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 lost in the echo ▬ morpheus

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› inscription : 06/08/2014
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MessageSujet: lost in the echo ▬ morpheus   Mer 27 Aoû - 10:45

Lost in the echo
morpheus


Un douleur lanscinante t’arrache un gémissement rauque, tu te retournes dans tes draps, le corps moite de sueur. Tu as chaud, beaucoup trop chaud et ton bras te fait affreusement mal. Lentement tu finis par ouvrir tes yeux céruléens, fixant un plafond d’une banalité affligeante comme le reste de ton appartement. Pour cause tu ne dors que rarement ici, tu y viens seulement pour te laver, te changer avant de repartir à ta vie de débauche. Tu n’as jamais fait de cet endroit ton refuge, le petit nid douillet que chaque personne se plait à se contruire, loin de l’agitation extérieur, un lieu pour se ressourcer, se sentir chez soi. A la limite toi tu vois plus cette image grotesque avec la boîte de nuit où tu travailles. Ironique n’est-ce pas. D’un geste rageur du pied, tu retires le drap qui colle désagréablement à ta peau, dévoilant ta nudité à des regardes invisibles et pourtant bien présent dans ton cerveau malade. Tu les vois, tu sens la brûlure de leurs regards sur ton corps offert mais tu ne t’en préocuppe plus, tu es habituée depuis des années à vivre avec ces étrangers qui au final ne le sont plus vraiment, juste des brides de ta maladie qui t’encrasse la boîte cranienne, alimentée par les drogues que tu prends quotidiennement. Lentement tu te redresses en grimaçant de douleur, portant ton regard sur ton bras juste en dessous de l’épaule. Un large bandage blanc recouvre ta blessure récente, causée par X personne quand tu t’es retrouvée dans l’attentat à la banque de Gringotts. C’est quand même foutrement ironique de savoir que tu ne cotoies que très rarement le monde magique comme cette pompe à frique tenue par des trolls et que un des rares jours où tu t’y rends, tu te retrouve bloquée dans un affrontement entre deux bandes, et qu’en prime tu te prennes un sort loin d’être agréable. Résultat tu en baves encore aujourd’hui. L’envie d’appeler Cian pour qu’il vienne t’effleure fortement l’esprit mais tu te refuses à le faire, tu ne veux pas devenir dépendante de son aide, en fait tu ne veux pas devenir dépendante du tout de sa personne parce que tu sais que tu finiras par le décevoir comme la dernière fois. Il va encore s’acharner à te sortir du trou en vain alors que toi tu prendras simplement tes jambes à ton cou comme la dernière des lâches que tu es. Soupirant doucement, tu lèves ta pauvre carcasse trop maigre du lit pour te rendre dans la salle de bain. La lumière t’agresse la rétine alors que tu te postes devant le miroir, faisant face à ton visage fatigué, de profondes cernes marquant tes yeux clairs dénués de tout éclat de bonheur. Avec précaution tu retires le bandage en gémissant, ta peau à vif restant collée à la gaze. Et merde. Tu constates avec lassitude que ta plaie s’est infectée, en même temps tu ne peux t’en prendre qu’à toi, tu n’as pas fait correctement les soins prescris par Cian, et avec ton hygiène de vie plus que malsaine tu ne risquais pas de guérir par le seul pouvoir de tes anticorps déplorables. Tu te mords la lèvre, impuissante, ton cerveau fulmine à la recherche d’une idée et tu penses même à te verser le reste de ta bouteille de vodka sur le bras pour tuer les germes, mais tu sais que tu n’es pas prête à endurer pareille souffrance, pas alors que tu n’as pas prit ta dose de poudre du bonheur. Tu finis par te résigner à te rendre à sainte-mangouste, avec un peu de chance ils te fileront de la morphine, tu espères juste ne pas croiser Cian ou même Myra que tu as revu également le jour de l’attentat. Tu