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 i was dead when i woke up this morning. (dyan&emrys)

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› inscription : 10/08/2014
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MessageSujet: i was dead when i woke up this morning. (dyan&emrys)   Mer 27 Aoû - 10:46


take me back
to the start


date : trois semaines après la séparation de maëlys et emrys, soit en deux mille vingt-cinq.
lieu : une ruelle mal éclairée, adjacente au chemin de traverse.
âge du/des participant(s) : dyan doit avoir vingt ans et emrys vingt-trois ans.




Allongé sur mon lit, les bras étendus le long de mon buste, je regarde le plafond sans mot dire. J’ai l’impression de suffoquer, d’être en train de me noyer, alors que mes yeux bouffis par les larmes ont du mal à rester ouverts. Au plafond, une toile d’araignée – à moins qu’il ne s’agisse d’un filet de poussière ? – oscille nonchalamment, battant la mesure de mon chagrin. Cela doit faire à peine trois semaines que je suis revenu vivre chez mon père, que je suis retourné à ma vie d’avant ; à peine un peu plus, que j’ai rompu avec Maëlys. Et le simple fait d’y repenser, m’arrache un nouveau flot de larmes tandis que je me trouve contraint de me mordre violemment la lèvre inférieure, pour contenir mes sanglots et ne pas alerter les autres – mon paternel et le larbin, notre elfe de maison – en bas. Chaque battement de cils m’apporte le visage de la rouquine et c’est sans doute ce qui doit être le plus douloureux : ne pas être capable de me défaire de son image. Le pire dans tout cela, reste sans doute que je suis incapable d’en vouloir à mon géniteur pour m’avoir forcé, inconsciemment, à quitter la part la plus importante de ma vie. Car nous menions pourtant un train de vie heureux ; si mon travail au ministère, accepté dans l’unique but de pouvoir payer un appartement à la jeune femme et moi, n’a jamais eu l’ambition dont je me revendique habituellement, cela n’a jamais été grave tant que je l’avais elle. Mais à présent, tous les aspects positifs de cette vie là se sont envolés, ne laissant que des échantillons au goût blafard. Je me redresse d’un seul coup alors que mon estomac se tord à l’intérieur de mon ventre, afin d’entourer la partie douloureuse à l’aide de mes bras. « Emrys ? » Un craquement de parquet me provient de derrière la porte alors que je tourne rapidement le visage vers la provenance de la voix de mon père. Il se rapproche, je le devine sans mal au bruit de ses pieds claquant sur le sol de l’étage. Un vague sentiment de panique s’empare alors de moi. Il ne peut pas me voir ainsi, avec les yeux rouges et le visage rendu humide par les larmes. Il chercherait forcément à savoir ce qu’il se passe et c’est une information à laquelle il n’a pas droit, car je veux qu’il continue d’ignorer l’existence de Maëlys. Sans perdre une seule seconde en hésitation supplémentaire, je me jette sur ma table de chevet où se trouve ma baguette. « Tu ne devineras jamais. Tout à l’heure je parcourais mes dossiers et… » Je n’ai pas le temps de connaitre la fin de ce qu’il souhaite me dire, déjà je transplane hors de ma chambre, malgré l’heure tardive et le fait que je ne sache pas où aller. Cela ne devrait pas l’inquiéter plus que ça, étant donné qu’il doit déjà avoir pris l’habitude de mon absence, lorsque j’ai pris mon indépendance, ces trois dernières années, avant de revenir vivre ici. Aussi je me contente de penser au premier lieu me venant en tête alors que je disparais dans un craquement sonore.

Un craquement de gravier se fait entendre, brisant le silence. D’un seul coup, je tourne la tête, mes phalanges agrippant aussitôt ma baguette alors que je pivote brutalement la tête, offrant mon visage éclairé par la lune au nouveau venu. Après de longues minutes passées là, seul au milieu de la nuit, je ne pensais pas voir arriver qui que ce soit. Pas alors que la seule chose qu’offre ce petit coin tranquille, ce sont des ombres terrifiantes qui servent habituellement à faire fuir les curieux. Mais cette ruelle, elle ne me fera jamais peur, ne m’extirpera aucun sentiment de crainte, seulement de la tristesse car c’est ce même lieu qui a vu naitre le début de notre histoire, à Maëlys et moi. Je ne peux m’empêcher d’afficher un sourire alors que je me remémore cet instant là, sans doute l’un des plus heureux de mon existence, baissant peu à peu ma baguette. De toute façon, plus rien n’a d’importance. C’est les bras pendant que je regarde finalement arriver le nouveau venu, sans plus aucune appréhension. Attaquer quelqu’un au détour d’une ruelle sombre est devenu bien trop cliché, personne ne fait plus ça depuis des années, à présent, l’époque est à la ruse et aux attaques furtives. Du moins est-ce ainsi que j’interprète les choses, bien que je ne sois pas réellement sûr de moi. Me laissant tomber contre le mur de briques derrière moi, j’attends innocemment que la personne avance. De quoi ai-je peur après tout ? Je n’ai absolument rien à me reprocher et cela devrait suffire à me rassurer, malgré l’agitation des temps qui courent. Aussi je tente de détourner le regard, de ne pas m’intéresser à cet inconnu qui traverse tranquillement la rue tout comme je l’ai fait la première fois. Mais je ne parviens pas à détacher mes prunelles de cette chose qui avance toujours un peu plus vers moi, tentant de mettre des traits sur ce visage pourtant plongé dans le noir – chose difficile avec mes iris refusant de s’acclimiter à l’obscurité ambiante, ayant passé trop peu de minutes ici pour qu’elles n’en aient eu le temps. « Dy-Dyan ? » je souffle malgré moi alors qu’enfin, je reconnais la silhouette qui s’avance. Justement celle que j’évitais avec le plus de soin – après Maëlys certes, mais tout de même – et il faut qu’elle se présente ainsi devant moi. Sans réellement m’en rendre compte, j’effectue quelques pas en arrière, comme pour me protéger. « Cela fait longtemps qu’on ne s’est pas croisés, n’est-ce pas ? » Peut-être ne sait-elle pas ce qui s’est passé après tout, comment le pourrait-elle ? Mais cet espoir n’est qu’illusion, je le sais bien. Je me rappelle encore les regards froids que me lançait sa sœur, des regards tranchants comme seule Kelly-Ann sait en faire.


