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 idryss › you die or i do.

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order of the phoenix


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MessageSujet: idryss › you die or i do.   Mer 13 Aoû - 22:33


you die or i do.


Ce que Ted venait de faire était totalement inconscient; il maudissait les Gryffondors et leur sale manie d'agir avant de réfléchir ! Transplaner de la sorte était la pire idée qu'il ait eue au cours de ces dix dernières années. Voire de toute sa vie.  L'atterrissage ne fut guère plus glorieux : Teddy s'écroula et le Mangemort lui tomba dessus brutalement, l’écrasant un peu plus dans la terre et dans l’herbe. Le choc lui fit tourner la tête,  lui donna la nausée. Ted se sentait plus léger qu'il ne l'était vraiment, avec elle sur le dos. Le monde tanguait, dansait, virevoltait, il n'était plus que chair perdue et âme fatiguée. Il lui fallut quelques instants pour réagir, se rappeler où il était et ce qu'il faisait là, mais surtout à qui appartenait le poids qui le maintenait au sol. Il se retourna alors violemment pour la faire tomber sur le côté,  s'assit à califourchon sur son corps fin et fragile, attrapa ses poignets qu'il plaqua au sol de chaque côté de sa tête pour l'empêcher de bouger. La marque des ténèbres s'offrit à sa vue, ce qui lui arracha une grimace écœurée. Elle striait fièrement la peau douce de la jeune femme, comme pour lui rappeler à qui il avait à faire. C'était une bonne chose, en soi. Il lâcha un instant l'un de ses poignets pour lui arracher son masque et le jeter au loin. Il ne s’était heureusement pas trompé, c’était bien elle. De toute façon, Ted n’avait eu que très peu de doutes. Pour une raison qui lui échappait totalement, Avery était devenue sa figure emblématique de l’ennemie. Le visage de la mort, de la haine, du désespoir. Mais Idryss était belle. Comment un monstre tel qu'elle pouvait être aussi incroyablement beau ? Nombre de ses nuits avaient été hantées par ce regard clair et dur, trop intelligent,  pas assez insouciant. La main de Teddy se referma de nouveau sur son poignet fin sans modérer la force dont il pouvait faire preuve et il fronça les sourcils, provocateur. « Alors, Avery ? Tu trouves ça malin ? Tu pensais que ce serait une bonne idée de me suivre ? » Ted ricana et fit mine de regarder autour de lui, à la recherche de quelque chose ou de quelqu’un. « Ils sont où, tes petits amis les Mangemorts ? Et ton cher papa, prêt à tout pour sa fille chérie ? » Il allait trop loin, il le savait. Mais une rage intérieure le consumait, lui faisait dire ce que jamais il n’aurait pu dire autrement : elle s’en était pris à James. Et ça, Ted ne pouvait sciemment pas le laisser passer. Il approcha davantage son visage du sien, avant de continuer : « Ici, il n’y a que toi et moi. Je vais te faire la peau, Avery, comme j’aurais dû le faire dès le début. Et personne ne viendra à ton secours, parce que personne ne sait où nous sommes. » Ses lèvres lui faisaient envie. Depuis qu’il y avait timidement gouté la dernière fois, Ted était obsédé par l’idée de recommencer. Il voulait les posséder plus intensément qu’il n’avait pu le faire. Son regard redevenu gris glacial se posa dessus, avant de revenir à ses yeux. Il était fermement décidé à lui faire la peau, mais quelque chose le retenait. Déjà parce qu’il était incapable de tuer, ça ne faisait pas partie de ses habitudes. Il y avait autre chose. C’était elle. Pourquoi ? Comment ? Des milliers de questions se bousculaient dans son esprit, tandis que le dégout, la colère et le désir s’emparaient de son corps fatigué et tendu. « Ce n’est pas un cadre désagréable pour mourir, n’est-ce pas ? J’aime beaucoup cet endroit, j’y ai grandi. Tout y est calme, comme si le monde avait cessé de tourner. » expliqua-t-il en haussant un sourcil, en guise de défi. La maison d’Andromeda Black. Sa grand-mère lui avait légué les lieux à sa mort, et il était libre d’y venir quand il le voulait. Cette maison entourée de champs, au beau milieu de nulle part. Il semblait y faire toujours beau, et la légère brise faisait danser les herbes hautes des prés environnant. Teddy avait passé des heures assis sur ce banc, un peu plus loin, à contempler le paysage à l’ombre du grand arbre auquel il grimpait parfois, pour voir plus loin. Un flot de souvenirs qu’il aurait aimé refouler, et qui furent suffisants pour qu’il perde sa concentration, son attention. Suffisant pour relâcher sa pression autour des poignets d’Idryss Avery, pour que son corps ne maintienne plus assez celui de la jeune femme au sol pour qu’elle ne puisse s’en dégager. Une erreur monumentale qui lui coûterait certainement beaucoup ; qui leur coûterait à tous les deux.
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deatheater


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MessageSujet: Re: idryss › you die or i do.   Ven 15 Aoû - 2:02