te rends de nouveau dans ta chambre, enfilant un jean, un tee-shirt et ta veste que tu peines à passer sur ton bras douloureux. La clope au bec, tu quittes ton clapier à lapin pour te rendre dans la fraicheur nocturne qui agresse la peau fragile de ton visage. Pour une fois tu conçois à utiliser la magie et tu transplanes maladroitement jusqu’à sainte mangouste, tes pieds touchants rudement le sol te faisant un peu perdre l’équilibre sous les regards amusés des quelques ivrognes qui traînent dans les rues à une heure si avancée. Aller respires Liesa tout va bien se passer. Tu sens ton palpitant cogner contre ta cage thoracique, menaçant de la briser. Tu es terrorisée à l’idée de pénétrer là dedans, les souvenirs douloureux de la dernière fois te revenant en mémoire. Mais une nouvelle pointe de douleur t’obliges à avancer, un pas après l’autre jusqu’à l’accueil. Ta gorge est serrée, tu sens peu à peu une panique sourde t’étreindre la poitrine mais tu te contrôles, enfonçant tes ongles dans la paume de tes mains. “Je peux vous aider ?” tu observes la secrétaire, tes pupilles doivent être dilatées tu le sais mais tu n’en as cure, te raclant la gorge en espérant que ta voix sorte assurée et clair. “Je viens voir un médecin, j’ai, je, mon bras est infecté je crois et…” “Je vous invite à attendre juste là, je vais prévenir quelqu’un” Grosse vache mal baisée. Tu serres les dents en capitulant, te rendant à l’endroit indiqué soit des pauvres chaises qui constituent la salle d’attente. Tu aurais dû aller aux urgences ça aurait été plus rapide, mais visiblement le fait que ton bras menace de s’infecter et d’être amputé n’alerte personne. Tu retires avec parcimonie ta veste, la sensation du cuir sur ta plaie te chauffant à blanc, tu gémis doucement avant de te mordre l’intérieur de la joue pour ne pas te ridiculiser encore plus face aux autres patients, tu n’es pas une chochotte. Une fois la tâche accomplit, tu te permets d’observer ces fameux malades, essayant par ce simple fait de deviner ce qui leur ait arrivé. Tu les passes à la loupe un à un, inventant des scénarios dans ta tête qui au final la plupart du temps tombent juste. Ton regard céruléen s’arrête alors sur un jeune homme qui a la tête baissée. Des boucles brunes encadrent son visage, un sentiment familier t’étreint le coeur alors que tu fronces les sourcils. Il relève son visage vers toi. “Bordel de m…” tu ne peux retenir tes paroles colorées alors que ton regard se perd dans cette étendue ébène, te ramenant des années en arrière à l’époque de Poudlard. Tu scrutes chaque détail de son visage qui au final n’a pas vraiment changé, aucun centimètre n’est épargné. “Morpheus” Tu souffles son prénom comme l’echo d’un souvenir lointain, enfouit que tu ne pensais pas déterrer un jour. Qu’est-ce qu’il fout ici. Tu restes prostrée sur ta chaise, l’âme en vraque en te rappelant le lien unique que vous aviez à l’école, certainement le seul qui a compté à tes yeux si tu en oublies ses moeurs. En fait tu arrivais à le détester autant que tu l’aimais. Tu as besoin d’une clope. Sans prévenir tu finis par te lever, faisant grincer les pieds de ta chaise sur le sol, ramenant tous les regards sur toi mais tu ne sens que le sien qui te brûle l’épiderme. Ta veste à la main, tu quittes avec trop d’empressement la salle d’attente, passant devant la secrétaire qui doit te prendre pour une cinglée, ce que tu es en réalité. Tu finis par arrivée dehors, cherissant l’air frais que tu as blâmé tantôt. Fébrilement tu attrapes tes cigarettes dans ta poche, en glissant une entre tes lèvres, tu mets plusieurs secondes à réussir à grater ton allumette avant que la douce délivrance de la nicotine n’empoisse tes poumons, engourdissant un peu cette sensation qui t’enserre les tripes après l’avoir revu.