Dernière édition par Emrys Wellington le Mer 3 Sep - 8:09, édité 1 fois
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deatheater


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MessageSujet: Re: i was dead when i woke up this morning. (dyan&emrys)   Lun 1 Sep - 22:36


I was dead when I woke up this morning.
Emrys & Dyan






Une ruelle


Un craquement sonore se fait entendre. C'est le bruit caractéristique d'un corps qui transplane. Tu t'immobilises. Tes lèvres se pincent délicatement l'une contre l'autre. Ton visage se tourne avec lenteur vers la lueur sombre. Tout n'est qu'obscurité. Tes yeux se plissent essayant de t'accoutumer aux ténèbres. Rien. Oh, Dyan, tu sais pourtant que la curiosité est un vilain défaut. Cela ne t'empêche pas de tourner les talons et de t'enfoncer à ton tour dans la noirceur. Tes talons frappent délicieusement les gravier, annonçant ton arrivée à la personne dissimulée à quelques pas de toi. Une silhouette se forme au milieu des ombres. Tes orbes commencent à se faire à cette obscurité. Tu ne sais pas qui t'attends dans les méandres de cette ruelle putride. Tu ne t'en inquiètes pas vraiment, rongée par cette curiosité dévorante. Si Cian était là, il se contenterait de glisser sa main contre ton poignet pour te ramener à la réalité et t'empêcher de courir après les âme en peine qui trainent dans ces bas fonds. Après tout, Merlin seul sait de quoi ces sorciers sont capables. Dy-Dyan ? Cette voix. Tu la connais. Tu la reconnais, malgré la légère vibration qui fait trembler sa voix. Tu n'as pas besoin de voir pour savoir ce que tu vas trouver. Emrys. Ou plutôt l'ombre d'Emrys, s'il y a une part de vérité dans ce que t'a rapporté ta sœur. Tu avances encore de quelques pas. Il recule. Il cherche à te fuir. Un léger sourire vient se glisser sur tes lèvres alors que tu finis par t'immobiliser à nouveau, les mains posées contre tes hanches. Tu le toises en silence. Cela fait longtemps qu’on ne s’est pas croisés, n’est-ce pas ? Tu laisses échapper un soupire, secouant ta frimousse à la négative. Il se raccroche probablement à l'espoir que votre conversation restera superficiel et banal. Ou pas. Il te connait bien trop pour savoir que tu ne t'encombre pas de fioriture. Tu vas droit au but. Tu ne mâche pas tes mots. Probablement pas aussi longtemps que tu ne le voudrais. Tu souris encore, bougeant à nouveau pour t'adosser contre l'un des murs humides bordant la ruelle. Tu ne le quittes pas du regard. Il n'y a aucune animosité dans tes propos. Tu mets des mots sur ses pensées. Il aurait probablement voulu repousser encore l'échéance et retarder cette conversation. Tout en sachant pertinemment que tu finirais par lui tomber dessus à un moment ou un autre. Hm. J'en conclu que tu as réellement jouer au con en te pliant une fois de plus aux désirs paternels? Oui. Evidemment. Au fond ça t'agaces de voir ton amis dans cette position. Oh, il n'est pas stupide, il a probablement une très bonne raison d'avoir quitter la femme de sa vie au profit de son stupide Daron. La façon dont tourne cette société te fout en rogne. Tout ces petits Sangs Purs qui n'osent pas se dresser contre leur figure parental. Et ces prétendus parents, aveuglés par leur haine des sangs impurs et incapables de voir que leur descendance n'est pas heureuse de suivre leur trace. Elle est belle la haute société sorcière. Tous plus pourri les uns que les autres. Tu sais quel est le prix à payer lorsque l'on veut choisir sa propre voie. Tu as payé ce prix et tu le payes encore. Tu as été reniée. Purement et simplement. Les sorciers de bonne famille évite de prononcer ton prénom en présence de tes malheureux parents. Les pauvres chéris qui avaient hérités d'une fille comme toi. Tu ne savais que trop bien ce qui se disait sur toi dans les hautes sphères. La vérité? C'est que tu t'en foutais. Tu n'avais jamais regretté ton choix. Cian était ton choix. Il t'avait rendue plus heureuse que n'importe quelles autres femmes. Il te rend heureuse plus que n'importe quelles autres femmes. J'aime pas spécialement cette fille, mais par Morgane, Emrys, tu peux me dire pourquoi tu as fait une telle connerie? Parce que OUI, c'est une belle connerie. Tu t'en rendras compte bien assez tôt. T'es plutôt dur avec lui. Enfin, tu as jamais été connue pour ta douceur et ta délicatesse. Tu dis ce que tu penses. C'est ton ami, tu lui dois bien la vérité, même si elle n'est pas spécialement agréable à attendre. C'est ça, les véritable ami, ça n'a pas peur de t'envoyer tes erreurs à la gueule. Et là, t'es persuadée qu'il a fait une erreur monumental. Rien qu'à le voir là, à se morfondre, ça te confirme que c'est une foutue erreur. Je suppose que tu as une foutue bonne explication? Hein? C'est quoi ta merveilleuse excuse?