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Quelques secondes seulement avaient étés nécessaires pour que la situation ne prenne une tout autre tournure. Une tournure à laquelle la brune n’avait pas songée, une à laquelle elle n’avait pas réfléchit. Oui, c’est bien ce qu’elle avait fait en agrippant fermement le bras du brun, ne pas réfléchir. Son impulsivité avait prit le dessus dés lors qu’elle avait reçu de plein fouet son sortilège, celui qui l’avait fait sortir de ses gonds à son tour. Pourtant, dés les premières secondes elle l’avait regrettée, lorsqu’une douleur fulgurante s’était emparée entièrement de son bras gauche. Les lèvres pincées sous la douleur occasionnée, elle n’avait pas pour autant lâchée sa prise. Elle était consciente des dangers que pouvait représenter un transplanage. Sur ce coup, elle était chanceuse pourtant dans sa douleur, ayant sans doute évitée de peu de voir son bras se désarticuler. L’atterrissage avait alors eu de quoi la réconforter. Car elle, n’était pas tombée à même le sol, mais bien sur le dos du brun, s’écrasant lamentablement de tout son poids sur lui. Aucunement intentionnel, elle n’en était pas moins désolée. Au contraire. Elle espérait même qu’il s’étouffe dans cette terre dans laquelle son visage semblait avoir plongé. Sa tête lui tourne alors qu’elle tente de se redresser quelque peu. La première et seule chose qu’il lui laisse le temps d’apercevoir, c’est cette bâtisse derrière les hautes herbes. La seconde suivante, c’est son visage qui se retrouve dans son champ de vision lorsqu’il prend place au-dessus d’elle. Un visage possédé par la rage. Cela, elle peut le remarquer autant dans les traits durcis de celui-ci que dans son regard aux nuances orageuses. Une tempête qu’elle avait provoquée et qu’elle allait maintenant subir, de plein fouet. Une nouvelle vague de douleur la sort soudainement de ses pensées, la ramène à la réalité. Elle sent la force du jeune homme s’emparer de ses poignets, les coinçant au niveau de son visage. Son bras la faisait souffrir, sûrement s’agissait-il d’une entorse. Pourtant, elle ne laissait rien paraître. Si ce n’était une légère grimace avant qu’il ne lui arrache son masque, celui derrière lequel elle se cachait depuis le début de l’après-midi. Il était hors de question qu’elle exprime d’une quelconque façon sa douleur face à lui, elle possédait une bien trop grande fierté pour cela. « Alors, Avery ? Tu trouves ça malin ? Tu pensais que ce serait une bonne idée de me suivre ? ». Les lèvres closes, elle l’observe d’un air impassible user de son arme habituel, la provocation. C’était la seule chose à faire à cet instant, garder le silence, avec cette insolence au coin des lèvres. Sa seule alternative alors qu’elle était à sa merci, à son plus grand malheur. « Ils sont où, tes petits amis les Mangemorts ? Et ton cher papa, prêt à tout pour sa fille chérie ? ». L’intonation du sorcier se faisait plus dure alors qu’il portait même les gestes à sa mauvaise comédie face à laquelle la jeune femme avait laissée échapper un soupire. Surtout, rester calme. Il n’attendait que ça, qu’elle réponde à sa provocation, qu’elle s’énerve à son tour. Ses prunelles fixent alors plus intensément les siennes alors que les centimètres séparant leurs visages diminuent à une vitesse folle. « Ici, il n’y a que toi et moi. Je vais te faire la peau, Avery, comme j’aurais dû le faire dès le début. Et personne ne viendra à ton secours, parce que personne ne sait où nous sommes. ». La colère imprégnait chacun de ses mots, faisant frissonner de toute part la jeune femme qui était spectatrice de cette rage qui semblait croître rapidement en lui. Pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de songer que toutes ces menaces sonnaient faux sortit de sa bouche à lui. Idryss était assez bien placée pour en juger, les deux n’étant pas à leur premier face à face, bien au contraire. Depuis leur première rencontre, ils n’avaient cessés de retomber l’un sur l’autre suite aux évènements qui s’en étaient suivis. A croire que ce que beaucoup appelait le destin existait réellement. Peut-être. A cet instant, elle n’arrivait à se concentrer correctement face à son regard, celui avec lequel il ne cessait de la scruter. Il la troublait, ce qu’elle détestait au plus haut point. « Ce n’est pas un cadre désagréable pour mourir, n’est-ce pas ? J’aime beaucoup cet endroit, j’y ai grandi. Tout y est calme, comme si le monde avait cessé de tourner. ». Elle lève les yeux au ciel face à ce discours emplit de niaiseries. Loin d’elle était l’envie de l’entendre déblatérer de son enfance où il avait été entouré et élevé pour tout ces traîtres. Le visage crispée, son impulsivité se faisait de nouveau ressentir. Elle détestait cette sensation de soumission, celle qu’elle ressentait dés lors qu’il avait prit place sur elle en l’empêchant d’exécuter le moindre geste. Pourtant, il devait en être conscient, Idryss n’était pas de ceux qui abandonnait aussi rapidement. Jusqu’au bout, elle était prête à se battre. Une détermination assez suffisante pour lui donner la force, celle de se redresser brusquement alors que le jeune homme avait desserré son emprise de ses poignets. Ni une, ni deux, elle avait abattu violement son coude droit au niveau de son visage, le faisant tomber sur le côté alors qu’elle plongeait à son tour sur lui. « Blablabla... Tu parles beaucoup trop pour quelqu’un qui en fait si peu. ». Son ton se faisait moqueur alors qu’elle cherchait activement du regard sa baguette, sa fidèle alliée. Il lui avait alors fallut que quelques secondes pour s’en emparer et l’enfoncer au niveau de la gorge du jeune homme. « Tu me déçois Lupin, je pensais que tu allais accourir plus vite pour sauver ton petit Potter adoré. Tu m’en voudras pas de lui avoir laissé un petit souvenir… ». Un sourire mauvais, carnassier, se dessine sur ses lèvres alors qu’elle songe de nouveau à cette rapide confrontation avec l’aîné des Potter. A son sang, qu’elle avait appréciée voir couler. Un duel qui s’était révélé facile, très facile. Ses sourcils se froncent alors qu’elle remarque que sa main droite tremble légèrement. Elle pourrait le tuer. Là. Maintenant. Si seulement elle le désirait, vraiment. Cependant, pas la moindre formule ne dépassait la barrière de ses lèvres, la faisant pester intérieurement. « Estimes-toi heureux, j’ai été bonne avec lui. J’aurais pu le crever en moins de deux. J’aurais dû, peut-être… ». Elle le savait, il allait de nouveau s’énerver. Comment cela pouvait-il en être autrement face aux paroles qu’elle lui crachait à la figure ? Elle baisse son visage vers le siens, comme lui l’avait fait quelques secondes auparavant, ses lèvres au niveau de son oreille. « Crois-moi que je m’occuperais très bien de lui, la prochaine fois. Moi aussi, il m’arrive de pas mesurer ma force. ». Sur ses mots, elle laisse la paume de sa main droite s’abattre violemment sur sa joue. Une douce vengeance, face à l’humiliation qu’il venait de lui infliger mais aussi suite à la douleur qui se répandait rapidement dans son bras qu’il n’avait fait que décupler. Tout comme sa rage qu’elle avait jusqu’à présent fait taire dans l’attente qu’il se pointe. Cette rage qu’il allait déguster à présent.
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MessageSujet: Re: idryss › you die or i do.   Sam 16 Aoû - 20:00


you die or i do.


Teddy ne s’était pas le moins du monde attendu à recevoir un coup en plein visage. Il tomba sur le côté et porta sa main à sa joue, surpris par la douleur qu’il ressentait. Avery avait une force indéniable, la force d’une femme en colère. Ce n’était pas la première fois qu’une représentant de la gente féminine le frappait, mais avec tant de rage … Cette fois, c’était à son tour d’avoir le dessus, le bloquant au sol. Sonné, fatigué, il ne trouva pas tout de suite la force de résister.  « Blablabla... Tu parles beaucoup trop pour quelqu’un qui en fait si peu. » Ted la foudroya du regard et ne répondit pas. Il venait de se faire avoir comme un idiot. Son cœur martelait sa cage thoracique. Il aurait été faux d’affirmer qu’il n’avait pas peur : il était terrifié. Il se contenta néanmoins de la fixer de ses yeux charbon, tandis qu’elle enfonçait sa baguette sous son menton. Pour lui non plus, ce ne serait pas un cadre désagréable pour mourir. Il était exactement là où il devait être. Là où sa vie avait commencé. Là où sa grand-mère lui avait répété de nombreuses fois qu’il deviendrait un jour quelqu’un et écrirait son histoire. Il avait échoué, n’était devenu personne, mais c’était ici même qu’il avait trouvé le courage d’essayer de se battre pour que ce soit le cas. Et puis il mourrait en fixant le regard de cette femme, ce regard dangereux, ce regard magnifique, obsédant, fascinant. « Tu me déçois Lupin, je pensais que tu allais accourir plus vite pour sauver ton petit Potter adoré. Tu m’en voudras pas de lui avoir laissé un petit souvenir… » Teddy ricana, amer. C’était une très mauvaise idée que d’insister sur le fait qu’elle s’en soit prise à James. James était sa faiblesse personnelle. « Estimes-toi heureux, j’ai été bonne avec lui. J’aurais pu le crever en moins de deux. J’aurais dû, peut-être… » Son cœur s’emballa davantage. Qu’elle dise encore un mot de plus, et Idryss allait sévèrement le regretter. « Crois-moi que je m’occuperais très bien de lui, la prochaine fois. Moi aussi, il m’arrive de pas mesurer ma force. » Ted allait se redresser brusquement quand elle abattit de nouveau sa main sur son visage. La gifle le souffla et il écarquilla les yeux. L’homme resta silencieux quelques secondes, les yeux rivés vers le ciel bleu. Il lui arrivait de se demander pourquoi il se battait encore. Il n’avait pas de famille, peu de réels amis. Et ses parents l’attendaient peut-être, où qu’ils soient. Il aurait enfin l’occasion de les connaître, et ne serait plus jamais seul. Ses yeux se posèrent de nouveau sur Idryss et la colère s’empara de lui. Voilà pourquoi il continuait de se battre : cette rage le rendait vivant. Le poussait à se lever jour après jour. Il se redressa violemment en retenant la jeune femme par la gorge qu’il serra entre ses doigts fins et tordit le poignet qui tenait la baguette afin qu’elle ne puisse pas s’en servir contre lui. Teddy détestait ce qu’il était en train de faire. Ça ne lui ressemblait pas de se comporter ainsi avec une femme. Mais ce n’était pas n’importe quelle femme, c’était Idryss Avery. Jamais aucune n’avait réussi à l’énerver à ce point, avant. Assise sur lui, sans aucun moyen de s’échapper, elle était de nouveau à sa merci. Ted approcha son visage du sien. « Touche un seul de ses cheveux, et tu le regretteras amèrement. Je sais que tu as un cœur, Avery. Que tu es capable de ressentir quelque chose. » Il esquissa un sourire sincèrement désolé et continua : « Je ne sais pas si je commencerai par ta mère ou ton père. Peut-être les deux en même temps. Ils mourront main dans la main, en amoureux. Ah non, milles excuses, les sang-purs ne savent pas ce qu’est l’amour. » Il haussa un sourcil en guise de provocation. Il prenait sciemment son temps pour la provoquer, tout en sachant qu’elle commencerait à manquer d’air et souffrir de son emprise autour de sa gorge et de son poignet. « Et puis je m’occuperai de ton frère. Je m’assurerai que sa douleur soit cent fois supérieure à cette ridicule entaille que tu laisses sur le visage de toutes tes victimes. » Avec le temps, Ted avait compris qu’elle était responsable des marques retrouvées sur les cadavres qu’elle laissait derrière elle. Sa signature, en quelque sorte. Mais jamais il n’avait avoué à qui que ce soit à qui l’on devait cette trace funeste. Il avait vaguement évoqué le nom d’Idryss avec James, mais ne le ferait avec personne d’autre. D’une certaine manière, il la protégeait autant qu’il protégeait les siens. Et pour quoi, finalement ? Pour qu’ils s’entretuent dans un champ, sans personne pour sauver l’un des deux. « Si tu crois que tes menaces me font peur ! Une petite fille avec une tête de mort sur le bras qui se croit maître du monde souffre juste d’un grand besoin de reconnaissance. » C’était mensonge. Elle plus que n’importe qui lui faisait peur.  Il savait de quoi elle était capable. Teddy commençait à ne plus supporter cette position, ne plus supporter d’être à terre, de sentir le poids de son corps sur le sien quand bien même il avait réussi à se rasseoir et même si dans d’autres circonstances cela aurait pu être plus que plaisant. Il relâcha sa prise autour de son cou, s’empara de son bras gauche avec violence, puis la repoussa de toutes ses forces en arrière. L’homme se releva en vitesse et pointa sa baguette dans sa direction. Il ne lui lancerait pas de sort, pas tant qu’elle était à terre. « Debout, Avery. » ordonna-t-il d’une voix caverneuse.  « Puisque tu veux tant te battre, bat-toi ! Et qu’on en finisse vite. » Teddy laissa tomber sa cape au sol pour pouvoir se mouvoir plus aisément. Vêtu d’un jean et d’un tee-shirt noir, il se sentait beaucoup plus à l’aise. Il n’avait pas besoin de se cacher, puisque tous deux savaient à qui ils avaient à faire. Il pointa de nouveau sa baguette en direction d’Idryss. La vérité, c’était que Teddy n’avait nullement envie de l’attaquer. Il ressentait le besoin presque viscéral de se réfugier à l’intérieur de la maison et de se perdre dans les couloirs silencieux, comme il l’avait fait tant de fois auparavant. Se laisser tomber sur le canapé du salon, s’y allonger, et regarder les nuages défiler dans le ciel par la fenêtre ouverte. Andromeda n’approuverait certainement pas de les voir s’entretuer ainsi dans son jardin, elle qui aimait tant la douceur et l’amour. Sœur de Narcissa Malefoy et Bellatrix Lestrange, pauvre femme bafouée qui avait fait le choix de l’amour plutôt que de la noirceur des ténèbres du monde qui entouraient Idryss. Mais tel qu’il connaissait Andromeda, elle aurait sans doute voulu aider la jeune femme si elle avait encore été de ce monde. Peut-être était-ce également cette part de Ted qui l’avait poussé à amener Idryss ici. Regarde autour de toi. Regarde comme le monde est beau, malgré tous ses défauts. Lève-toi. Arrête tout ça bordel. Apprend à sourire, à rire, à vivre, avait-il envie de hurler. Sa baguette restait gracieusement pointé vers elle, prêt à répliquer si elle décidait de lancer l’offensive.
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MessageSujet: Re: idryss › you die or i do.   Mar 26 Aoû - 18:29


