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 WELCOME TO TIJUANA tequila sexo y marihuana ϟ liedyan

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› inscription : 06/08/2014
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MessageSujet: WELCOME TO TIJUANA tequila sexo y marihuana ϟ liedyan   Lun 11 Aoû - 16:07

Welcome to Tijuana
Liedyan


Tu gémis doucement alors que tu tentes en vain de reprendre pied avec la réalité. Tu sens ton corps ankylosé, tes muscles te font affreusement mal, ta tête semble enserrée dans un étau de douleur qui te pousse à gémir de nouveau. Tu n’es qu’une plaie béante, un déchet de la société alors que peu à peu tu t’extirpes du brouillard de drogues et d’alcool. Lentement tu ouvres tes yeux céruléen, t’y reprenant à plusieurs fois alors que la lumière agresse ta rétine. Tu clignes des yeux avant de fixer un plafond délabré que tu ne reconnais pas du tout. La peinture jaunâtre semble prête à te tomber dessus résultant d’une trop grande humiditéé. D’ailleurs tu as chaud, beaucoup trop chaud, tu ne te souvenais pas qu’il faisait si chaud en Angleterre ces derniers jours, c’était même le contraire. Tu refermes les yeux quelques instant pour tenter en vain de te souvenir de ta nuit passée mais ta migraine carabinée t’empêche de te concentrer plus de deux secondes. Ta bouche est pâteuse, tu meurs de soif et en même tu ne rêves que de reprendre une trace pour anesthésier toute cette douleur, oublier la carcasse que tu dois sans cesse te traîner. Putain mais t’étais où hier, avec qui ? tu te rappelles seulement d’avoir été bossé puis plus rien, un trou béant et aussi noir que celui dans lequel tu as été plongé toute ton enfance. Tu t’énerves, tu déteste ne pas te rappeler même si c’est devenu ton quotidien, à force de te niquer la tête avec n’importe tu finis par avoir des troubles sévères de mémoire, ça manquait à ton charme de tarée. Tu sens alors une masse bouger à tes côtés et tu tournes la tête vers celle-ci. Une tignasse brune te fait face et tu distingues le corps d’une femme accrochée à cette tête. Métisse. Ah oui, elle. Tu aurais dû t’en douter, maintenant tu n’as même plus besoin de compagnie pour te retrouver la tête à l’envers, tu as juste à laisser faire ta joyeuse petite maladie qui t’offre des camarades de débauche sur un plateau d'argent. Tu soupires une énième fois et finit par trouver la force de te redresser, ne te souciant pas de faire du bruit ou non, de gêner ou non, de toute façon tu es seule, ce n’est qu’une hallucination de plus même si celle ci persiste et s’accroche de plus en plus au fur et à mesure que tu la vois. Tu balayes la chambre insalubre du regard ne reconnaissant rien. Tout ressemble au cliché des chambres d'hôtel miteuse du Mexique. Une télé qui ne marche pas, des murs recouverts de lambris prêt à tomber par terre, une plante crevée dans le coin de la pièce, ce lit double avec le couvre lit douteux. Tu ne te rappelles pas alors tu finis par te lever, tu tangues un instant, pas trop stable sur tes jambes trop frêles. Depuis quand tu n’as pas mangé ? peu importe. Ta tête tourne l’espace d’un instant mais tu parviens à mettre un pied devant l’autre jusqu’à la porte d’entrée que tu ouvres. Une chaleur étouffante te submerge et le soleil t’agresse de nouveau. Tu plisses les yeux en tentant de remarquer des indices du lieux où tu te trouves. Un hôtel ça tu l’avais bien comprisi mais où. Ce qui est certain c’est que cette chaleur et ce soleil sont loin d’être britannique. Au loin tu aperçois enfin un panneau et tu sens ton sang se glacer à mesure que tu réalises réellement l’état dans lequel tu te trouves. Tijuana. Bravo Liesa là tu as fait très fort, tu as réussit à pousser ta débauche morbide jusque dans un autre pays et à Tijuana en plus de cela, autant aller te jeter directement dans un gang de prostitution. Tu fermes la porte rageusement en te maudissant pour le bruit qui te vrille les tempes. Tu ne sais pas ce que tu fous ici mais tu comptes bien vite repartir. Traversant la chambre, tu pénètres dans la salle de bain, ne te souciant même pas de la propreté douteuse de l’endroit, après tout tu es loin d’habiter un palais. Tu allumes l’eau de la douche, uniquement de l’eau froide avant de te glisser dans la cabine. L’eau glacée a le mérite de te réveiller tout en refroidissant ton corps en surchauffe. En revanche ton mal de crâne et la douleur de tes muscles ne fait que s’accentuer d’avantage. Tant pis on ne peut pas tout avoir. Tu t’actives pour te laver, essayant de retirer de ton corps les traces de cette soirée, cette odeur de sexe que tu as toujours sur toi les lendemains de matins sans que tu ne parviennes à te rappeler avec qui. Tu restes un instant à savourer la caresse glaciale de l’eau avant de t’extirper de la douche, ne prenant pas la peine de t’enrouler dans une serviette, te laissant sécher à l’air ambiante et humide. Tu aperçois avec joie une machine à café et tu en prépares un, ne pensant pas une seule seconde à en faire également un pour la jeune femme dans le lit qui est simplement le fruit de ta folie. Une fois prêt tu savoures le doux nectar de bon marché qui glisse dans ta gorge, emportant avec lui les affres des drogues et alcool que tu as ingurgité toute la nuit. Tu soupires doucement, fatiguée par ta vie, par ton propre comportement qui pourtant te semble si naturel. Tu t’approches de ton sac pour en tirer ton paquet de cigarettes, en coinçant une entre tes lippes. Tu mets plusieurs minutes à trouver ton briquet comme toujours, jurant à haute voix contre le merlin des briquets avant de finalement le retrouver et allumer enfin ta sucette à cancer. Tu laisses la nicotine anesthésier légèrement ton mal de crâne, t’installant nu dans un fauteuil à côté du lit, ta tasse de café fumante dans ton autre main avant de tourner ton regard de nouveau vers la jeune femme dans le lit, incarnation de ta déchéance.