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MessageSujet: Re: i was dead when i woke up this morning. (dyan&emrys)   Mer 3 Sep - 8:37


i was dead when i woke up this morning
seven devils all around you, seven devils in my house. see they were there when i woke up this morning. i'll be dead before the day is done. seven devils all around you, seven devils in your house. see i was dead when i woke up this morning and I'll be dead before the day is done.



Je ne peux m’empêcher de ressentir une pointe de soulagement en voyant la jeune femme apparaître au bout de la ruelle, bien vite remplacé par une puissante vague d’angoisse. En effet, si Dyan a été mise au courant de ma rupture avec Maëlys, elle ne va pas se gêner pour me remonter les bretelles et me faire comprendre à quel point je ne suis qu’un sombre crétin. Je déglutis, reculant légèrement alors qu’elle s’approche de moi d’une démarche rapide et fière. Déterminée, elle semble même avoir une idée derrière la tête. Je tente ainsi d’écarter mes peurs par une question en apparence inoffensive, mais qui en réalité, n’a d’autre but que de savoir si elle a remarqué la façon dont j’ai tenté de rester éloigné d’elle. Manque de chance, je parviens à distinguer ce qui semble être un froncement de sourcils – bien que je n’en sois pas sûr, étant donné l’obscurité ambiante qui règne et qui assombrit déjà grandement son visage. « Probablement pas aussi longtemps que tu ne le voudrais. » Un sourire se dessine sur ses lèvres crispées alors que, on ne peut plus proche de moi, elle s’adosse sur l’un des murs de briques, paraissant détendue. Bien plus que je ne le suis en tout cas, il faut lui reconnaître. Pourtant, cette fois, je ne recule pas, me contentant de la fixer sans bouger, sachant que ses propos ne contiennent aucun élément haineux, simplement une constatation qui peut peut-être lui venir sur le moment. Rien ne tend à indiquer qu’elle connait quoi que ce soit de l’affaire. « Hm. J'en conclu que tu as réellement joué au con en te pliant une fois de plus aux désirs paternels? Oui. Evidemment. » énonce-t-elle simplement, alors que je ne peux m’empêcher de me traiter de naïf. Bien sûr qu’elle sait, comment aurait-il pu en être autrement ? Il s’agit de Dyan après tout, et sa sœur était présente à ma table lorsque tout c’est produit. « J'aime pas spécialement cette fille, mais par Morgane, Emrys, tu peux me dire pourquoi tu as fait une telle connerie? Parce que OUI, c'est une belle connerie. Tu t'en rendras compte bien assez tôt. » Je déglutis. Comment est-ce que cela pourrait être une connerie que de tenter de protéger la vie de la femme que j’aime ? Je ne pouvais pas faire autrement, j’en suis persuadé. J’ai bien retourné le problème dans tous les sens, mais aucune solution miracle n’en est sortie. Sans doute parce qu’il n’en existe pas et que la société exige, aujourd’hui encore, que les sang-purs ne se mélangent pas au reste des gens et que malgré que je n’en sois pas un, la dignité de mon père veut que j’agisse comme tel. « Je suppose que tu as une foutue bonne explication? Hein? C'est quoi ta merveilleuse excuse? » me souffle-t-elle, comme si j’étais l’unique fautif de l’affaire.