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Les traits de son visage n'exprimant pas le moindre sentiment, si ce n'était une once de mépris bien dosée, la belle fixait le jeune homme qu'elle maintenait comme elle le pouvait au sol. Sa baguette pointée et quelque peu enfoncée sur sa gorge, elle prenait plaisir à la soumettre à cette rage qui la submergeait. Un sentiment qu'elle avait parfois du mal à contrôler et qu'elle exprimait par une impulsivité qui lui était caractéristique. Cependant, depuis le début de ce face à face, sa seule arme n'avait été que des mots soigneusement choisis. Des mots qui ne l'avait pas laissé indifférent, cela, elle l'avait bien compris au travers du regard du sorcier. Un regard aux multiples teintes et nuances qu'elle aurait pu observer durant de nombreuses minutes si le contexte de la situation qu'ils vivaient tous les deux à cet instant l'avait permi. Or, ce n'était aucunement le cas. Jamais ça ne le serait, du moins c'est ce qu'elle espérait. Brusquement, elle sentit tout d'abord le corps de Ted se mouver, son regard tout d'abord perdu dans le siens. Sourcils froncés, il ne lui laissa pas la moindre seconde pour réagir tandis qu'il prenait fermement possession de son cou et de son poignet. La surprise fut le premier sentiment qui la parcoura alors qu'elle tenta vainement de lui échapper. Une vaine tentative. « Touche un seul de ses cheveux, et tu le regretteras amèrement. Je sais que tu as un cœur, Avery. Que tu es capable de ressentir quelque chose. ». Ses paroles lui revenaient de plein fouet alors qu'elle avait observée son visage se rapprocher du siens. Une proximité qui la dérangeait et qu'elle ne tarderait sûrement pas à ne plus supporter. « Je ne sais pas si je commencerai par ta mère ou ton père. Peut-être les deux en même temps. Ils mourront main dans la main, en amoureux. Ah non, milles excuses, les sang-purs ne savent pas ce qu’est l’amour. ». Durant quelques secondes, elle ne pu s'empêcher de grimacer alors qu'elle déglutissait difficilement. Rien que le fait d'imaginer un seul instant cette situation la révoltait, faisait croître en elle une colère profonde à l'égard du brun. S'il ne la maintenait pas fermement, elle se serait empresser de lui lacérer le visage de ses ongles. Les planter dans sa chair afin de lui faire regretter ses paroles. Des insultes aussi lui venaient, des insultes qu'elle voulait lui cracher au visage. Pourtant, pas la moindre d'entre elles ne parvenaient à franchir la barrière de ses lèvres. L'air commençait lentement à lui manquer alors qu'elle avait finalement prit la décision de clores ses paupières. Sa respiration se faisait plus bruyante alors qu'elle portait sa main valide également au niveau de son cou, cherchant par tous les moyens de desserer l'emprise du jeune homme. Idryss n'était aucunement de nature fragile, cependant, elle savait pertinement qu'elle ne pourrait  rester consciente très longtemps si Ted continuait d'exercer cette pression. « Et puis je m’occuperai de ton frère. Je m’assurerai que sa douleur soit cent fois supérieure à cette ridicule entaille que tu laisses sur le visage de toutes tes victimes. ». L'effet de cette menace fut immédiate. Peu lui importait à cet instant que le sorcier soit au courant des meurtres qu'elle avait commis, seule le sujet de son frère l'obsédait. Novak. Son prénom résonnait dans ses pensées alors qu'elle avait ouvert subitement ses paupières. Lançant un regard des plus meurtrier au sorcier, elle ne cessait de le maudire intérieurement. Jamais elle ne le laisserait ne serait-ce qu'effleurer son frère cadet. Seulement, cette instinct protecteur, cela faisait des années qu'elle luttait pour le faire disparaître. En faire preuve serait admettre que Novak était une faiblesse pour elle. Or, ces dernières n'étaient pas tolérées dans leur famille, celles-ci pouvant se retourner contre eux et leur être fatale. « Si tu crois que tes menaces me font peur ! Une petite fille avec une tête de mort sur le bras qui se croit maître du monde souffre juste d’un grand besoin de reconnaissance. ». Cette fois-ci, c'était la provocation de trop. Elle ne pouvait laisser personne l'insulter de la sorte et la ridiculiser ainsi. Sa rage ne cessait de s'accumuler, cela malgré le manque d'air qui pouvait troubler ses songes et qui avait sans aucun doute rougis son visage durcis par la colère. Alors qu'elle réfléchissait le plus rapidement possible pour de nouveau retourner la situation en sa faveur, elle pu sentir la poigne du jeune homme se desserrer de sa gorge. Bien vite, elle se mit à inspirer grandement et profondément, se fichant complètement du peu de discrétion dont-elle pouvait faire preuve. Sa respiration encore saccadée, elle ne résista pas lorsqu'elle fut repoussée violemment en arrière. Au contraire, elle se laissa faire malgré elle tandis que son regard s'était relevé sur le brun qui lui faisait face. « Debout, Avery. ». Son ton se faisait dur alors que le regard de la brune l'était tout autant au vu de sa baguette qu'il pointait sur elle. « Puisque tu veux tant te battre, bat-toi ! Et qu’on en finisse vite. ». Il lui fallut quelques instants pour revenir elle. Quelques instants durant lesquels elle tenta de rassembler toute la rancœur qu'elle pouvait ressentir à son égard pour enfin lui faire face. Vacillant quelque peu, elle ne se démonta aucunement en pointant à son tour sa baguette vers la silhouette du jeune homme. « Je n'aurais jamais dû te protéger de mon père, c'est sans aucun doute la pire erreur que j'ai pu faire. ». Qu'elle prononça enfin sous l'effet de la colère qui la parcourait de tout part. Des mots qu'elle avait eu du mal à prononcer. Des mots qui lui restait en travers de la gorge alors qu'elle tentait de maîtriser les tremblement parcourant son avant-bras droit duquel elle pointait le sorcier de sa baguette. « Je vais te tuer cette fois Lupin. ». Tout en s'adressant durement à lui, elle s'avança de quelques pas dans sa direction. Lui seul était au centre de ses pensées à cette instant, rien autour d'eux ne parvenant à la déstabiliser. « Te tuer. ». Qu'elle se répéta presque pour elle-même, cherchant à se persuader par la même occasion. Elle devait le faire. Il n'était qu'un traître à sa nature sorcière. Un traître comme les autres qu'elle devait éradiquer pour le bien de la société. Pourquoi étais-ce alors si dur ? « Deprimo ! ». Avait-elle alors presque hurler en visant le sol, non loin du jeune homme. Une action détournée en attendant de rassembler son courage pour enfin mettre un terme à tout cela. Elle le détestait pour tout ce qu'il pouvait bien provoquer en elle et cette haine, elle devait s'en servir. C'était la meilleure chose à faire, mettre fin aux jours du sorcier. Le tuer avant qu'il ne soit trop tard. « Tu n'as pas envie de rejoindre ta famille ? Tes deux parents surtout ? ». Qu'elle l'interrogea avec ironie alors qu'elle profitait du nuage de poussière qu'elle avait provoquée pour se s'éloigner de lui et s'avancer discrètement vers l'entrée de la bâtisse. « Comment ils s'appelaient déjà ? Toutes mes excuses, j'ai une mémoire sélectives, alors les prénoms de la vermine... ». Sur ces mots, elle se précipita à l'intérieur de la demeure familiale des Lupin. A cette simple pensée, elle ressentit une légère nausée. Elle n'avait pas la force de le tuer, mais l'aurait sans aucun doute pour réduire en cendre les souvenirs que possédait le jeune homme à l'intérieur. S'avançant dans le salon, elle s'approcha d'une commande où séjournait un cadre photo. Elle n'eut pas besoin de réfléchir bien longtemps pour reconnaître les parents du jeune homme, sans doute photographiés avant la Grande Bataille. Entendant des bruits de pas dans l'entrée, elle se retourna, cadre en main qu'elle pointait de sa baguette. « C'est pas bien de laisser traîner les objets de valeurs ! Ce serait tellement dommage qu'ils terminent en cendre. ». Qu'elle le provoqua en haussant un sourcil, le sortilège de feu au bout de la langue. Elle voulait le détruire, de l'intérieur. Elle n'avait aucun doute, cela ne serait que davantage douloureux que toutes les douleurs physiques existantes.
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MessageSujet: Re: idryss › you die or i do.   Jeu 28 Aoû - 22:40