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MessageSujet: Re: WELCOME TO TIJUANA tequila sexo y marihuana ϟ liedyan   Mar 12 Aoû - 9:32


WELCOME TO TIJUANA tequila sexo y marihuana
Liedyan






Un hotel de Tijuna


Les rayons de soleil filtrent à travers les stores miteux de l'hôtel, embrassant ton corps ardemment. L'atmosphère est étouffante. Tu as l'impression que ton corps est en feu, consumé de l'intérieur. Des gouttes de sueurs perles ta peau hâlée. Tu laisses échapper un râle bestiale, enfouissant ton visage dans ton coussin pour fuir ce soleil cuisant. Il fait chaud. Trop chaud. Tu uses de tes pieds pour repousser la couette et découvrir ainsi ton corps. Le tissus effleure délicieusement ta peau, t'arrachant un frisson. La gueule de bois frappe à ta porte. Les effluves d'alcool flottent dans les airs, titillant tes narines pour te rappeler aux bonnes grâces de cette soirée dont tu n'as absolument pas souvenance. Tu t’étires longuement, repoussant l'instant fatidique où le voile de chair se soulèvera et où la réalité reviendra te frapper de plein fouet. Quel merde. Tu te sens terriblement mal, tu as l'impression que tu vas gerber tes entrailles et ces palpitations qui martèle tes tempes. Tu roules, te retrouvant sur le dos. Tes orbes noisettes apparaissent enfin derrière la touffe brune. D'un revers de la main, tu dégages les mèches qui obstrue ton regard. Tient, tient, le plafond n'est pas celui de ta chambre. Hm. T'es nue comme un verre, dans une chambre qui n'est pas la tienne. P*tain. Qu'est-ce que tu as encore foutu? Edern? Ta voix s'élève caverneuse et raillée. Pourquoi l'appeler lui? Tu ne sais pas. Par habitude. Ton regard chocolat balaye la pièce à la recherche du jeune Londubat et c'est une toute autre surprise qui t'attend. Liesa. Maudite soit cette créature. Pourquoi te sens-tu irrésistiblement attirée par elle. Tu sais que tu ne devrais pas la fréquenter, mais c'est plus fort que toi. vous vous entraînez l'une et l'autre dans une chute sans fin. Vous repoussez vos limites. Des limites? Il n'y a plus, elles implosent lorsque tu es en sa présence. C'est plus fort que toi. Tu plonges et tu en redemandes. Tu te délectes de toute cette merde. c'est à croire que aimes ça. Ta vie vole en éclat, les morceaux se brise sous ses pas et ça te fait doucement sourire, pire, t'en redemande, avide de te plonger un peu plus dans les problèmes.

