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 I’m friends with the monster (Cian & Dyan)

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deatheater


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› inscription : 31/07/2014
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MessageSujet: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Jeu 7 Aoû - 10:29


I’m friends with the monster
Cian & Dyan






Une salle de garde


Était-ce une idée ou le soleil te paraissait plus lumineux qu d'habitude. Tu as cette irrésistible envie de sourire, sans qu'il n'y ai forcément de raison. Depuis combien de temps est-ce que cela ne t'étais pas arriver? De sourire. Sourire réellement et sincèrement. Cela faisait des mois que tu traînais ce demi sourire auquel personne ne croyait. Un sourire Tinté d'alcool et de désespoir. Tu passes une main dans tes cheveux, t'extrayant de la couette pour rejoindre la fenêtre. Tu t'installes contre celle-ci pour te griller une clope. Ton regard scrute l'extérieur. Tu te sens vide... Vide mais terriblement bien. Tu ne ressens plus rien. Tu ne cherches pas à comprendre quoi que ce soit, tu savoures cet instant de répit avec un plaisir non dissimulé. ce que cela fait du bien. Ne rien ressentir. Tu n'es pas heureuse, mais vide et c'est mieux que tout le reste, mieux que tout ce que tu as pu ressentir ces derniers mois. Tu t'accroches à cette sensation de néant. Tu fermes les paupières, laissant la fumée encrasser tes poumons avant d'être recrachée. Tu pinces les lèvres et le voile  de chaire se soulève à nouveau. Ton regard se coule sur la foule qui se presse sur le chemin de traverse. Tu as envie de te mêler à cette foule, d'oublier le cadavre que tu es devenue pour redevenir vivante. Quelques heures. Quelques secondes. Peu importe. Tu veux retrouver cette sensation. Alors tu enfiles un short en jeans noir, une blouse ample sur lequel figure les frimousses des Croques Mitaines -Vieux groupes des année 70-. Tu nous la blouse au niveau de la taille pour le cintrer et laisser ton nombril apparent. Tu t'évades de cet appartement avant que les mauvaise ondes qui y flottent ne viennent à nouveau d'assaillir. Tu te frayes un chemin dans la foule. Tu respires à plein poumon, savourant cet instant. Puis ton regard se pose sur cette silhouette que tu ne connais que trop bien. Elle a hanté tes nuits. Ton imaginaires l'a tant de fois surpris dans les bras de ton mari. Ex-mari. Tu ne t'y fais pas. Tu en t'y ferras jamais. La douleur revient, elle s'empare de ton être avec toute la violence et la détresse habituelle, elle se glisse en toi et tu l'accueil comme une vieille compagne. Tu as finis par aimer cette douleur. Tu regardes autour de toi, perdue, tu cherches une issue, tu cherches à fuir. Ton cœur palpite douloureusement. L'air ne parvient plus aussi aisément à tes poumons. Tu prends des bouffées profondes, essayant de retrouver un semblant de contrôle sur ton être. La vérité c'est que tu ne contrôles plus rien. C'est la douleur qui te contrôle et qui t'animes.

Ton regard ce pause sur ton propre visage. Tu t'en détourne et fuis dans l'autre sens. Tu ne peux pas affronter ce mensonge. Tu commences à courir dans les rues, fuyants le chemin de traverse. Tu as beau courir, tes démons te suivent et ne te lâchent pas. Tu ne sais pas où va. Tu cours. Son visage t'apparaît. Son sourire. Puis cette maudite fille... Elle t'a probablement remplacée à ses côtés. Si seulement tu pouvais comprendre. A partir de quand l'as-tu perdu? A partir de quel moment n'as-tu pas suffit à son bonheur? Qu'a-t-elle de plus que toi? Tu es tourmentée depuis trop longtemps par ce flot de question. Tu as tant de fois errer devant cette façade, hésitant à aller le confronté. Tu hésites, tu t'éloignes et reviens sur tes pas. Tu ne peux te résoudre à le perdre complètement. Le divorce a beau avoir été prononcé, tu n'as toujours pas renoncé à lui. Tu finis par franchir le pas. Tu arrives à Ste Mangouste. Tu ne penses plus, tu marches comme un automate, filant tout droit vers la salle de garde où vous aviez l'habitude de vous retrouver. Tu consultes une horloge. Quelques heures avant qu'ils ne prennent sa pause. Quelques heures avant de l'affronter. Tu ne sais même pas si tu auras le courage de l'attendre. Mais tu fonces, tête baissée, tu n'en peux plus de pas savoir. C'est le silence qui te tue. Tu entre dans la salle vide et tu vas te poser sur le lit. Tu as ta baguette à proximité pour ensorceler la porte à l'instant où il l'aura franchie. Tu sais que si tu ne le fais pas, il prendra la fuite. Tu scrute cette porte, des minutes, des heures, tu ne sais plus. Enfin, la porte s'ouvre. Tu reconnais le bruit de ces pas. Tu as tant de fois espérer l'entendre sur le pas de ta porte. Tu l'as tant de fois imaginer sur le plancher de ton taudis. Tu arrêtes de respirer l'espace de quelques seconde. Tu pointes la baguette vers la porte. Sortillège informulée, la porte se classe et se verrouille avant qu'il n'ait eu le temps de comprendre que tu es là. Tu abaisses ta baguette, ou plutôt, ton bras retombe mollement le long de ton corps. Tu ne le regardes pas, tu fixes tes genoux. Tu as portant eu le temps de réfléchir à ce que tu allais lui dire, mais maintenant qu'il est là, les mots ne sortent pas. Tu n'oses même pas le regarder. Tu attends mais rien ne vient. Tu prends une inspiration profonde et finis par relever le regard vers lui. Tu redécouvre son corps, son visage et son regard. Ton regard qui te brûle. Par Merlin ce qu'il a pu te manquer, même s'il est empreint de haine et de rancœur. Qu'est ce qui nous est arrivé, Cian? Tu peux me le dire? Parce que j'en ai pas la moindre idée. P*tain mais qu'est ce qui nous est arrivé, Cian? Tu te mords l’intérieur de la lèvre pour ne pas fondre en larmes devant lui.