you die or i do.


« Je n'aurais jamais dû te protéger de mon père, c'est sans aucun doute la pire erreur que j'ai pu faire. Je vais te tuer cette fois Lupin. Te tuer. » Teddy esquissa un sourire amusé.  Pourtant, ça n'avait rien d'amusant. Il était terrifié, parce que l'un des deux mourrait. Elle, ou lui, peu importe ; la situation n'avait rien de comique. Comment pouvait-il encore la trouver belle ? Sa démarche de prédateur, ses cheveux bruns tombant en cascade sur sa cape sale, ses yeux trop clairs, tout le rendait fou. Elle profita de son inattention pour attaquer. « Deprimo ! » Le sol s’écroula autour de lui et il vacilla, avant de tomber sur les fesses.  Il poussa un grognement de rage et tenta de se relever, alors que la terre continuait de trembler autour de lui. Elle l’avait bien eu, l’imbécile. Il fronça les sourcils pour tenter d’apercevoir quelque chose à travers l’épaisse poussière qui s’élevait autour de lui. « Tu n'as pas envie de rejoindre ta famille ? Tes deux parents surtout ? Comment ils s'appelaient déjà ? Toutes mes excuses, j'ai une mémoire sélective, alors les prénoms de la vermine... » A ces mots, le cœur de Teddy se serra. L’on disait qu’il ne fallait pas frapper les femmes, mais si elle s’était tenue devant lui en cet instant le coup serait parti tout seul. « Boucle-la, Avery, ou je te fais avaler ta langue. » jura-t-il en tapant du pied. Quand enfin le voile opaque se dissipa, Idryss avait disparu de son champ vision. Avait-elle transplané ? Il n’en avait pas eu l’impression. Oh non, elle n’avait quand même pas osé ?! Ted tourna la tête vers l’entrée de la maison et crut que son cœur allait s’arracher de sa cage thoracique : elle avait osé, la garce. Il s’élança à sa suite d’un pas incertain mais déterminé et ne s’arrêta qu’une fois parvenu à l’entrée. Idryss tenait l’une des rares photos de ses parents dans sa main et pointait sa baguette dans sa direction. « C'est pas bien de laisser traîner les objets de valeur ! Ce serait tellement dommage qu'ils terminent en cendre. » Teddy fut submergé par un sentiment de fatigue inexplicable, une tristesse sans nom, une lassitude exacerbée par la présence de la jeune femme. Détruire cette photo, ce serait comme lui planter un couteau dans le cœur. Il regarda la photo, impuissant, et fronça les sourcils d’un air immensément malheureux. Ted avait beau avoir trente-deux ans, perdre les rares souvenirs de ces gens qui l’avaient mis au monde était terriblement douloureux. C’était comme les perdre eux à nouveau. Alors il fit quelque chose d’idiot et d’inconscient. Quelque chose qu’il regretterait sans doute bien assez tôt. Il laissa retomber son bras qui tenait sa baguette qu’il rangea dans un passant de sa ceinture et s’approcha d’elle d’un pas lent et mesuré. Ses bras s’enroulèrent autour du cou d’Idryss – non pas pour l’étrangler cette fois mais bien pour lui offrir une étreinte sincère – et il la serra contre lui. La demoiselle était plus petite, et lui sembla terriblement fragile tout à coup ; pourtant sa force physique était réelle. « Je préfère encore que tu me tues, plutôt que tu détruises cette photo. » murmura-t-il. « Je n’essayerai même pas de me défendre.  Si c’est pour que tu m’arraches les seules choses qui me poussent à me battre jour après jour, ça n’a aucun intérêt. » Comment agir avec une personne qui entretenait fièrement son cœur de pierre ? Pouvait-il réussir à l’apitoyer ? Certainement pas, elle allait de nouveau se moquer de lui. Pourtant, Teddy venait bel et bien de lui ouvrir son propre cœur. Ce qu’il avait dit était parfaitement sincère. Mais il ne parlait pas seulement de la photo, il parlait aussi de James et tous ceux qui suivraient. La rencontrer était la pire chose qui lui soit arrivée ; parce que si lui était incapable de tuer sciemment les proches d’Idryss, elle serait capable de réduire les moteurs de sa vie en cendres, comme elle s’apprêtait à le faire avec cette photo. Ted la relâcha mais ne s’éloigna pas d’elle, plantant son regard gris triste dans le sien. Il fallait qu’elle comprenne. Qu’elle arrête, maintenant. « Il n’est pas trop tard pour tout arrêter, Avery. Ne laisse pas ta fierté te pousser à faire tout ça. Tu veux que tes enfants sachent que tu es une meurtrière, que tu es prête à détruire des familles simplement parce que tu veux que ton père t’accorde autant d’attention qu’à ton frère ? A moins que ce ne soit ton fiancé ? » Il accentua le mot fiancé avec dégoût. Comment pouvait-elle être fière de ce mariage ? Il avait vu défiler assez de Purs à Poudlard pour savoir comment ça se passait, chez eux. Les femmes n’étaient que des objets destinés à être offerts à d’autres familles pour le prestige et la survie de la race. Savoir qu’elle allait se marier à un homme qui vendrait ensuite ses propres filles et la soumettrait à lui l’écœurait. Dieu merci, son sang n’était plus pur depuis la naissance de sa mère. Dire qu’il aurait pu l’être … Un frisson parcourut son corps entier, en se demandant s’il aurait été aussi mauvais qu’Idryss, et que tous les autres. Peut-être Ted aurait-il pris un malin plaisir à avancer dans les ténèbres. « Donne-moi cette photo. » demanda-t-il en tendant la main entre eux, dans l’espoir qu’elle obéisse. Il était sûr qu’elle ne le ferait pas, ce serait trop beau et trop peu croyable. « S’il te plaît, Avery. » insista-t-il. L'appeler par son nom était le meilleur moyen de garder conscience de qui il avait à faire. Il plaçait peu d'espoir en une Avery. Cette famille connue pour ses actes de cruauté et ses séjours à Azkhaban. Peut-être devrait-il dénoncer Idryss et l'y envoyer. Ou peut être devrait-il se débarrasser d'elle maintenant. Mais comme d'habitude, quand ça la concernait, Teddy était incapable de joindre les actes aux mots : il était paralysé.
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MessageSujet: Re: idryss › you die or i do.   Dim 31 Aoû - 1:19


now it's found us like i have found you
i don't wanna run
just overwhelm me.