Tu te redresses, quittant cette couche provisoire, t'enveloppant dans les draps humide. Et cette chaleur. Tu grimaces et passes une main sur ton crane. Merde. C'est dingue. C'est éreintant de se réveiller sans aucun souvenir. Vraiment. Le pire, c'est que t'es trop crevée pour réfléchir, pour assembler les pièces les unes aux autres et comprendre ce qui a bien pu t'arriver. Qu'est ce qu'on fout ici? Et puis, on est où? Tu ne sais même pas pourquoi tu lui demandes de t'éclairer, tu n'espères même pas qu'elle te réponde. Elle et toi, vous êtes dans le même bateau, les même emmerdes. Elle est probablement dans le même état que toi. Pauvre gamine. Qu'est-ce que tu es en train de lui faire? Qu'est-ce que tu es entrain de lui maîtriser? Tu te sens horrible de l'utiliser ainsi pour te détruire. T'es qu'une égoïste. Tu ne vois pas le mal que tu lui fais, non, t'es bien trop heureuse d'avoir trouvé une compagne qui se fout en l'air et qui ne va pas t’inonder de reproche. Sans lui demander, tu t'installes auprès d'elle et tu lui piques une clope. Y a rien de tel pour commencer une journée. La clope du matin. Tu glisses le tube de tabac entre tes lippes pour l'allumer. Tu aspires profondément cet air nauséabond  qui ampli et encrasse tes poumons. Tu laisses échapper un soupire d'aise, recrachant la fumée. Tu grimaces sous le coup de la douleur. Tu devrais te mettre dans la recherche d'une potion contre la gueule de bois. Franchement, t'es étonnée qu'il n'y en ait pas déjà sur le marché. Ca ferrait un malheur. Hm. En attendant, tes condamnée à subir les effets d'une soirée bien arrosée. Tu laisses ton regard coulé sur les lieux avant d'en revenir à elle. Il n'y a plus rien à boire? Hm. J'ai la dalle. T'avais l'impression de sentir vaguement le burritos. Ca te donne faim. D'ailleurs, ton estomacs ne tarde pas à se faire entendre, grondant férocement pour que tu lui files n'importe quel bouffe grasse et calorique. Pour vaincre la gueule de bois, il n'y a que ça de vrai. Tu reportes ton attention sur elle. P*tain ce qu'elle est belle cette salope. Elle est paradoxale. Magnifique et brisée. Elle t’envoûte, elle t’ensorcelle littéralement.


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MessageSujet: Re: WELCOME TO TIJUANA tequila sexo y marihuana ϟ liedyan   Mar 12 Aoû - 13:56