Et peut-être est-ce le cas après tout, mon paternel ne m’ayant jamais demandé de rompre avec Maëlys explicitement. Parce qu’il ne connaissait pas son existence, aussi. Mais allais-je attendre qu’il me fasse comprendre qu’il ne voulait pas d’elle dans notre cercle familial, en la retrouvant couchée au sol, baignant dans une mare de sang, un matin ou l’autre ? Non, cela aurait été trop égoïste, je ne pouvais pas lui demander de risquer sa vie pour moi, de la compromettre par ma faute. Aussi ai-je pris la décision à sa place, afin de lui éviter de choisir sans réfléchir, de prendre la mauvaise décision. « Je n’avais pas le choix, la voilà ton explication. » je finis par lancer, d’une voix se voulant dure et résolue, pourtant, même moi, je parviens à entendre des tressautements dans celle-ci. Je secoue la tête, comme pour marquer mon manque d’approbation à l’égard de ma voix qui laisse entrevoir quelques signes de faiblesse. Ce n’est pas comme si j’avais eu le choix, pas comme si je me mettais à douter de mes propres actions. L’histoire devait juste s’arrêter là si aucun de nous ne voulait finir dans de sales draps. Et à cette simple idée, je ne peux empêcher une larme de perler au coin de mon œil. « Il avait menacé de la tuer Dyan ! Qu’est-ce que tu voulais que je fasse ? » Mon père, forcément. Et je sais que certains pensent qu’il est la source de tous mes problèmes actuels – que la jeune femme se tenant face à moi, toujours adossée contre le mur de briques, le pense, tout du moins – mais je ne peux m’en défaire. Ma mère m’ayant laissé alors que je n’étais qu’un nourrisson, il est mon unique famille. Je ne peux même pas compter sur le soutien de ma tante depuis que je suis en froid avec ma cousine – et cela remonte à notre plus tendre enfance – et c’est sans compter sur la famille de ma mère, de laquelle je n’ai même jamais eu vent. « Risquer sa vie… Ce n’était pas ce à quoi elle s’était engagée en acceptant de vivre avec moi. Je ne pouvais pas prendre à sa place la décision de la mettre en danger. » Je me trouve pris dans un élan chevaleresque, me sentant m’échauffer à chaque mot passant le seuil de mes lèvres. Mais bien vite, c’est la retombée et je sens ma gorge se nouer, mes épaules s’affaisser. Je ne suis pas fier de moi et cette épisode de ma vie me rend particulièrement triste mais il n’en reste pas moins que je suis persuadé que c’était la seule chose à faire. « Comprends-moi, Dyan. Dis-moi que tu me comprends. » je finis par balbutier, les yeux brillants alors que je cherche ma rédemption du côté de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: i was dead when i woke up this morning. (dyan&emrys)   Jeu 4 Sep - 7:43


I was dead when I woke up this morning.
Emrys & Dyan






Une ruelle


Je n’avais pas le choix, la voilà ton explication Tes yeux roulent vers le haut, exaspérer. C'est tellement facile. Ce genre de réponses toutes faites. On a toujours le choix. TOUJOURS. Il y a effectivement des choix plus difficiles que d'autres, mais cela restent des choix. Tu ne doutes pas une seule seconde que le choix était des plus difficiles. Oh non. Comme tu ne minimises pas les tourments que cela a dû provoquer chez le jeune homme. Mais qu'ils ne viennent pas te baratiner. Tu ne le crois pas, ou du moins, cela ne te suffit pas comme réponse. Ton regard reste planté sur lui. Tu attends la suite. Il doit forcément y avoir autre chose qu'un simple "je n'avais pas le choix". Tu le connais suffisamment pour comprendre les tremblements de sa voix. Et cette larme qui vient naître au seuil de son regard, menaçant de se déverser. Tu laisses échapper un soupire. Tu es désolée pour lui, sincèrement, mais il est le seul et unique coupable. Il a fait son choix. Un mauvais choix. Il avait menacé de la tuer Dyan ! Qu’est-ce que tu voulais que je fasse ? Ce qu'il aurait dû faire? Certainement pas la quitter. Certainement pas donner raison à ce monstre d'égoïsme. Tout ces pères sangs purs étaient les mêmes. La haine que tu éprouvais pour ton propre géniteur se répercutait sur celui d'Emrys. Maudit soit-il, lui et ses idéaux archaïques que tu ne pouvais plus cautionner. Un combat pour la pureté des sangs? Mais quelle pureté? Qu'est-ce que cela signifiait? Tu n'avais pas le sang pur, pourtant, cela n'empêchait pas ton père de s'être fait une place au sein des hautes sphères. Quelle belle connerie. Merveilleuse connerie qui repose sur des idéaux bafoués. Risquer sa vie… Ce n’était pas ce à quoi elle s’était engagée en acceptant de vivre avec moi. Je ne pouvais pas prendre à sa place la décision de la mettre en danger. Tu hausses un sourcil, perplexe. Ce n'était pourtant pas ce qu'il avait fait? Prendre la décision à sa place? La rouquine n'avait probablement aucune idée de ce qui était en train de se jouer. Tout ce qu'elle savait, c'est que le garçon qu'elle aimait l'avait laissé tombé. Tout ce qu'elle croyait, c'est que le garçon qu'elle aimait ne l'avait jamais aimé. Il n'avait pas été honnête et ne lui avait donné aucun choix. LUI, il avait eu le choix. Il avait choisi de prendre l'entière responsabilité de cette décision. Il avait choisi de ne pas la mettre en danger. Il avait choisi. Il avait mal choisi. Comprends-moi, Dyan. Dis-moi que tu me comprends. Non, non et non. Tu ne peux le comprendre. Et par principe, tu ne peux lui dire que tu comprends. Tu ne le peux pas. Tout simplement parce que tu ne cautionne pas ce qu'il a fait. Non. Il perdure cette stupide tradition.