~ what if the storm ends, @snow patrol.


Pas la moindre once de honte ne l’avait submergée dés lors qu’elle avait passée le palier de la demeure familiale. De dégoût, peut-être, mais aucune gêne ne se faisait ressentir dans son être. Elle violait son intimité et s’en fichait guère, d’ailleurs. Il n’avait qu’à pas l’emmener ici après tout, dans ce coin de campagne anglaise perdu. La seule chose qui la dérangeait était de s’imaginer tous ces traîtres et impurs vivre gaiement dans ce lieu. Si les traits de son visage ne laissaient rien paraître, intérieurement, elle ne pouvait s’empêcher de grimacer. Tout cela la répugnait. Profondément. Cette photographie où posaient les figures parentales de l’homme avait ainsi accentuée cette nausée qui s’emparait d’elle. Une photo qu’elle avait de suite arrachée au meuble où elle trônait solennellement, l’emprisonnant dans ses griffes, narguant l’orphelin. Aucune pitié. Il ne aucunement qu’elle en fasse preuve à son égard, ce serait le début de sa perte. Une preuve, même infime, de faiblesse à son égard. Impensable. Sa baguette pointée sur le cadre arborant la photographie, les sentiments traversant le sorcier ne lui avait pas échappés. Comment le pouvaient-ils ? La nature même du sorcier faisait inconsciemment de lui une personne se dévoilant malgré lui par ses expressions. Un inconvénient dont le métamorphomage devait sûrement avoir conscience. Son regard, surtout, exprimait cette tristesse qu’elle avait facilement perçut. Sa chevelure se manifestait rarement, il lui semblait même n’avoir jamais observée celle-ci arborer une autre nuance que sa couleur naturelle. Perdue un instant dans ses pensées, elle fronça bien vite ses sourcils en le voyant avancer vers elle, baguette rangée. Qu’est-ce qu’il lui prenait ? Songeant un instant à reculer de quelques pas, elle ne put en faire un seul, paralysée par cette proximité qui s’accentuait en quelques microsecondes. Lui jetant un regard interrogateur, elle eut presque le souffle coupé en sentant les bras musclé du jeune homme passer autour de son cou. Durant un instant, elle pensa qu’il allait de nouveau l’étrangler, véritablement cette fois. Sans aucune chance de survie. Mais il n’en fut rien, si ce n’est une étreinte qu’elle sentait désagréablement sincère. Désagréablement. Rare étaient les preuves d’affection dans les lignées purs, inexistantes chez les Avery. C’était comme une nouveauté pour elle, au goût amer. Une sucrerie acide à laquelle on goûterait pour la première fois, nous restant en travers de la gorge. « Je préfère encore que tu me tues, plutôt que tu détruises cette photo. ». Murmura-t-il au creux de son oreille tandis que le regard de la jeune femme semblait perdue dans le vide, face à elle. « Je n’essayerai même pas de me défendre.  Si c’est pour que tu m’arraches les seules choses qui me poussent à me battre jour après jour, ça n’a aucun intérêt. ». Un instant, elle sembla impuissante face à son acte. Pressée contre lui, avec une certaine pudeur tout de même, ses lèvres étaient toujours closes. La stupéfaction s’était emprise d’elle. Durant quelques secondes, il lui sembla même ressentir une certaine pitié à l’égard de Ted qui se dévoilait face à elle. Réveil toi Idryss. Qu’elle se hurlait à elle-même intérieurement. Elle devait se ressaisir, rapidement. Il était l’ennemi. L’ennemi. Aucun sentiment, d’une quelconque nature ce soit, n’était permit à son égard. Alors qu’il relâcha son emprise autour de ses frêles épaules, elle releva son regard vers lui, encore silencieuse. Un silence incertain, personne ne pouvant savoir s’il était de bonne ou de mauvais augure. Tout était possible avec la belle, pas la moindre hypothèse n’était à écarter au vu de son impulsivité. « Il n’est pas trop tard pour tout arrêter, Avery. Ne laisse pas ta fierté te pousser à faire tout ça. Tu veux que tes enfants sachent que tu es une meurtrière, que tu es prête à détruire des familles simplement parce que tu veux que ton père t’accorde autant d’attention qu’à ton frère ? A moins que ce ne soit ton fiancé ? ». Si durant quelques instants au début de sa tirade, la belle laissa entrevoir une certaine faille – qui s’était créée à leur rencontre et ne cessait de perdurer depuis, celle-ci fut éradiquée dés lors que le dernier mot qu’il avait prononcé avait été accentué. Comment osait-il ? Comment pouvait-il faire référence à ce sorcier qu’elle méprisait par-dessus tout ? Peut-être même plus que lui d’ailleurs, ce n’était pas impossible. Le sujet sensible qu’était sa redoutable compétition que menaient les protagonistes de la fratrie Avery passait outre face à celui du Rosier qui se plaisait depuis peu à faire de son existence un enfer. Ted était loin d’être idiot, elle le soupçonnait même être conscient de la soumission dont les jeunes filles provenant de lignées purs devaient faire preuve un moment ou à un autre face à la décision de leurs géniteurs au sujet des unions et mariages arrangés. « Donne-moi cette photo. ». Ses précédentes paroles lui revenaient en boucle, inlassablement. Surtout ses dernières phrases qui sonnaient comme une provocation à ses oreilles. « S’il te plaît, Avery. ». Le regard désormais dur, elle lui en lança d’ailleurs un meurtrier. Sa main se crispant sur le cadre, elle recula de quelques pas vif, baguette toujours en main. « Non. ». Cette réponse, aussi court pouvait elle être, c’est avec dureté et détermination qu’elle l’avait prononcée. Il avait dépassé la limite et cela, elle allait le lui faire comprendre. « Attends, je ne suis qu’une écervelée qui pense aux envies de son futur et adorable époux. Qu’est-ce que mon amour voudrait-il que je fasse ? ». Qu’elle l’interrogea, de manière plutôt rhétorique, d’une voix faussement mielleuse dont l’ironie transparaissait clairement. « Oh ! ». Qu’elle s’exclama telle une potiche, mimant une illumination en levant un doigt de la main qui maintenait toujours la photographie. « Ca je crois. ». Qu’elle avait prononcée d’un ton soudainement devenu plus dur et ferme. Aussitôt, elle avait brusquement jetée le cadre en verre au sol, soutenant son regard alors que le son que provoquait ce dernier en se brisant se faisant entendre. Un sourire sadique aux lèvres, elle fronça alors les sourcils, son regard déviant sur le cadre qu’elle écrasa rapidement à de multiples reprises sous sa semelle. « Oh oui, je veux qu’il soit ravit, tant ravit par ce que je fais ! ». Qu’elle prononça rageusement. Réduire en cendre la photographie ne lui parvenait plus à l’esprit, la colère troublait ses intentions. Comme toujours, elle était quelque peu faible par instant face aux sentiments qui la submergeaient. Un bref regard, témoignant du peu d’intérêt qu’elle portait à cette photographie que chérissait sûrement le brun, lui suffit pour observer quelques déchirures par endroit. Un juste retour des choses. Relevant brusquement sa tête, elle ne demanda pas son reste et se jeta presque sur lui, l’adossant brutalement contre le premier mur qui vint alors qu’elle passait son avant-bras gauche sur sa gorge, sa baguette entre ses deux yeux alors que la rage était plus que lisible dans son regard. « Encore un mot au sujet de ce fils de pute et je te jure que tu vas le regretter. ». Qu’elle le menaça, ne pesant pas ses mots à l’égard de cet être qu’elle haïssait par-dessus tout. Idryss ne pouvait le supporter, lui et cette emprise qu’il se plaisait à exercer sur elle pour qu’enfin elle se soumette. « Tu me fais pitié, Lupin. ». Qu’elle lui cracha au visage. « Toi et tes belles paroles. Parce que t’es que ça en fait, une grande gueule, hein ? ». Son ton se faisait étrangement faible, chose qui ne dura que quelques secondes. « Hein ?! ». Qu’elle insista plus fortement, pressant brutalement son avant-bras sur sa gorge. Elle avança alors quelque peu son visage, l’approchant lentement du siens alors que son regard ne quittait toujours pas les prunelles du sorcier qui avait depuis leur première rencontre ce pouvoir sur elle. Pouvant sentir son souffle sur ses fines lèvres, elle dévia quelque peu la trajectoire de sa tête, sa bouche désormais près de son oreille. « Gardien de la paix et ce n’est même pas capable d’éliminer l’ennemi, si c’est pas ridicule. ». Qu’elle murmura à son oreille d’un ton qui se voulait provoquant et doux à la fois. « C’est quoi le problème au juste ? Parce que je suis une femme ? Je ne suis pas capable de me défendre comme un homme ? C’est ça ? ». Ses interrogations ne cessaient de se succéder, son ton devenant davantage vif au fil des mots. « C’est quoi ton putain de problème avec moi, Lupin ? ». Sa voix s’était fait plus tremblante alors qu’elle n’avait toujours pas relevée les yeux et vers lui et encore moins réduit la distance désormais inexistante qui les séparait à l’accoutumé. « Si ce n’est pas toi, c’est moi qui fera le sale boulot. ». Qu’elle prononça, dans un nouveau murmure cette fois. Lointain. Trop. Assez pour laisser transparaître le peu de conviction et surtout d’envie qu’elle portait envers cet acte.
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MessageSujet: Re: idryss › you die or i do.   Dim 31 Aoû - 13:31