Welcome to Tijuana
Liedyan


Lentement tu expires la fumée de ta cigarette, regardant le nuage opaque s’envoler doucement avant de s’évaporer totalement, emmenant avec lui les brides des souvenirs de ta soirée de débauche. Tu ne parviens pas à te souvenir, pas même un flash, une odeur, un toucher, une saveur, absolument rien, un trou béant à la place de ta mémoire. Alors tu tentes d’imaginer comme à chaque fois. Un bar, de l’alcool, de la drogue, une rencontre puis une deuxième puis tu te pousses à l’excès, te jettes dans le fossé de l’oubli, du vice. Tu te brises, tu piétines ton semblant de vie et de dignité pour une dose de coke en prime. Tu écartes les cuisses une nouvelle fois, t’abandonnant au plaisir éphémère et destructeur de la chair. Tu n’es plus rien et c’est ce que tu souhaites. Ne plus exister, ne vivre qu’à travers tes ressentis, tes émotions, ne plus être une personne à part entière. Tu ne l’es plus depuis la première fois où tu as foutu les pieds dans cette cave, depuis la première fois où ton père t’a craché au visage toute la honte et le dégoût que tu lui inspirais. Tu le tueras. Un jour. Tu en es certaine et quelque part c’est ce qui te fait encore tenir, l’espoir de voir son regard te supplier comme tu le faisais enfant, l’espoir de l’entendre un jour quémander ton indulgence, faire appelle à ta pitié, à ta bonté d’âme, comme toi jadis. Ouai, au fond tu ne vis que pour cela et uniquement pour cela, le reste n’est qu’un bonus. Tu tires de nouveau sur ta clope tandis que tu te brûles la paume sur ta tasse bouillante. Tu vois la jeune femme bouger dans le lit, grogner, appeler avant de se redresser. Un léger sourire se dessine alors sur tes lèvres. Tu ne dois guère être dans un meilleur état même si la douche t’a aidé à te défroisser. Tu ne comprends pas pourquoi ta folie se personnifie en cette créature exotique et dangereuse, pourquoi elle, pourquoi ce visage, ces formes avantageuses, cette voix, ce parfum. Elle ne te rappelle rien de ce que tu as pu rencontrer jusqu’à maintenant et merlin sait que tu t’es oubliée dans de nombreuses couches, femmes comme hommes. Le sexe t’importe peu du moment que tu y trouves ton compte de plaisir et de destruction. « Qu'est ce qu'on fout ici? » Et puis, on est où?  Dans ta tête, dans ta folie, toujours dans ta folie. Tu la scrutes toujours de ton regard céruléen, en général tu ne réponds jamais à ses questions, autant te parler à toi-même devant un miroir. Tu n’aimes pas entretenir une relation avec tes hallucinations, tu as peur de les perdre de nouveau comme ceux de la cave. Ta famille. Ta famille faite de rêves et d’espoir, de vent. « Tijuana » Tu souffles le nom de la ville comme un sort qui te permettrait de te réveiller, en vain. Tu es coincée ici et tu es trop ankylosée pour accepter de bouger ailleurs. Tu refuses de te transplaner, et vu ton état tu risquerai soit d'atterrir en plein milieu de l’océan, soit de te démantibuler, et autant dire que tu n’as aucune envie de te retrouver avec ton bras au milieu du front, pas sûr que Thiago apprécierait que tu viennes bosser comme cela ce soir.

