy acquiescer et il t'intima de t'asseoir. Ta vue était toujours légèrement brouillée si bien que tu laissas Teddy t'aider. Ce n'était pas dans tes habitudes, de demander de l'aide, tu avais toujours été un garçon fier et débrouillard, mais aujourd'hui était différent, tu étais faible, trop faible pour pouvoir te débrouiller seul. Une fois assis sur le canapé, tu fermes les yeux. La présence de Teddy tout prêt de toi te rassure, cet homme avait toujours eu cet effet sur toi, en sa présence tu t'étais toujours senti protégé, invincible. Mais tu ne l'étais pas, preuve en était ce soir. Teddy lança le sortilège, et après une grimace de douleur, tu sentis enfin ta peau cicatriser, ta plaie se refermer. La douleur semblait avoir disparue, comme par magie pensas-tu, ce qui te fit légèrement sourire. « Merci, Teddy, sincèrement, je ne saurais pas ce que j'aurais fait sans toi. » lui murmures-tu. « Je t'emmènerai à Ste-Mangouste quand tu te seras un peu reposé, pour être sûr que tu n'as rien de grave. Et pour essayer de faire disparaître la … Marque. Je vais te chercher quelque chose à boire, tu en as besoin. » Tu te retrouvas à nouveau seul, mais tu ne l'étais pas. Ted était là, comme il l'avait toujours été, comme il le serait toujours, tu en étais certain. Tu avais une dette envers lui désormais, tu es avais conscience maintenant que tes idées étaient plus claires. Tu te sentais bien mieux, revigoré, si bien que tu essayas de te lever en attendant que Teddy revienne vers toi. Mais tu n'y parvins pas, tes muscles étaient encore bien endoloris, et la lueur d'espoir qui s'était emparée de toi un court instant disparut aussi vite qu'elle était apparue. Tu étais dans un sale état, et le visage d'Idryss t'apparut à nouveau, son sourire mesquin sur ses lèvres fines. Tu avais envie de la tuer. Non, plutôt de détruire ce qu'elle avait de plus cher au monde, si bien que tu te demandas si cette fille était capable d'amour. La réponse était déjà toute trouvée : elle en était bien évidemment incapable, et elle était si méprisable, si détestable que tu étais persuadé que personne ne pourrait un jour l'aimer.

Teddy revint avec un verre à la main. Tu en bus la moitié d'une traite, le liquide dans ta gorge te fit un bien fou. Tu sentis l'eau couler dans ta gorge et tu profitais de chaque seconde. « Dure journée, hein ... » Nouveau sourire. Quelle belle conclusion. Tu ne savais pas vraiment pourquoi tu avais souri compte tenu de la situation, cela avait été plus fort que toi. La situation ne t'amusait en aucune façon, mais la journée arrivait à sa fin et tu avais besoin de souffler, de te dire que ce cauchemar était terminé. Tu acquiesças à ses paroles, tandis que tu portais à nouveau le liquide à tes lèvres. Teddy continua à parler, ce qui te surprit, lui qui était pourtant d'accoutumée si peu bavard. Tu compris alors à quel point ton "frère" avait été touché par les événements du jour, il devait probablement penser à ses parents, cela devait être plutôt traumatisant pour lui. Toute ta vie, tu t'étais efforcé à faire le maximum pour que Teddy considère ta propre famille, les Potter, comme sienne. Lui était un membre à part entière de ta famille, cela ne faisait aucun doute dans ton esprit, mais tu savais qu'il ne voulait pas s'immiscer entre vous. Tu n'étais jamais parvenu, et ce n'était pas faute d'avoir essayé, à lui faire comprendre qu'il avait grandement sa place parmi vous, mais Teddy était ainsi, et tu ne pourrais pas le changer. Tu n'en avais pas envie d'ailleurs, tu l'aimais comme il était. « Est-ce que tu as reconnu la personne qui t'a fait ça ? » Sa question te fit sortir de tes pensées, et te ramena durement à la réalité. Oh que oui, tu le savais, tu avais reconnu ses yeux derrière le masque, juste avant qu'elle ne commence à s'en prendre à toi. « Je l'ai reconnue, oui. Et elle me le paiera. » Tu marques une pause. « Idryss Avery. » Tes poings se serrent et tes yeux se plissent de colère. « Je sais que c'était elle, j'ai également reconnu sa voix », expliques-tu à Teddy, regardant le mur devant toi sans le voir. « Je te jure qu'elle passera un mauvais quart d'heure, la prochaine fois que je croiserai sa route », reprends-tu, presque plus pour toi-même que pour ton interlocuteur. Tu as toujours été plutôt rancunier, mais là il s'agissait de vengeance, d'honneur. Tu étais conscient de te rabaisser au niveau de la Mangemort en ayant ces pensées, mais cela ne t'importait guère, tout ton être t'intimait de te venger. Ce que tu ferais, un jour, tu t'en fis la promesse. « As-tu vu si elle a eu le temps de filer ? », demandes-tu à Teddy, posant enfin tes yeux sur lui. Lui ne te regarde pas, cependant, et tu attends qu'il t'en dise plus sur ton bourreau.


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