you die or i do.


Ted regarda la jeune femme piétiner la photo d’un air vague. Au moins, il avait essayé. Le cœur brisé, il ne put détacher son regard gris de la photographie qui se déchirait ça et là. Je suis désolé. Là non plus, je n’ai rien pu faire pour vous, pensa-t-il de toutes ses forces, même si ses parents ne le sauraient jamais. Il remarqua à peine qu’Idryss se jetait sur lui à son tour. Peu importait, il avait trop mal pour résister. Même sa voix semblait lointaine, et le ramassis de conneries qu’elle balançait ne l’atteignait pas. Elle était complètement folle, hystérique et il s’était trompé à son sujet : rien ne l’attendrirait jamais. Il était trop tard pour faire revenir Idryss Avery dans la lumière, à moins de la rejoindre dans les ténèbres et l’en arracher de force. Son bras sur sa gorge le fit déglutir péniblement, mais Teddy ne bougea pas. « Encore un mot au sujet de ce fils de pute et je te jure que tu vas le regretter. » Il haussa un sourcil, surpris. « Tu me fais pitié, Lupin. Toi et tes belles paroles. Parce que t’es que ça en fait, une grande gueule, hein ? Hein ?! » Pourquoi se sentait-elle obliger de beugler ? Parce qu’elle était plus faible qu’elle n’en avait l’air ? Son ton tremblant alerta Teddy qui plongea son regard dans le sien, encaissant plus difficilement chacune de ses paroles. Elle était plus blessante en lui parlant ainsi qu’en usant de la magie. Cette femme avait le don unique de le briser trop facilement. Son visage était trop près du sien. Ses lèvres l’obsédaient toujours autant. L’esprit embrumé, le cœur battant à tout rompre, le cœur en miette, il la laissa reprendre ses attaques sans répliquer. « Gardien de la paix et ce n’est même pas capable d’éliminer l’ennemi, si c’est pas ridicule. C’est quoi le problème au juste ? Parce que je suis une femme ? Je ne suis pas capable de me défendre comme un homme ? C’est ça ? C’est quoi ton putain de problème avec moi, Lupin ? » Lui aussi se le demandait bien. « Si ce n’est pas toi, c’est moi qui ferai le sale boulot. » Teddy continua d’observer Idryss quelques secondes, en silence. Il passa sa langue sur ses lèvres desséchées et soupira. Il en avait assez de se battre, de souffrir, de la faire souffrir. C’était épuisant. Il s’empara d’une mèche de cheveux de la jeune femme de sa main gauche avec laquelle il joua doucement. « Si moi je suis une grande gueule, qu’est-ce que tu es, toi ? » Son regard glissa doucement jusqu’à la photo, au sol. Son cœur se serra davantage et la tristesse l’envahit de nouveau. Lentement, ses cheveux prirent une teinte aussi grise que ses yeux, sans qu’il n’ait de contrôle dessus. Il s’en moquait bien, à présent. Car il avait la certitude qu’Avery ne le tuerait pas : elle en était aussi incapable que lui. « Tu es celle qui est ridicule Avery, tout juste bonne à piétiner une photo. Et ce n’est pas parce que tu es une femme. Tu as la délicatesse et la féminité d’un troll des montagnes. » Dans d’autres circonstances, il aurait pu rire de son insulte. Mais en l’occurrence, il était parfaitement sérieux. Sa main se posa dans son cou qu’il tint fermement, sans aller jusqu’à lui faire mal. Il l’avait déjà étranglée une fois, il ne le referait pas. D’ailleurs, le bras qui serrait sa propre gorge commençait sérieusement à le faire souffrir. Gorge sèche, à bout de souffle, baguette entre les yeux, il était dans une position inconfortable. Mais jamais il n’abandonnerait, jamais. Ted n’avait pas le droit. « Tu me dis  incapable de tuer l’ennemi, mais je n’ai aucune envie de tuer au nom de la paix. Je laisse ces idéaux hypocrites aux Mangemorts. Et pourtant, tu n’es pas plus capable de me tuer que moi de te tuer. Regarde-toi, tu trembles. » murmura-t-il. Sa main remonta lentement dans ses cheveux, avec une douceur mesurée. Son visage s’approcha du sien tout aussi lentement, et ses lèvres se posèrent sur celles d’Idryss. Ses cheveux gris prirent un éclat blond doré, et le monde arrêta de tourner. Teddy adorait les lèvres de la jeune femme. Cette sensation lui avait manqué. Son bras se referma sur son corps, et il la maîtrisa de sorte à ce que leurs places soient inversées. En une seconde, elle se retrouvait plaquée au mur et ses lèvres se posaient encore sur les siennes, moins tendrement cette fois. « On est aussi lâches l’un que l’autre. » souffla-t-il en s’éloignant un peu d’elle, le souffle court. Ce qu’il venait de faire, il le regretterait aussi. Comme tout le reste. Idryss Avery avait un pouvoir indicible sur lui. Elle le poussait à faire des choses suicidaires ; son désir parlait plus facilement que sa raison. « Tu auras beau détruire tout ce qui me tient à cœur, je serai toujours là pour te pourrir la vie, Avery. Ne crois pas pouvoir te débarrasser de moi. Ce jour-là, tu aurais effectivement dû laisser ton père me faire la peau … Maintenant, on est perdus tous les deux. » Ils allaient briser tout ce que l’autre possédait de plus cher. Ted avait en face de lui sa perdition. Il devait absolument en parler à quelqu’un : James serait-il en mesure de l’aider ? Il ne comprendrait certainement pas. Et Victoire ? Victoire s’éloignait de lui un peu plus chaque jour, il ne pouvait pas risquer de la perdre définitivement. « Par ailleurs, ne t’avise pas d’amener tes amis mangemorts ici. Cet endroit est un lieux de paix, et je ne te pardonnerai jamais de le dévoiler à qui que ce soit. Tu l’as assez souillé comme ça. » Il ne lui interdit pas de revenir, même s’il se doutait qu’elle ne le ferait pas. Après tout, Teddy était rarement là puisqu’il passait le plus clair de son temps à Poudlard. Néanmoins, savoir qu’elle pouvait lui tendre un piège ici le révulsait. Andromeda et Ted senior avaient vécu ici loin des ténèbres, et eux-mêmes ne lui pardonneraient certainement pas si il laissait la maison tomber aux mains des Mangemorts. Encore une erreur regrettable. Le contrôle de sa vie lui échappait totalement.
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MessageSujet: Re: idryss › you die or i do.   Mar 2 Sep - 12:22