Tu t'avances vers lui, secourant ta frimousse à la négative. Tu laisses échapper un soupire alors que tu prends délicatement son visage entre tes mains. Tu sais bien que non, Emrys. Non, je ne te comprends pas. Tu hausses les épaules, sincèrement désolée de ne pas pouvoir le réconforté. Tu aurais voulu trouver les mots, mais tu ne peux pas, non, cela va à l'encontre de tout ce que tu crois. Tu viens délicatement cueillir cette larme qui demeurait au seuil de ses orbes azurées. Puis tu laissais tes mains retomber mollement le long de ton corps. Tu te sens désolée pour lui. On a toujours le choix. TU avais le choix. Un choix, certes, difficile, mais un choix tout de même. Je sais que tu l'aimes. Je sais que tu l'aimais sincèrement. Quand on aime de cette façon, on ne gâche pas tout pour des menaces. Aussi dangereuses soient-elles. Ta voix est colorée de douceur et de fermeté. Un mélange savant qui vient adoucir tes propos. Tu le ménages, fautes de pouvoir lui dire ce qu'il veut entendre. Tu n'es pas d'accord avec lui. Tu ne lui mens pas. C'est probablement pour cela qu'il était aussi retissant à se retrouver en ta présence. Il n'avait pas envie d'entendre. Pourtant, il devait l'entendre. [color:1623=#olivedrab]Tu ne lui as pas donné le choix. Toi et moi on le sait pertinemment. Tu ne lui as pas donné le choix, parce que tu savais qu'elle aurait plus de courage que toi. La vérité? C'est que tu crèves de trouille à l'idée d'enfin t'émancipé, de foutre le camp et de vivre ta propre vie. Regardes toi. Tu as vingt trois ans et tu es toujours prisonnier des désirs de ton père. Toi, tu l'avais fais. Toi, tu avais choisir de vivre l'amour. Peut-être parce que tu avais compris que ton père ne t'aimerait jamais toi, mais simplement l'image qu'il se faisait de toi. Ton père ne te connaissait pas. Comme beaucoup de Père, il ne te connaissait pas, il était aveuglé par ses propres désirs, ses propres aspirations. Le père d'Emrys n'était pas différent. Par Merlin, c'est tout ce que tu détestait dans ce système de fonctionnement. Tout ce que tu méprisais. Tu peux te mentir autant que tu le souhaites. On sait tout les deux que c'était un très mauvais choix. Tu auras beau essayer de te convaincre du contraire, la réalité viendra te reprendre à un moment ou un autre. Ca va te hanter et te détruire.





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MessageSujet: Re: i was dead when i woke up this morning. (dyan&emrys)   Dim 7 Sep - 15:13


i was dead when i woke up this morning
seven devils all around you, seven devils in my house. see they were there when i woke up this morning. i'll be dead before the day is done. seven devils all around you, seven devils in your house. see i was dead when i woke up this morning and I'll be dead before the day is done.



C’est pantelant que je me tiens face à Dyan, n’attendant d’elle qu’un peu de soutien. Si elle ne m’en fournit pas, je n’en aurais sans doute jamais de la part de personne. Pourtant, je ne sais pas pourquoi je me trouve déçu de ne desseller aucune trace de compassion dans son regard, alors que je me doutais déjà que je ne recevrais que des reproches de sa part. Je baisse la tête, déglutis, me préparant déjà à subir une vague de remontrances. Après tout, la jeune femme n’est pas du genre à lâcher l’affaire et à me laisser partir alors qu’elle considère que j’ai emprunté le mauvais chemin. Elle ne me laissera pas entendre les mots que j’ai besoin d’entendre, mais me donnera la vérité sans détour. Cela fait sans doute d’elle ce que l’on peut appeler une bonne amie, même si je sais que son jugement est faussé par le fait qu’elle n’accepte pas de prendre en compte tous les éléments de l’histoire. « Tu sais bien que non, Emrys. Non, je ne te comprends pas. » Je laisse échapper un soupir tout en secouant la tête, donnant un coup de pied dans un gravillon échoué sur la chaussée. C’est le moment que choisit une nouvelle larme pour prendre naissance au coin de mon œil et dévaler ma joue sans préavis. Dyan s’approche alors de moi pour venir cueillir cette perle salée, m’obligeant à redresser la tête, à ne plus me renfermer sur moi-même pour plonger ses prunelles dans les miennes. Je toise un instant son regard à la fois dur et amical, oui, la jeune femme est réellement une vraie amie. Elle ne me veut aucun mal. « On a toujours le choix. TU avais le choix. Un choix, certes, difficile, mais un choix tout de même. Je sais que tu l'aimes. Je sais que tu l'aimais sincèrement. Quand on aime de cette façon, on ne gâche pas tout pour des menaces. Aussi dangereuses soient-elles. » Elle a laissé sa main quitter mon visage pour la rabattre le long de son buste, laissant son bras s’échouer mollement dans le vide. Je continue de la regarder sans réellement la voir, me demandant de quelle façon elle me considère. Ne suis-je plus qu’un lâche à ses yeux ? Oui, sans doute, mais je n’y peux plus rien désormais, le moment est passé. « Tu ne lui as pas donné le choix. Toi et moi on le sait pertinemment. Tu ne lui as pas donné le choix, parce que tu savais qu'elle aurait plus de courage que toi. La vérité? C'est que tu crèves de trouille à l'idée d'enfin t'émancipé, de foutre le camp et de vivre ta propre vie. Regardes toi. Tu as vingt trois ans et tu es toujours prisonnier des désirs de ton père. » C’est douloureux à entendre, mais je sais qu’elle a raison. Je vis dans l’ombre de mon paternel et de ses désirs, je n’ai même pas vu passer quoi que ce soit ces vingt-trois dernières années, n’ai rien fait d’un temps soit peu particulier.

