Pour obtenir une capacité spéciale / un don,
vous devez en faire la demande avant d'écrire votre fiche ici.
N'hésitez pas à voter toutes les 2 heures !

Partagez | 
 

 if i lose myself tonight. (maëlys&emrys)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
neutral


avatar

› inscription : 10/08/2014
› hiboux postés : 887


MessageSujet: if i lose myself tonight. (maëlys&emrys)   Dim 24 Aoû - 19:11


if i lose myself tonight
i stared up at the sun, thought of all the people, places and things i've loved. i stand up just to see of all the faces, you are the one next to me. you can feel the light start to tremble, washing what you know out to sea. you can see your life out of the window, tonight.



Je ne peux cesser de repenser aux accusations qui planent sur mon géniteur. Plus celles-ci résonnent dans mon esprit et plus elles me paraissent improbables, complètement sordides. Mon père aimait ma mère, cela lui a déchiré le cœur de la voir partir. Il me l’a répété sans cesse, lorsque je n’étais encore qu’un enfant, à lui poser sans cesse des questions sur cette maman disparue, celle qui n’a pas respecté pleinement ce que ses qualités de génitrice impliquait de responsabilités. Est-ce pour cela que mon père se trouve être accusé d’avoir tué sa femme ? Parce qu’il a dû élever un enfant seul et qu’il paraît invraisemblable que ce soit une mère qui fuit ses responsabilités ? Il est l’homme le plus courageux que je connaisse et je refuse de croire ces sornettes. Seulement, la solitude va finir par me rendre fou, à force de me faire ressasser sans cesse ce maudit jour où il m’a fallu découvrir ces inconnus dans l’enceinte de la maison familiale. C’est donc dans un bruissement sonore, que je m’empresse de transplaner en dehors de cette maison, que j’apparente de plus en plus à une prison depuis qu’il m’a fallu revenir. Comme si ce bâtiment était entièrement responsable du fait qu’il m’a fallu m’arracher à Maëlys, alors que je suis le seul fautif. Pourtant, le sol apparu soudainement sur mes pieds, chasse une nouvelle fois ces sombres pensées de mon esprit. Il ne faut pas que je me remette à penser à la rouquine, elle fait désormais partie du passé et il ne sert à rien de me remémorer sans cesse l’époque heureuse où nous étions ensemble. Je tente de laisser à la porte tout ce qui peut se rapporter de près ou de loin à la jeune femme tandis que je prends la direction du bar. « Un whisky pur-feu, s’il vous plaît. » je lance au barman derrière le comptoir, alors que je dépose quelques mornilles face à moi. Noyer mon chagrin et mes pensées dans l’alcool, ne m’est jamais apparu comme étant la bonne solution. Mais ce soir, je considère qu’il ne me reste aucun autre choix, si je veux espérer pouvoir m’endormir et conquérir quelque peu ce sommeil qui me fait défaut depuis de trop nombreuses nuits à présent. Aussi est-ce comme une bénédiction que j’accueille enfin le verre que me tend l’homme, alors que celui-ci se saisit aussitôt des mornilles lui revenant de droit, me laissant seulement celles déjà prévues pour les prochains verres. Je ne vérifie pas ce qu’il fait, n’ayant pour lors, que faire de ces soucis secondaires que peut amener l’argent. Je resserre mes phalanges autour du verre, faisant danser un instant le liquide ambré qu’il contient, fixant l’alcool sans mot dire alors que je me surprends à me demander s’il s’agit vraiment là d’une bonne idée, la peur de sombrer dans l’alcoolisme s’emparant déjà de moi. Mais après seulement quelques secondes de tergiversions, je finis par porter le gobelet à mes lèvres, laissant l’alcool venir me brûler la gorge.

Déjà plusieurs heures se sont écoulées et je ne compte plus le nombre de fois où j’ai demandé à être resservi, ayant même dû sortir quelques mornilles supplémentaires de ma poche. Mais une nouvelle fois, peu importe l’argent, tout ce qui compte, c’est le résultat et pour le coup, je dois avouer que chaque centilitre de whisky pur-feu, m’apporte ce que je recherche et tout le contraire à la fois. Car si je semble plus détendu que lorsque je suis entré dans le bar, mes pensées se font désormais bien plus sombres et mes paroles virulentes. Je ne connais pas les personnes assises non-loin de moi, près du comptoir, mais l’alcool aidant, ils semblent être plus qualifiés les uns que les autres pour devenir mes confidents du moment. Et si ce qui se rapporte à Maëlys a longtemps été un sujet tabou duquel j’évitais de parler, même du temps où nous étions ensemble, il semble être ce soir, celui me rendant le plus bavard. « Mais oui, je l’aime, cette sang-mêlée. » je finis par dire nettement, haussant la voix pour déclarer mon amour à une personne non présente, une personne dont je n’ai même pas mentionné le nom depuis que je suis entré dans ces aveux sans fin. Et même si j’essaye, je ne parviens pas à stopper le flot de mes paroles, celles-ci semblant se débiter toute seule, sans que je ne puisse rien faire pour les stopper. « Sauf que les sang-mêlées, elles sont faites pour s’amuser, pas pour rester. » Je cite les mots de mon paternel sans même m’en rendre réellement compte. Est-ce que je pense vraiment ainsi ? Je n’ai aucune raison de le faire. Lui-même n’avait aucune raison de prétendre pareille chose, avant que ma mère ne nous laisse tomber. Il s’agit simplement d’une leçon qu’il a déduit de cet évènement, rien de plus. Je ne sais pas si j’ai le droit de retenir moi aussi des leçons d’une chose s’étant passées alors même que j’étais trop petit pour m’en rendre compte. Mais c’est finalement les grammes d’alcool circulant dans mon sang, qui décident à ma place de la conduite à suivre. « Seules les sang-pures sont dignes d’être mariées. » Que de bêtises, on croirait entendre mon père et cela m’horrifie de répéter les seules choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord, dans son éducation. Pour m’obliger à me taire, je m’empresse alors de porter de nouveau mon verre jusqu’à mes lèvres, le sirotant alors lentement tout en essayant de faire abstraction des regards embarrassés ou horrifiés qu’on me lance, de chaque côté de moi. Un instant, je me surprends à me demander si personne n’a mis de veritaserum dans mon whisky pur-feu, mais j’écarte bien vite cette idée, m’apparaissant comme peu plausible. Le veritaserum me ferait dire tout autre chose, il me ferait conter ma vérité alors qu’ici, on peut reconnaître les ravages de l’alcool par le biais des choses sordides que je raconte. Fermant les paupières alors que je repose mon verre sur l’épais bois collant – dû aux nombreux gobelets renversés là, sans doute – du bar, je tente de me remettre les idées en place et de redevenir moi-même.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

if i lose myself tonight. (maëlys&emrys)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» How do you rate President Obama's speech tonight?
» tonight, we are young [04/04/12 à 14h21]
» Jane ❝ when you have nothing, we have nothing to lose ❞
» In The Air tonight [Livre 1 - Terminé]
» Eric ~ let's groove tonight

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RISE AND FALL :: no place like london :: le chemin de traverse :: le chaudron baveur-