Le silence qui régnait dans cette demeure avait tendance à angoisser la jeune femme. Sûrement le fait de se savoir en territoire ennemi. Le peu de réaction du sorcier, quant à lui, l'intriguait. Comment pouvait-il faire preuve d'un tel calme dans cette situation ? Idryss en était certaine, Rosier, lui, aurait réagit au quart de tour. Brutalement, sans aucun doute. Mais la belle n'y portait aucune considération, faisant preuve depuis toujours d'ignorance à l'égard de cet homme qu'elle n'avait jamais aimée. D'une quelconque manière que ce soit, d'ailleurs. Ted la surprenait, beaucoup. À cet instant même, où seule sa respiration saccadée, à cause de la pression qu'elle excercer toujours sur son cou avec son avant-bras, se faisait entendre. Un orchestre angoissant qu'elle laissait consciemment perdurer, son regard rivé sur le siens. Elle le détestait pour cette fascination qu'il provoquait en elle en un regard, et d'autres encore. Mais cette pensée fut bien vite envolée lorsqu'elle le vit et sentit s'emparer d'une mèche de ses cheveux chocolats. Un geste annodin pour la plupart, inhabituel si ce n'est inexistant dans le quotidien de la belle. « Si moi je suis une grande gueule, qu'est-ce que tu es, toi ? ». Elle fit preuve de peu de réaction, comme si elle était encore hypnotisée par ses pupilles d'une teinte gris pâle. Aussi pâle que celle de ses cheveux, qu'elle avait remarquée lorsqu'il avait détachait son regard du siens. Parfois, elle se dégoûtait de songer à lui, à son apparence changeante qu'elle pourrait observer si leur destin n'avait pas été contraire. Peut-être même que ça aurait pu lui plaire. Peut-être. Jamais elle n'aurait l'occasion de le savoir. « Tu es celle qui est ridicule Avery, tout juste bonne à piétiner une photo. Et ce n'est pas parce que tu es une femme. Tu as la délicatesse et la féminité d'un troll des montagnes. ». Sa gorge se serra alors qu'elle se murait dans le silence. Peu de choses l'atteignaient, mais de la bouche de l'homme, celles-ci prennaient des proportions qu'elle ne pouvait contrôler. Il mentait. Elle savait qu'il mentait, question de se donner une certaine contenance face à elle. Consciente de son charme, Idryss avait toujours prit plaisir à attirer les regards. Attirer, seulement, la jeune femme se devant de garder une certaine réputation à l'égard des autres. Il mentait. Jamais il n'aurait prit autant de risques ou encore perdu tant de temps si elle ne m'interessait pas un tant sos peu. D'ailleurs, il ne porterait pas non plus sa mains de la sorte au creux de son cou. Elle à l'impression que sa peau s'embrase sous la paume du sorcier. « Tu me dis incapable de tuer l'ennemi, mais je n'ai aucune envie de tuer au nom de la paix. Je laisse ces idéaux hypocrites aux mangemorts. Et pourtant, tu n'es pas plus capable de me tuer que moi de te tuer. Regardes-toi, tu trembles. ». Idryss veut lui hurler que c'est faux qu'il à tord sur toute la ligne. Mais aucun mot ne vient, seule sa baguette se baisse en signe d'écoute. Une preuve de faiblesse au goût amer. Ses murmures sont aussi douloureux qu'une claque en pleine figure. Une vérité qui gêne, qui l'angoisse face à la conscience de son existence que possède Ted. L'itinéraire de sa paume continu de se faire ressentir sur chaque parcelle de sa peau, s'incrustant dans sa chair. Un souvenir, une certaine preuve de tendresse marquée au fer rouge sur sa peau diaphane, qui la hanteraient durant de nombreux jours. Leur proximité s'accentue tandis qu'elle sent ses doigts s'emmêler dans sa chevelure. Tu n'as pas le droit, arrêtes tout de suite. Qu'elle songe seulement alors qu'elle se soumet inconsciemment. Impact dans quelques secondes. « Ted... ». Première fois qu'elle l'appelle par son prénom. Les secondes  lui paraissent interminables lorsqu'elle peut enfin sentir ses lèvres sur les siennes. Elles sont chaudes et sucrées, qu'elle songe alors qu'elle presse faiblement les siennes à son tour, timidement presque. Elle ne devrait pas. Non, elle ne devrait pas ressentir un certain plaisir à cet instant. Un plaisir qui semble lui faire perdre raison, davantage lorsqu'elle se laisse presque faire lorsqu'il la plaque à son tour contre le mur. La douceur cède sa place un court instant sa place aux pulsions de l'homme avant qu'il ne s'écarte. Son souffle est aussi saccadé que le siens, première fois qu'ils sont à l'unisson. « On est aussi lâche l'un que l'autre. ». Ses paroles ne cessent de faire écho dans ses pensées qui s'emmêlent. Un instant, elle songe même à attraper son visage pour le lacérer entre deux baisers. Une idée qui la répugne les secondes qui suivent lorsqu'elle tente de reprendre ses esprits. « Tu auras beau détruire tout ce qui me tient à cœur, je serai toujours là pour te pourir la vie, Avery. Ne crois pas pouvoir te débarrasser de moi. Ce jour-là, tu aurais dû effectivement laisser ton père me faire la peau... Maintenant on est perdu tous les deux. ». Idryss tente de ne laisser rien paraître, encore moins cette angoisse qui la parcours à l'écoute des propos du jeune. Il avait raison, elle le savait. Son impuissance face à lui n'était plus un secret pour le brun, un pas de plus dans la gueule du loup. « Par ailleurs, ne t'avise pas d'amener tes amis Mangemorts ici. Cet endroit est un lieu de paix, et jamais je ne te pardonnerai de le dévoiler à qui que ce soit. Tu l'as assez souillé comme ça. ». Elle soupire face à cette nouvelle pique, presque habituée désormais. Comme si ell risquait de s'aventurer ici ave qui que ce soit d'autre. Ce serait révéler une certaine proximité avec le brun, au point de connaître sa demeure familiale, celle de son enfance. « Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même, je ne suis pas venue toute seule ici. ». Ça sonne comme une menace, pourtant, elle est sûre qu'elle ne reviendra jamais de sa propre initiative. Elle à soudainement envie de partir, de s'éloigner de lui par-dessus tout. Rapidement. Alors, elle s'avance quelque peu. Elle a besoin de prendre l'air, de respirer un bon coup. Il lui bouche le passage, ça lui fait froncer les sourcils. Elle lève les bras comme pour se protéger, le repousse doucement, pour une fois. Le calme avant la tempête, comme on dit. Elle s'écarte, s'apprête à partir sans un mot de plus. Mais elle s'arrête, comme toujours. Pour ça aussi, elle le déteste. « Je t'interdis de recommencer... ça. ». Qu'elle débute d'un ton qu'elle désir ferme, sûrement trahis pae peu de conviction qu'elle y met. Toujours dos tourné à lui, elle inspire un bon coup. « Nous sommes ennemis, tu n'es que de la vermine. Comme tes parents. ». Ses lèvres se pincent alors que son ton se fait calme. Comme si elle cherchait à se convaincre elle-même. Oui, elle avait raison. Et jamais elle ne devrait se détourner de cette vérité. Désormais, elle allait payer de sa lâcheté. Celle qui l'avait empêchée de mettre plus tôt un terme à toute cette histoire. Avant qu'il ne soit trop tard. Il était trop tard, maintenant. Finalement, elle décide enfin de lui faire face, supportant son regard. Poings serrés, elle s'avance vers lui. « Tu es comme Rosier. Ça te plaît d'exercer je ne sais pas quoi sur moi. C'est ça ? Mais oui, bien sûr, c'est excitant de provoquer ça sur une Mangemort... Qu'est-ce que je dis ? Un troll des montagnes. ». La seconde qui suit, sa paume s'abat sur la joue du sorcier. Une nouvelle fois. Elle le fusille du regard, le hais pour ce qu'il lui fait épouver. La seconde suivante, elle s'approche de nouveau de lui pour s'emparer de ses lèvres. La tentation est trop forte pour qu'elle puisse résister. Ses mains s'emparent de son visage qu'elle touche du bout des doigts, comme si la peau de Ted était des plus brûlantes. Les paupières closes, elle à l'impression de signer son arrêt de mort. Un arrêt de mort au goût plutôt agréable. À bout de souffle, elle détache ses lèvres des siennes, les frôlent un instant avant de s'écarter de plusieurs pas de lui. « Je n'arriverais sans doute pas à te tuer, mais crois-moi que je te ferais souffrir si la moindre chose sort d'ici. ».  Le regard noir, il est peu difficile de se douter que cette fois-ci elle dit vrai. Un bref instant elle observe avant de lui tourner le dos une nouvelle fois, pour de bon. Elle s'avance dans l'entrée, dépasse le palier alors qu'elle réfléchit à toute vitesse où transplaner. « Tu devrais éviter d'amener n'importe qui ici. ». Un conseil, comme pour jouer avec ses nerfs. Pour faire bonne figure, reprendre son rôle de bourreau au visage impassible. Comme pour redorer sa réputation, salit par leurs baisers. Souillée par cet impur qu'elle ne pouvait éliminer de ses propres mains désormais.
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MessageSujet: Re: idryss › you die or i do.   Mer 3 Sep - 16:19


you die or i do.


« Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même, je ne suis pas venue toute seule ici. » Ce n'était pas totalement faux. Il se laissa bousculer sans opposer de résistance, surpris par la douceur dont elle venait de faire preuve. Idryss avait sûrement été bouleversée par ses baisers ; ses propres jambes tremblaient et son cœur menaçait de se décrocher de sa cage thoracique. En l'espace de quinze minutes, ils étaient passés par toutes les nuances de l'arc en ciel des sentiments. Et c'était trop. Trop difficile à assimiler, à comprendre, à accepter. Néanmoins, Ted était satisfait de constater qu'il ne s'était pas totalement trompé à au sujet d'Avery : elle avait bien un cœur. C'était au moment où elle avait soupiré son prénom qu'il avait compris qu'elle pouvait encore être sauvée, même si il devrait y mettre du temps. Jamais Teddy n'abandonnerait, ne l'abandonnerait. Il était trop tard pour faire machine arrière, leurs destins étaient liés. Il observa son dos en silence, en se demandant à quoi elle pouvait bien penser. « Je t'interdis de recommencer... ça. » Le feu lui monta aux joues. Le simple fait qu'elle lui interdise lui donnait envie de recommencer. Il ne pouvait pas être le seul à avoir apprécié ces baisers, quand bien même c'était honteux et malsain, déplacé, interdit. « Nous sommes ennemis, tu n'es que de la vermine. Comme tes parents. » Ces quelques mots terminèrent de le faire redescendre sur terre. Un coup de poignard en plein cœur aurait été moins douloureux. Teddy serra les poings, foudroyant Idryss du regard qui s'obstinait à lui tourner le dos. Comme si elle lisait dans ses pensées, la jeune femme fit demi-tour pour le regarder. « Tu es comme Rosier. Ça te plaît d'exercer je ne sais pas quoi sur moi. C'est ça ? Mais oui, bien sûr, c'est excitant de provoquer ça sur une Mangemort... Qu'est-ce que je dis ? Un troll des montagnes. » Le jeune homme leva les yeux au ciel. Être comparé à une pourriture de ce genre était une regrettable erreur, et il allait lui faire comprendre. Mais avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, Idryss eut l'excellente idée de le gifler, encore. Cette fille avait de sérieux problèmes de violence, qui commençaient sérieusement à énerver Teddy. Il lui fallut une volonté exemplaire pour ne pas lui rendre la pareille. Pourtant, ce fut à son tour d'être surpris quand la jeune femme attrapa son visage pour l'embrasser. Comment pouvait-il encore avoir confiance en elle au point de fermer les yeux, après tout ce qu'elle venait de lui faire subir ? Il se laissa aller au plaisir que lui procuraient ses lèvres douces, ses délicieuses lèvres. Ted avait la sensation qu'il ne s'en lasserait jamais. Elles le rendaient fou, provoquaient en lui un désir qu'il ne s'expliquait pas. Son envie de la serrer contre lui fut arrêtée en plein élan quand Idryss s'écarta de lui. Il la laissa faire à contrecoeur, peinant à garder un visage impassible. « Je n'arriverais sans doute pas à te tuer, mais crois-moi que je te ferais souffrir si la moindre chose sort d'ici. » Le jeune homme ricana un instant ; comme si il allait s'en vanter ! Idryss prit la direction de la sortie, ce qui le soulagea. Ils avaient évité la catastrophe de peu, et aucun autre de ses souvenirs de famille ne serait détruit. Un miracle, quand on savait quel monstre se tenait devant lui. Mais pour une raison qui lui échappait, il n'avait aucune envie qu'elle parte. Il essayait de se convaincre que si, mais ce n'était pas le cas. Surtout après ce qu'il venait de se passer. C'était malgré tout la meilleure chose à faire. « Tu devrais éviter d'amener n'importe qui ici. » Ted esquissa un sourire amusé et s'approcha d'elle d'un pas lent pour s'arrêter dans son dos. Du bout des doigts, il tourna son visage vers le sien. « Premièrement, je n'ai aucune envie que qui que ce soit le sâche : embrasser un mangemort n'est pas mieux vu au sein de l'ordre que d'embrasser la … vermine, au sein des mangemorts. » Lentement, Teddy déposa ses lèvres dans son cou, après avoir dégagé sa peau diaphane de ses cheveux bruns. « Et deuxièmement je n'amène pas n'importe qui ici. » murmura-t-il, tandis que sa main se posait sur la hanche de la jeune femme. Mais au lieu de se montrer tendre ou séducteur, il la poussa sans ménagement en avant pour qu'elle sorte définitivement de la maison. Il veilla tout de même à ne pas lui faire mal, maintenant qu'une certaine douceur avait remplacé la violence de leurs débuts. Ted savait que ça ne durerait pas et qu'il fallait profiter avant que ça ne prenne fin. Il redoutait leur prochaine rencontre alors même qu'elle était encore là, sous ses yeux. Quel gâchis qu'elle soit un Mangemort, quel gâchis … La vie était quand même sacrément mal faite. Teddy sortit à son tour et enfonça ses mains dans ses poches. « Ah, et je n'apprécie pas du tout d'être comparé à Rosier. Je n'essaye absolument pas d'exercer quoi que ce soit sur toi, parce qu'entre toi et moi il n'y a rien.  » lâcha-t-il en plongeant son regard dans le sien. Menteur, tu sais que c'est faux. Il se contredisait totalement, mais c'était plus facile de se voiler la face. Plus facile que de s'approcher encore d'elle, de glisser ses mains dans son dos et la retenir contre lui pour prendre une nouvelle fois ses lèvres d'assaut. Plus facile que de faire face à cette douleur qui vrillait son cœur, transperçait son corps de part en part avec violence. Plus facile que de refréner le désir qui prenait possession de lui quand Idryss était trop proche. « Va-t-en d'ici … Idryss. Dégage, avant qu'on le regrette encore plus. » ordonna-t-il entre deux baisers. Ted la relâcha et la poussa encore, en lui lançant un regard suppliant. Si elle ne partait pas maintenant, il ne la laisserait plus partir. Ils en bavaient déjà assez, comment pouvaient-ils se faire subir ça ? Pourquoi ? Teddy ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, le premier baiser avait été sien ; c'était lui qui la cherchait depuis le départ. « Rentre chez toi, avant que papa Avery s'inquiète et ne remue ciel et terre pour te retrouver. » ordonna-t-il plus durement cette fois. « Et soigne ton bras. » ajouta-t-il d'un bref signe du menton en direction de son bras gauche. En voyant la façon dont elle avait grimacé quand il l'avait empoigné plus tôt, ou le fait qu'elle se raidisse quand il posait la main dessus, c'était qu'elle devait avoir mal. Ted soupira, la salua d'un signe de tête et tourna les talons pour retourner à l'intérieur de la maison. Ce qu'il venait de se passer n'avait aucun sens. C'était tout bonnement fou, et il ne savait même pas comment garder ça pour lui. Ou même comment le dire à qui que ce soit. Il se sentait sale, coupable, et horriblement bien. Rares étaient les femmes qui avaient su éveiller en lui des sentiments aussi forts, bons comme mauvais, pour ne pas dire aucune. C'était tombé sur la mauvaise, et il en payerait les conséquences chaque jour qui passait.
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