Un soupire s’échappe de tes lèvres alors que tu regardes la nymphe se lever en s’enroulant dans le drap. Pourquoi tant de pudeur alors que tu as déjà tout vu d’elle, tout comme elle de toi. Vous n’êtes qu’une seule et même personne, tu l’as créée alors évidemment que tu l’as connaît. Quand à toi tu étales tes longues jambes fines devant toi, te fichant de ta nudité avec laquelle tu n’as plus aucun tabou. Te déshabiller tous les soirs devant des hommes en rute et baiser les trois quart de la populace britannique ça déshinibe parait-il. Tu trempes tes lèvres dans le nectar caféine alors qu’elle s’installe à côté de toi en prenant à son tour une clope. Tu n’as jamais pigé comme tes hallucinations pouvaient te sembler aussi réelles, et tu ne t’étonnes pas que les médicomages ont maintes fois voulu te retenir pour faire de toi un rat de laboratoire. Tu restes un mystère de la science, une erreur de la nature. Au final ton paternel devrait être fière de toi, tu es unique. « Il n'y a plus rien à boire? » Hm. J'ai la dalle. Tu soupires à ton tour. Toi tu n’as pas faim, tu n’as jamais faim même en lendemain de soirée. Tu as toujours cette impression de bouffer du gravier, t’emplissant de pierres lourdes qui rendent plus lourde ta carcasse. Tu n’aimes pas manger, au plutôt tu n’aimes pas prendre du plaisir dans les choses saines de la vie, tu ne sais pas vraiment pourquoi, comme si tu te l’interdisais. Une nouvelle fois tu gardes le silence, ne sachant pas vraiment si tu dois discuter avec elle, ta tête te martèle, tu as mal partout et toi aussi tu es en manque d’alcool, de drogue et même de sexe. Tu n’es jamais rassasiée, jamais. Tu te sens toujours vide, affamée, assoifée comme un trou sans fond. Tu tires une dernière fois sur ta clope, l’écrasant ensuite dans un verre sale posé sur une table bancable avant de basculer ta tête sur le côté, la posant simplement sur l’épaule de la brune. Tu sers ta tasse entre tes doigts fins, alors que lentement tu fermes les yeux, savourant ce simple contact qui au final n’existe même pas. C’est dans ces cas là que tu réalises ta solitude, tentant de la remplir avec le contact d’une personne qui n’est pas réellement là. Tu es pathétique ma pauvre Liesa, pathétique et seule exactement comme tu le voulais, bravo, tu as touché le fond. « Pourquoi t’es toujours là toi…» Tu souffles ces paroles pour toi-même, après tout tu es seule ici, tu bouges doucement la tête, frottant ta joue contre l’épaule moite de cette sirène éphémère, perfide incarnation de ta folie. Tu la sens, tu sens sa chaleur, c’est bizarre, c’est toujours bizarrre, foutue maladie. « Pourquoi toujours toi et pas quelqu’un d’autre, un homme par exemple, les hommes aussi sont décadents, mais c’est toujours toi. » Tu parles toute seule une fois de plus alors que tu lâches ta tasse d’une main pour aller la poser sur la main couleur caramel. « Non en fait je veux pas quelqu’un d’autre ça doit être ça. Mais ça serait cool si des fois tu m’aidais à me souvenir parce que là Tijuana j’ai fait très fort pour le coup. » Un léger rire s’échappe de tes lèvres alors que tu joues avec les doigts de ton alter-ego, putain l’organe du cerveau est quand même un objet à la fois magique et destructeur il y a pas à tergiverser là dessus.

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MessageSujet: Re: WELCOME TO TIJUANA tequila sexo y marihuana ϟ liedyan   Mar 12 Aoû - 15:38


