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 Devil in my lunchbox Δ JAMIA

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› inscription : 06/08/2014
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MessageSujet: Devil in my lunchbox Δ JAMIA   Jeu 14 Aoû - 11:25

Devil in my lunchbox
jamia


"Papa arrêtes s'il te plait !" Ta voix enfantine hurle dans tes oreilles, tu t'observes, tu as l'impression de te voir dans un miroir, un miroir sale, brisé. La gamine te semble si maigre, si innocente et pourtant déjà en miettes, fauchée par la dure réalité de son inexistante, ou plutôt de l'oublie, du refus de son existance par la personne qu'elle estime le plus au monde, son père. Tu la regardes marteler le bois de la porte, suppliante, de grosses larmes coulant sur ses joues pas assez potelées pour une fillette de son âge. Ton cœur, se serre, se brise à mesure que la voix de l'enfant se fait moins forte, moins convaincue, à mesure que l'espoir de sortir un jour d'ici s'envole de son petit cœur en morceaux. Tu te rappelles cette sensation, l'abandon de soi, l'abandon de l'espoir de revoir un jour la lumière, la peur qui te bouffe les tripes, t'entrainant dans ce tourbillon de souffrance et de noirceur. Dans cette pièce tu ne deviens qu'un souvenir, un murmure, le fantôme de ce que tu aurai dû devenir. Tu te rappelles de chaque sensation, chaque odeur, chaque supplique vaine, chaque mots de ton père, chaque regard absent de ta mère. Tu te rappelles de tout, absolument tout et ça te tue un peu plus à chaque minute. Des doigts viennent doucement caresser tes cheveux, descendant dans ta nuque. Un souffle chaud vient percuter ta peau brûlante de fièvre alors que des mains viennent enserrer ta taille trop fine. Ca te donne la nausée. Lentement tu ouvres tes yeux d'un bleu céruléen, clignant des paupières plusieurs fois pour t'habituer à la lumière du jour. Tu ne reconnais pas ce que tu vois, comme toujours. Tu finis par te demander si au final ce n'est pas ce que tu souhaites le plus au monde, oublier. Les mains sur toi se font plus ferme, plus aventureuses en descendant entre tes cuisses alors que tu sens quelque chose de dur contre tes fesses. Ses lèvres caressent l'arrière de ton oreille dans une tendresse qui te rebute. "Bonjour bel ange" Merde. Bordel de merde. Milles fois merde. Tu te crispes instantanément, les caresses qu'il te prodiguent n'éveille aucun désir, tu es à plat, fatiguée, en manque de drogue, de solitude, de déchéance. En manque de destruction. Tu glisses alors une main sous la couette pour le faire arrêter sans un mot. Tu le sens soupirer alors qu'il continue de se frotter contre toi espérant une réaction de ta part. Toujours silencieuse tu retires sa main d'entre tes cuisses avant de te redresser, le faisant grogner. "Quelque chose ne va pas beauté ?" Beauté. Non tu n'es pas belle, tu n'es pas ce genre de femme à la beauté destructrice, incendiaire. Tu attires par ton côté malsain, tu es la bête curieuse qu'on veut approcher, toucher pour essayer mais qu'on jette après. Une sorte de nouvelle drogue illicite à essayer avec modération. "Je dois partir." Ta voix est sèche et sans appel. Tu n'aurais pas dû rester ici, en réalité tu n'en as aucun souvenir, tu devais être tellement défoncée que tu t'es endormie ici après la partie baise. Tu le sens se redresser à son tour alors qu'il vient poser un baiser sur ton épaule dénudée, collant son torse à ton dos. Tu n'as