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MessageSujet: Re: lost in the echo ▬ morpheus   Jeu 28 Aoû - 12:56

Il est tard, tu le sais. Ça fait un bout de temps que le soleil a cédé bien malgré lui sa place à la nuit. Une douce nuit glaciale, comme il y en a tant ces derniers mois. Celle qui te prend aux tripes, de la même manière que le whisky que l’autre moldu t’a servi. La nuit te rassure autant qu’elle fait peur aux autres. Aux impurs. Tu les comprends, tu aurais peur aussi à leur place, en plus d’avoir honte. Alors tu les regardes depuis plusieurs heures, attablé dans un coin de la pièce, à l’abri des regards.
Tu sais même pas ce que tu fiches ici.
Tu te souviens d’être sorti d’une des tavernes de l’allée de embrumes vers minuit. Tu n’étais pas très frais, faut bien avouer. Puis tu t’es mis en tête d’aller faire un tour chez les moldus, sans réellement savoir pourquoi. C’est pour ça que tu te retrouves ici, à boire une boisson noire et chaude appelée caté ou faté. Tu ne sais plus. Ça n’a aucune sorte importance. Au moins, t’as les idées plus claires, ça fait du bien. Alors tu les laisses vagabonder au grès du temps, parce que tu trouves pas d’autres choses à faire.
Dans la pièce, il ne reste que le vieux barman et un homme à moitié comateux échoué sur l’une des tables. Y’a toi aussi, assis lâchement sur un siège inconfortable, te brulant les doigts et la gorge à chaque lapé de cette boisson corsée. Tu n’as plus d’allure depuis un bout de temps. Aussi bien au niveau de ta coiffure que de ta tenue. Tu ferais honte à ta mère si elle te voyait. Tu serres rageusement des dents, comme à chaque fois que tu penses à elle. A présent, elle ne peut plus ressentir quoique ce soit d’où elle est. A cause de cette salope de Londubat. Un jour, tu auras ta vengeance. Celle que tu attends depuis si longtemps. Elle regrettera de s’en être prise à une Travers. A ta mère. Un sourire cruel s’étale alors sur ton visage. Elle te suppliera même de t‘arrêter et tu te ferras un plaisir de ne pas lui accorder sa requête. Pas une fois. « Un tel regard ne devrait pas avoir sa place sur le visage d’un aussi beau jeune homme. » Sursautant, tu regardes méchamment la personne qui vient de t’interrompre dans tes songes. A moins d’un mètre de toi se tient une femme assez forte d’une cinquantaine d’années. Ses cheveux bruns sont relevés en un chignon défait, révélant une partie de son tatouage présent dans son cou. Ses lèvres peinturlurées de rouge à lèvre surement bas de gamme s’étirent pour former un sourire se voulant séduisant lorsque ses yeux bien trop maquillés rencontrent tes habits couteux. Tu n’as pas vraiment besoin de la compagnie d’une vieille prostituée dans ton état. Dans n’importe quel état d’ailleurs. Tu souffles. « J’ai pas d’argent, vas voir l’mec là-bas. Il aura peut-être pitié de toi. » lui dis-tu en lui montrant le comateux du regard. La femme se met à plisser des yeux avant de repasser par la case 'j’veux te mettre dans mon lit, mon poulet'. « Les hommes n’ont pas pitié de moi, ils me désirent. » Ton rire sardonique résonne dans la salle. « Qui est-ce que tu cherches à convaincre au juste ? Le client à qui tu veux soutirer du fric ou toi ? » Tu vois distinctement la femme faire un mouvement vers la poche de son manteau miteux avant de se stopper. C’est à ton tour de plisser les yeux. Une sorcière. Une honte. « Dis-moi, ça fait quoi de faire le trottoir chez les moldus ? T’as beaucoup de clochards sur ton tableau de chasse ? » Cette femme t’emmerde. Tu veux qu’elle se casse alors tu prends pas de gants. Au moins, tu peux lui dire le fond de ta pensée sans te soucier des convenances. Les joies de l'alcool, entre autres. « Sale petit… » Sans attendre, elle sort sa baguette pour te lancer un sortilège. L’éclair violet te touche le bras sans que tu ais eu le temps de faire quoique ce soit. La tasse que tu tenais tombe et se brise en mille morceau sur le sol tandis qu’un cris de douleur s’échappe de tes lèvres. Traitresses. Déjà, une brûlure écarlate te marque le bras tandis que ton esprit hurle. De douleur. De vengeance. Tu ne sais plus. Serrant les dents, tu es bien décidé à répliquer lorsque deux obliators font éruption dans le bar. Tu ne les as jamais vu mais tu les détestes déjà. Cette salope n’a pas eu son compte. Pour qui s’est-elle prise avec son petit sortilège de magie noire pathétique ? Et pourquoi arrivent-ils aussi vite ? Eux qui mettent habituellement plus de cinq minutes à arriver ?
Tu regardes la prostituée d’un air mauvais. Elle a vraiment une putain de chance celle-là.


****


Tu n’aimes pas Sainte-Mangouste. Encore moins la nuit, surtout quand un obliator t’oblige à rester à cause d’une brûlure soignable à l’aide d’une ou deux potions curatives. Il est con. La vieille aussi. Du coup, tu dois continuer à patienter dans cette salle d’attente bien trop blanche pour être honnête. Quand ça se prétend trop blanc, c’est qu’il y a serpencendre sous roche. C’est toujours le cas. Soupirant, tu baisses la tête, regardant avec attention ton bras calciné. Elle t’a vraiment pas loupé. Comme quoi la boisson chaude ne devait pas être si efficace contre ton ébriété. En plus, il fait putain de chaud ici. Tu soupires avant de relever la tête. C'est là que ton corps se bloque. Elle est là. La sang-pur. La malade. La protégée. L’amie. Liesa. Cette fille brune au regard perdu. Celle que tu n’as pas vu depuis ta sortie de Poudlard. Beaucoup trop longtemps. Elle n’a pas vraiment changé, c’est étrange.
Se souvient-elle de toi ? Tu vois ses lèvres remuer tandis qu’au loin, tu as l’impression d’entendre ton prénom. Une voix de velours, un murmure. Tu n’as même pas le temps de cligner des yeux qu’elle est déjà en train de partir. Non, pas encore. Tu te lèves, légèrement chancelant et la suis. L'obliator n’est plus là. Tant mieux. Pourquoi s'en va-t-elle ? Tu la suis jusque l’extérieur. Il fait toujours aussi froid, cela te pique le bras, bien plus que d’habitude. « Liesa. » Tu as une tonne de questions qui te tourmentent, toutefois tu ne sais pas si elle veut bien y répondre. Te répondre. Veut-elle ne serait-ce que te voir au moins ? « Pourquoi es-tu partie ? » Tu regardes intensément ses cheveux couleur chocolat pour ne pas la regarder dans les yeux. Puis, tu te souviens du lieu dans lequel vous êtes. « Que fais-tu ici ? » est-elle malade ?
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