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Un hotel de Tijuna


Tijuana. Tu ouvres la bouche et tu la refermes, comme une poisson que l'on aurait sorti de l'eau. Tijuana. Comme Tijuana au Mexique? Impossible. Tu t'étais déjà réveillé dans des situations étranges et complexe, mais jamais au grand jamais cela ne t'étais arrivé de te retrouver à l'autre bout du monde. Tu es loin, trop loin de chez toi. Depuis combien de temps étais-tu dans ce trou? Un jour? Une semaine? T'en savais rien. C'était sans doute le pire dans l'histoire. Tu ne te souvenais de rien de ce qui avait pu se passer. Tu savais juste une chose, tu t'étais réveillée à Tijuana, en compagnie de cette créature divine et complètement déconnecté de la réalité. Tu avais pas la force de paniquer, de t’inquiéter des entraînements que tu n'avais pu louper. T'étais tombée bien bas et pourtant, tu semblais encore vouloir creuser plus bas, plus profond, tu semblais vouloir aller toujours plus loin jusqu'à inhiber complètement la réalité et qu'elle s’efface au profit de ce monde fantasque et illusoire dans lequel tu te perdais presque tout les soirs. Tu avais fini par te poser auprès d'elle. Elle était complètement nue. Une déesse faite de chair et de sang. la nudité ne la dérangeait pas. Au contraire, elle lui semblait être naturelle. Elle semblait gardé en elle les secret du monde. Elle te fascinait. Elle finit par poser sa tête contre l'épaule. Tu ne bronchais pas. Ton esprit voguait ici et là, essayant de s'accrocher à une pensée fixe, à un détail. Ton âme errait, seule et perdue dans les méandres de ton esprit. Pourquoi t’es toujours là toi… Oui, pourquoi étais-tu encore là? Tu n'en savais rien. Tu étais attachée à elle, connectée, sans que tu n'en comprennes les raisons. Tu haussais les épaules en guise de réponse. Elle frottait sa joue contre ton épaule. u restais immobile, le regard morne et vide. Pourquoi toujours toi et pas quelqu’un d’autre, un homme par exemple, les hommes aussi sont décadents, mais c’est toujours toi. Sa main vient se glisser contre la sienne et toi, tu la laisses faire. Le contact et la proximité ne te dérange pas. Tu as l'impression que cette coquille brisé est la seule à pouvoir te comprendre, sans que tu n'ais besoin de parler ou de prononcer le moindre mot. Avec elle, tout semble si facile et paisible. En imaginant que l'on puisse trouver la paix dans le chaos. Non en fait je veux pas quelqu’un d’autre ça doit être ça. Mais ça serait cool si des fois tu m’aidais à me souvenir parce que là Tijuana j’ai fait très fort pour le coup. Ses doigts caressent délicatement ta peau couleur chocolat.

Tu laisses échapper un soupire avant de venir déposer un baiser sur le sommet de son crâne. Ta tête bascule ensuite contre la sienne. Tu étends tes jambes, les découvrant légèrement. Le drap colle à ta peau transpirante. Tu prends quelques secondes pour réfléchir à ce qu'elle vient de dire. Au début, cela ne semble être que des mots décousus, dépourvus de sens et de logiques. Mais il y a plus. Il y a toujours plus. Tu fumes ta clope, tu scrute la fumée s'élever dans la chambre d'hotel miteux dans lequel tu te retrouves. Faut croire que je suis ce qu'il y a mieux pour toi. Même en le voulant, tu aurais pas pu imaginer mieux pour toi. J'crois que c'est aussi simple que ça. Le pire, c'est sans doute que tu le penses réellement, ou plutôt, c'est ce que t'essayes de te faire croire pour pouvoir continuer cette mascarade sans te culpabiliser t'entraîner cette pauvre fille avec toi. Elle est malade. Tu le sais qu'elle est malade, tu n'as peut-être pas conscience de tout les vices cachés par cette maladie, ça change rien au fait que tu le saches. Et tu lui as rien dis. T'es qu'une garce hypocrite. J'peux pas t'aider gamine. Si tu te souviens pas, comme veux tu que je m'en souvienne. On doit avoir pris les mêmes saloperies. Le pire, c'est que sans t'en rendre compte, t'entretient sa folie. Tu as pas conscience d'être considérée comme une hallucination. Tu t'enfonces, tu lui réponds des absurdité qui l'enfonce. C'est un p*tain de cercle vicieux. Un mec pourrait pas aussi bien te comprendre bébé. Ca doit être pour ça. Tu voulais savoir pourquoi j'étais toujours là? j'en sais foutrement rien. Faut croire que j'aime ça... T'es vraiment qu'une imbécile. Tu 'nas même pas d'excuse. l'alcool te rend complètement conne. A moins que ce soit la souffrance qui t'empêche de réfléchir. Quoi, tu as peur que les sentiments ne reviennent à la surface si tu cherches un peu plus profondément? Franchement, t'es si détruite que tu n'arrives pas à voir que tu fais pire que bien avec cette môme. Elle émrite mieux que toi et pourtant, tu la gaves d'illusion, tu la gaves de mensonges, et tu prétends que t'es ce qu'il y a mieux pour elle? Quelle bonne blague. T'es la pire chose qui lui soit arrivé à cette fille. Elle méritait pas de croiser ta route.


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