Sauf m’établir dans un semblant de vie de couple aux côtés de Maëlys, mais c’est une époque désormais révolue. Je ne peux m’empêcher de laisser échapper une sorte de rire nerveux, que je tente aussitôt de dissimuler derrière ma main, bien que je ne peux empêcher le son de franchir le seuil de mes lèvres. Je me qualifie intérieurement d’idiot alors que je détourne une nouvelle fois le regard, incapable de continuer à capter le regard de Dyan. « Tu peux te mentir autant que tu le souhaites. On sait tous les deux que c'était un très mauvais choix. Tu auras beau essayer de te convaincre du contraire, la réalité viendra te reprendre à un moment ou un autre. Ca va te hanter et te détruire. » finit-elle par lâcher alors que je parviens enfin à reprendre mon sérieux. Je pince les lèvres, me mordillant un instant la lèvre inférieure alors que mes iris se posent sur le mur de briques contre lesquelles elle s’est précédemment appuyée. Comment continuer à croire que quelques années plus tôt, c’était face à ce même mur que j’embrassais pour la première fois la rouquine ? Par Merlin, cette époque me semble n’avoir jamais existé, comme si tout ce temps passé avec elle n’était que le fruit d’un rêve particulièrement prenant et aux sonorités bien réelles, mais ni plus ni moins qu’un rêve. « De toute façon, les choses ne changeront pas. Il est trop tard pour faire machine à arrière. » je marmonne, autant pour moi-même que pour mon amie. « Tu crois vraiment qu’elle accepterait de revenir vers moi pour quelques mots d’excuses ? Elle voudrait savoir, Dyan. Elle voudrait savoir et elle me ferait faire un choix. » Oui, c’est sans doute ce qui se passerait. A moins qu’elle ne soit bien trop énervée contre moi pour accepter de revenir vers moi, même au prix de toutes les conditions du monde. Après tout, rien ne lui garantirait que je ne recommencerais pas, rien ne lui laisserait croire que je lui dis la vérité. Ce soir-là, j’ai perdu toute la confiance qu’elle pouvait avoir en moi et je ne suis certainement pas en droit de la récupérer, je ne me voile pas la face. « Je ne pourrais pas couper les ponts, il est le seul parent qu’il me reste. Ce n’est pas forcément la meilleure façon de le remercier de l’éducation qu’il m’a offerte ni de toutes ces années passées à me nourrir et à payer ma scolarité. » Je serais sans doute le fils le plus ingrat de l’histoire, si je le reniais après tout cela, c’est certain. Pourtant, c’est ce que Dyan semble attendre de moi, comme s’il s’agit-là de la meilleure chose à faire. « N’es-ce pas ce que tu as toi-même fait ? Chercher à te rapprocher de ton père ? » je lui demande, sachant pertinemment que je ne me pose pas les bonnes questions et qu’il ne sert sans aucun doute à rien de retourner le problème dans son sens. Si j’ai rompu avec Maëlys, Dyan n’y est pour rien.
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MessageSujet: Re: i was dead when i woke up this morning. (dyan&emrys)   Lun 8 Sep - 21:39


I was dead when I woke up this morning.
Emrys & Dyan






Une ruelle


Il te fuit, il est incapable de t'affronter, incapable de te regarder dans les yeux. Tu regrettes d'être aussi dur avec lui, pourtant, tu ne vas pas t'adoucir, non, pour toi ce n'est pas ça l'amitié. Tu n'es pas le genre de personne qui va le plaindre, le prendre dans tes bras et le réconforter alors que tu as la certitude qu'il commet une erreur monumentale. Tu n'es pas non plus sans cœur, non, c'est juste que tu fais ça pour lui. Réellement pour lui. C'est probablement difficile à croire. les amis ont pas toujours la position idéale. Non, parce que des amis ne sont pas sensée faire souffrir. Et pourtant, c'est bel et bien ce que t'es en train de faire. Tu le toises, quelques secondes encore. Ça te fait quelques choses de le voir comme ça, faut pas croire. Tu aimerais tellement lui dire que tout va aller mieux.. Le truc c'est que tu as pas envie de lui mentir. Tu sais que cette connerie d'histoire, cete connerie de rupture, il va la traîner derrière lui pendant quelques temps. T'aurais voulu qu'il t'en parle... T'aurais voulu pouvoir le dissuadé. De toute façon, les choses ne changeront pas. Il est trop tard pour faire machine à arrière. Tu laisses échapper un soupire alors que tes yeux roulent vers le ciel. Tout ces mots résonnent comme une fatalité. Par la culotte de Merlin. Tu détestes le voir comme ça. Il part battu d'avance. Ca t'énerve. Tu pars du principe que si la chance est pas de ton côté, faut que tu te battes, que tu compenses autrement.Tu pars du principe que ton destin est uniquement entre tes mains. Tu crois vraiment qu’elle accepterait de revenir vers moi pour quelques mots d’excuses ? Elle voudrait savoir, Dyan. Elle voudrait savoir et elle me ferait faire un choix. Bah ouai, parce que c'est une chiante cette fille. Elle lui facilite pas la tâche, parce que cette rouquine, elle a un foutu caractère. Encore une fois, ce serait tellement facile de lui mentir. Tellement facile de lui dire que la Weasley pardonnerait aisément. D'un autre côté... Plus il va attendre, plus elle va le haïr, plus le fossé entre eux va s’élargir. Tu sais pas ce que tu dois lui conseiller. Et s'il avait raison? S'il avait déjà tout gâché. NON. Non. Tu ne peux pas le croire. Non. A moins que... Je ne pourrais pas couper les ponts, il est le seul parent qu’il me reste. Ce n’est pas forcément la meilleure façon de le remercier de l’éducation qu’il m’a offerte ni de toutes ces années passées à me nourrir et à payer ma scolarité. Oh par Merlin. Il n'est pas croyable. Il croit sincèrement que son père a fait ça de bon cœur? NON. Tout ce qu'il prétend lui devoir, TOUT, n'est que manipulation, tout n'est qu'au service de son propre dessein. Le paternel d'Emrys veut un descendant qui portera noblement le nom des Welligton. N’es-ce pas ce que tu as toi-même fait ? Chercher à te rapprocher de ton père ?