même pas envie de le regarder, tu ne veux pas voir son visage, son désir. "Arrêtes" Tu le sens sourire contre ta peau avant qu'il ne la racle doucement avec ses dents déclenchant un frisson qu'il interprète comme du désir alors que tu ne ressens que du dégoût. Tu te lèves, nue, à la rechercher de tes vêtements éparpillés dans la pièce, son regard te brûle l'épiderme mais tu l'oublies. Tes mains tremblent, tu as besoin de ta came mais tu ne veux pas faire ça ici, avec lui. "Tu étais moins farouche hier quand tu m'as limite violé au bar" Tu t'arrêtes un coup instant dans ta recherche, le flash de cette scène te frappant au visage. Toi à califourchon sur lui, envoyant valser toute décence dans un bar de Londres. Merde. Tu ne réponds toujours pas, commençant à t'habiller avant de prendre tes chaussures à la main, ta veste et ton sac. "Tu me laisses ton numéro ? j'aimerai qu'on..." "non" une nouvelle fois tu ne prends pas de gants, laissant échapper ta méchanceté et ton indifférence. Sans attendre plus longtemps tu ouvres la porte avant de la claquer derrière toi sans remords. Tu as l'habitude. Tu enfiles tes chaussures en soupirant avant d'attraper une clope dans ton sac. Après l'avoir allumé, tu descends les marches qui te mènent à la rue, l'observant de gauche à droite afin de te donner une idée où tu es. Des moldus. Tu n'es plus dans le monde des sorciers. Mais visiblement tu es toujours en Angleterre, à Londres plus précisément. Tu expires doucement la fumée de ta clope avant de t'engager dans la rue en maudissant tes talons trop haut et ta robe de soirée presque indécente. Tu as chaud, beaucoup trop chaud malgré ce temps frais et l'heure matinale. Tu sais que si tu ne prends pas quelque chose tu vas finir par faire une crise. Tu as l'impression que les dalles sous tes pieds sont faites de pâte à modeler, que tu t'enfonces dedans et tu comprends assez rapidement que ton cerveau te joue encore des tours. Passant devant une roulotte à café, tu en prends un grand gobelet espérant que ça te fera tenir jusqu'à ce que tu rentres chez toi et que tu puisses te démonter la tête une nouvelle fois. Ta nymphe sera surement là, d'ailleurs c'est étonnant qu'elle ne soit pas là. Tu reprends ton chemin en essayant de savoir comment tu vas rentrer, refusant le transplanage alors que tu percutes violement quelqu'un, ton café brûlant se rependant sur toi. Tu lâches un cri alors que tu sens ta peau à vif, ça fait mal, ça fait horriblement mal. Tu jures, tu pestes et tu menaces même de frapper l'abrutit qui ne regarde pas où il marche quand tu croises un regard que tu reconnais malgré toi. "Oh merde" James Potter. Ca faisait longtemps que tu ne l'avais pas revu, depuis presque deux ans en réalité. La dernière fois que vous vous êtes vu, tu l'as agressé à sainte mangouste pendant une crise. Tu ne t'en rappelles pas vraiment, on te la raconté quand tu as croisé le dit Potter avec des marques au visage. Tu ne te rappelles que très rarement de tes crises. Tu sens ton sang se glacer à mesure que tu percutes que tu n'as aucun échappatoire alors tu recules, tentant d'oublier la douleur de la brûlure. "Merde Potter regardes où tu marches..." Tu glisses tes doigts dans tes longs cheveux, tu dois avoir l'air d'une trainée comme d'habitude, tu détestes la lucidité que te donne l'absence de drogue. Tu te racles la gorge avant de tirer une nouvelle fois sur ta clope. "Je...bon salut" Aller fuis Liesa, fuis bordel.