Tu écarquilles les yeux. Tu ne t'attendais pas à ce que la conversation prenne cette orientation. Hm. Il veut la jouer comme ça? Il veut partir de ton propre vécu, de tes propres erreurs pour se prouver qu'il a fait le seul choix possible? Ma parole, il ne te connait pas. Une main se lève, l'obligeant à se taire. Juste au cas où il voudrait poursuivre dans les débilités de ce genre. Je t'arrêtes tout de suite, Emrys, je n'ai jamais fais passer Cian après mon père. JAMAIS. Tu t'avances vers lui. T'es un peu plus distante, un peu plus froide, sans doute parce qu'il vient lui même de frôler un sujet sensible. Ton père. Le grand Blaise Zabini. Alors. Pour répondre à ta question, OUI, c'est ce que j'ai fais. C'est même ce que j'ai fais pendant longtemps. Sans doute trop longtemps. La seule différence c'est que je me suis rendue compte que jamais je ne parviendrais à le satisfaire, jamais je n'aurais son approbation. J'ai finis par comprendre que je pourrais essayer autant que je le voulait, la seule chose que je parvenais à faire, c'est gâcher mon propre bonheur. Tu te stoppes. Quelques secondes. Juste le temps de ravaler les larmes qui menacent le seuil des tes orbes noisettes. Non. Tu ne verseras plus aucune larmes pour ton géniteur. Ca te fout en rogne. Après autant de temps, Blaise Zabini reste un sujet sensible. Comment peut-il encore t'atteindre? Ca te dépasse complètement. Tu prends une inspiration profonde. Tu fermes les yeux quelques instants avant de les ouvrir à nouveau pour plonger ton regard dans celui d'Emrys. J'ai choisi de vivre. J'ai choisi l'amour. J'ai choisi Cian. Je n'ai jamais regretté ce choix. Même si cela signifiait être la bête noire de cette famille. Même si cela signifiait de ne plus les voir. J'avais le choix... J'ai choisi mon mari. J'ai choisi mon bonheur, plutôt que celui de mon père. Alors si tu veux m'utiliser pour te trouver des excuses, tu es mal barré. Tu soupires, tu secoues la frimousse à la négative. Tu sais que tu as fais le bon choix en quittant le manoir Zabini, tu le sais et tu ne reviendras JAMAIS sur ce choix. cela ne t'empêche pas de regretter ce père qui n'a jamais su te voir telle que tu es, ce père qui ne te conduira jamais à l’hôtel. Tu n'en ferras jamais le deuil de ce père... peut-être parce qu'il n'a jamais réellement existé.





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MessageSujet: Re: i was dead when i woke up this morning. (dyan&emrys)   Mer 10 Sep - 12:45


i was dead when i woke up this morning
seven devils all around you, seven devils in my house. see they were there when i woke up this morning. i'll be dead before the day is done. seven devils all around you, seven devils in your house. see i was dead when i woke up this morning and I'll be dead before the day is done.