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MessageSujet: Re: Devil in my lunchbox Δ JAMIA   Dim 17 Aoû - 20:19


liesa & james
devil in my lunchbox





Tu soupires longuement, et tu respires l'air frais qui frappe ton visage cerné et fatigué. Cette fraîcheur matinale te fait un bien fou, si bien que tu restes immobile quelques minutes, un sourire béat sur le visage, laissant la légère bise te revigorer. Tu n'as pas dormi de la nuit, tu as du intervenir sur vingt-sept moldus, et tu as enchaîné pas moins de six interventions. Cependant, tu n'as pas envie de te plaindre - d'ailleurs il n'y aurait personne pour t'écouter autour de toi – car c'est assez rare que ton métier d'Oubliator te vole une nuit de sommeil. C'est un métier assez prenant certes, car tu peux être appelé à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, mais tu l'as choisi. A Poudlard, tu étais le meilleur en Sortilèges, talent hérité sans aucun doute de ta mère. Tu adorais, enfant, t’entraîner à de nouveaux sortilèges sur ton frère Albus, au grand damne de tes parents. Tu souris à l'évocation de ce souvenir, notamment du jour où tu l'avais fait léviter la tête à l'envers. Cette époque te paraît bien lointaine, et un vent de nostalgie te frappe. La fatigue te pèse, et tu n'aurais qu'une seule envie en ce moment précis : transplaner sur le canapé de ton appartement, pour enfin dormir un peu. Mais tu es plus que bien placé pour savoir qu'il te faut d'abord trouver un endroit adéquat, une petite ruelle invisible aux yeux des quelques moldus qui pourraient déjà être debout à cette heure si matinale, une petite ruelle à l’abri des regards indiscrets. Alors tu avances dans cette rue de Londres que tu ne connais pas, traînant légèrement les pieds. Tu te laisses guider, ne regardant même pas devant toi. C'est alors que tu la percutes.

Elle est probablement sortie de nulle part, car même si tu ne regardais pas où tu allais, tu n'avais rien entendu non plus. A moins que ton état de fatigue avancé y soit pour quelque chose, et que tes sens soient tous un peu diminués. Quoi qu'il en soit, tu n'as même pas le temps de lever ton regard vers elle qu'elle pousse un cri. Rien d'étonnant, votre bousculade a entraîné la chute de son café sur sa robe. Tu lèves alors les yeux vers elle, et tu reconnais ce visage angélique. Liesa. Cependant, en cette matinée, il n'a rien d'angélique. Ses yeux sont rouges et cernés, et elle affiche une moue extrêmement contrariée. Elle doit certainement se demander quelle insulte elle va te lancer, mais les mots qui sortent de sa bouche sont de toute autre nature : « Oh merde. » Tu réprimes un sourire, tu as toujours adoré son naturel et sa spontanéité. Cependant, des images de votre première rencontre te reviennent et font retomber ta joie. Tu te souviens de la folie que tu avais lue dans les yeux de la jeune femme qui se trouve en face de toi, tu te souviens de tes bleus, de tes entailles au visage. Tu étais entré dans sa chambre à Ste-Mangouste par erreur, et tu en avais payé les frais. Depuis, et après que Cian t'ait expliqué sa maladie, tu avais essayé de lui parler, de l'aider, mais elle te prenait pour une hallucination. Il t'avait fallut un moment pour t'en rendre compte, car Liesa savait parfaitement jouer la comédie. Tu la vois reculer devant toi, alors que tu ne lui as encore rien dit. D'ailleurs, elle peste contre toi, mais tu n'y fais pas attention. Tu es bien décidé à lui parler aujourd'hui. Malgré ta fatigue, tu te sens bien désormais, déterminé à lui faire comprendre que tu ne lui veux aucun mal. Tu plonges ton regard azur dans le sien. Elle a l'air lucide, c'est déjà une bonne chose. Ou du moins tu aimerais t'en convaincre. « Je … bon salut. » Il en est hors de question. Tu fais un pas vers elle, lentement, afin de ne pas l'effrayer. Tu ne l'as pas quittée des yeux, tu n'as même pas cillé une seule fois. Cette fille te fascine, t’intrigue, tu ne comptes pas abandonner aussi facilement. « Ne pars pas », l'implores-tu. « Dis-moi plutôt, que fais-tu ici de si bon matin ? » Tu ignores si elle va te répondre ou partir en courant, mais tu espères qu'elle va opter pour la première option, même si c'est pour te hurler à la figure.


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