Je ne considère pas comme une bonne idée le fait d’avoir mêlé Dyan à tout cela, d’avoir emmêlé mon histoire et la sienne afin de me comparer à sa propre expérience. Lorsqu’elle lève la main, je ne parviens d’ailleurs pas à éviter un mouvement de recul, craignant soudainement qu’elle décide de me gifler pour mon outrage envers sa personne. Mais fort heureusement, elle se contente de refermer son poing pour ne brandir qu’un index face à moi, sans doute afin de m’intimer le silence. Je pince les lèvres, tentant de me préparer mentalement aux paroles tranchantes de la jeune femme, tout en sachant pertinemment que je serais toujours bien loin de m’imaginer convenablement sa véritable réaction. Ses sourcils se froncent, témoignant de ce qui m’apparaît être comme un semblant de colère, bien que je n’en sois pas très sûr. « Je t’arrête tout de suite, Emrys, je n'ai jamais fais passer Cian après mon père. JAMAIS. » laisse-t-elle échapper d’une voix dure, son ton se faisant accusateur et tranchant à la fois. Elle s’avance alors vers moi et je tente de ne rien laisser paraître de la peur qui s’empare une nouvelle fois de moi alors que, en vérité, mon cœur bondit à l’intérieur de moi, animé par une adrénaline nouvelle et totalement malsaine. Celle naissant de la peur de perdre une amie, mêlée au fait de vouloir en savoir plus, toujours plus sur ce qui s’est passé. Ma respiration se fait un peu plus saccadée alors que je tente de soutenir son regard, tandis qu’elle reprend la parole : « Alors. Pour répondre à ta question, OUI, c'est ce que j'ai fais. C'est même ce que j'ai fais pendant longtemps. Sans doute trop longtemps. La seule différence c'est que je me suis rendue compte que jamais je ne parviendrais à le satisfaire, jamais je n'aurais son approbation. J'ai finis par comprendre que je pourrais essayer autant que je le voulais, la seule chose que je parvenais à faire, c'est gâcher mon propre bonheur. » Ses prunelles se font un peu plus brillantes à chaque mot et je ne peux m’empêcher de pincer encore un peu plus les lèvres alors que ma gorge se noue. Qu’ai-je fait bon sang ? C’est bien pour cela que je priais Merlin de ne pas me faire croiser la route de la jeune femme et que j’espérais pouvoir l’éviter un maximum. Non seulement, ma simple façon d’être l’insupporte au plus haut point en cet instant mais en plus, je ne peux m’empêcher de la blesser ouvertement alors que je sais à quel point parler de son paternel lui est difficile. Il s’agit sans doute du sujet le plus sensible chez-elle et je n’ai pas pu m’empêcher de mettre le doigt dessus. « J'ai choisi de vivre. J'ai choisi l'amour. J'ai choisi Cian. Je n'ai jamais regretté ce choix. Même si cela signifiait être la bête noire de cette famille. Même si cela signifiait de ne plus les voir. J'avais le choix... J'ai choisi mon mari. J'ai choisi mon bonheur, plutôt que celui de mon père. Alors si tu veux m'utiliser pour te trouver des excuses, tu es mal barré. »

Je laisse échapper un soupire, passe une main sur mon visage alors que je me détourne soudainement de la demoiselle. Allant m’adosser contre un mur, je me laisse finalement glisser jusqu’au sol. Les pavés humides ne manquent pas d’imprégner d’eau mes bas et le tissu recouvrant mes cuisses. Je secoue la tête alors que, dépité, je finis par poser un coude sur l’un de mes genoux replié contre moi, fixant le mur face à moi d’un regard absent. Je me trouve complètement perdu et j’ai même du mal à gonfler mes poumons, à permettre à l’air d’infiltrer mes narines. Si je ne me permets pas de le montrer à la jeune femme, en vérité, je suffoque. A l’intérieur de moi, je me noie complètement dans les méandres de ma vie, de cette vie ayant pris un mauvais tournant. « Je suis désolé… Je suis désolé, Dyan. Je n’aurais pas dû parler de ça. » Non, car Dyan est une amie et qu’elle n’est pas là pour jouer au jeu du plus fort, au jeu de celui qui fera le plus de mal à l’autre. Non, elle est ici car elle est une amie et qu’elle tente de m’ouvrir les yeux sur ce qui m’apparaît être comme une fatalité, qu’elle tente de me faire comprendre que j’ai fait un mauvais choix, même si je n’en suis pas aussi convaincu qu’elle. Je ne sais pas ce qu’elle pouvait bien faire ici avant de me tomber dessus ni même comment elle m’a retrouvé, mais j’imagine que tout cela n’a que trop peu d’importance, tout ce qui importe, c’est l’instant présent. « C’est juste que… Je me demande si c’est vraiment cela la vie. Devoir constamment faire des choix, choisir de ne garder qu’une seule personne avec soi et dire à l’autre que tout est fini, qu’il faut passer à autre chose. » Une nouvelle fois, je secoue la tête, dépité par ses questions qui me vrillent la tête. Au moins, la douleur ne m’empêche plus de parler, comme elle l’avait fait dans les premiers temps. « Est-ce qu’on ne pourrait pas tout simplement garder tout le monde avec soi au lieu de devoir sans cesse procéder à des sacrifices ? Ils sont tous les deux ma famille, après tout. » La notion de famille est pourtant toujours apparue comme abstraite pour les Wellington. A force de croiser sans cesse des personnes portant mon nom, j’ai appris à faire comme si cela n’était rien, comme mon père me l’a enseigné. Car ces personnes qu’il m’est arrivé de croiser au tournant d’une rue, elle pouvait tout aussi bien être des cousins que des personnes n’ayant aucun lien avec mon père et moi. Et si l’on arrive à se soucier aussi peu de personnes pouvant faire partie des siens, est-on vraiment à même de pouvoir aborder la notion de famille ? Je n’en suis pas si sûr, mais peu importe. Quitte à modeler ma famille comme je l’entends, en ignorant certains de ses membres, autant la modeler jusqu’au bout, dans les moindres détails. Autant inviter Maëlys à faire partie des miens – mais malheureusement, ce n’est pas ainsi que mon paternel entend de voir les choses.
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i was dead when i woke up this morning. (dyan&emrys)

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