Dernière édition par Dyan Zabini le Ven 8 Aoû - 8:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Ven 8 Aoû - 0:25

I'm friend with the monster
Dyan & Cian


Cela faisait maintenant près de deux mois que nous n'étions plus ensemble. Cinquante-deux jours pour être tout à fait exact. Je me surprenais à conserver ce décompte, sombre idiot, comme si j'espérais qu'il prenne fin, comme si je priais qu'ajouter un bâton dans ma tête représentant un jour de plus de ma vie sans elle aiderait d'une manière ou d'une autre. Comme si je pensais que lorsque j'atteindrai le nombre miracle, je l'aurais oubliée, que ma vie serait tout d'un coup plus belle. Qu'un beau matin, je me lèverai avec un nettoyage de cerveau gratuit. Pourtant, c'était involontaire, comme instinctif, de retenir le temps passé sans elle. Ces jours qui ornaient le mode de survie dans lequel je m'étais plongé, que je m'étais infligé, imposé, pour ne pas devenir complètement fou, pour jouir d'une certaine contenance malgré tout. Ces journées mortes sans sa présence signifiaient une victoire, la preuve que je gagnais en force dans cette adversité. Puis, ce nombre croissant inspirait aussi le degré de mon amertume, de ma haine, de mes remords.

Chaque aube, lorsque je m'éveillais dans ce lit vide, fixant cet oreiller immaculé, cette présence irrémédiablement manquante, je me rappelais à quel point l'amour m'avait détruit, à quel point elle m'avait ôté quelque chose que jamais plus je ne saurais posséder. Je m'interrogeais sur l'humanité, cette notion en laquelle je perdais de plus en plus espoir. Ce qui n'était pas des plus judicieux pour un médicomage. Je fixais les milliers de points d'interrogations que cette rupture avait causés. Des pourquoi déchirants, des souvenirs que je décortiquais à la recherche de ce que je n'avais pas vu à l'époque. Je tentais de me détruire encore plus, je le savais pertinemment que ce manège ne rimait qu'à plus de souffrance. Pourtant, il fallait que je me traite de demeuré, il fallait que je me rappelle que cette douleur, je l'avais méritée par ma suprême idiotie. Si je l'avais vu venir, jamais je ne serais rendu là, aujourd'hui. Jamais je ne serai divorcé, jamais je n'aurais été un cocu. Cette simple idée me révulsait, me rendait furieux. Comment avait-elle pu oser ? Mais il fallait que j'apprenne à m’abhorrer plus que je la médisais, elle. Car c'était la seule manière de me tenir la tête hors de l'eau. Je pouvais vivre en me haïssant, mais je ne pouvais vivre en blâmant Dyan éternellement. Je ne lui pardonnerais pas, je me l'étais juré. Mais je devais dénicher où j'avais fauté, où je n'avais su prévoir cette hideuse tromperie pour l'évincer de mon existence, pour que jamais plus cela ne se répète. Pour que j'en sois immunisé. Pour que cette horrible douleur en mon cœur ne se réitère plus jamais. Je refusais de reprendre cette route sinueuse.

J'avais su voiler mon désespoir au commun des mortels. Rares étaient ceux connaissant mes nouveaux démons. Certains pensaient toujours que j'étais avec Dyan, lorsqu'ils m'interrogeaient sur notre vie de couple, je me contentais de disposer, ne jugeant pas utile de leur annoncer que j'étais divorcé. Je ne voulais pas avoir cette conversation. Je ne souhaitais aucunement prononcer ces mots, recevoir ces regards faussement attristés, bourrés de curiosité, avides de ragots. Je reprenais mon travail comme si de rien n'était, visant l'excellence, si ce n'était la perfection. Je donnais mon âme à chaque patient, comme si chacun des malades sortant de Sainte-Mangouste avec un traitement m'enlevait un poids de ma propre peine. Je reprenais plaisir à mon travail. Il m'était salvateur, réellement.

Mon emploi du temps était chargé, à ma convenance, à mon souhait. J'aimais vivre avec un rythme soutenu, il m'évitait de me perdre dans ces sinueuses, acides pensées qui me saisissaient le soir, ou dès la nuit tombée. Après avoir réglé le cas d'un patient et effectué mes visites routinières, j'étais informé que l'on m'attendait dans une salle d'examen. Un sourire sans joie figé aux lèvres, je poussais la porte de la pièce, les yeux rivés sur le dossier du patient. Mon regard ne s'était même pas pris la peine de décrypter son identité, se concentrant sur les symptômes, ce que j'estimais le plus important. Sans doute aurais-je dû être stupide, encore une fois. Sans doute avec elle, il valait mieux suivre l'illogique. A peine croisai-je son regard que sa voix brisée se répercutait sur les murs blancs nous entourant, nous emprisonnant.

Qu'est ce qui nous est arrivé, Cian? Tu peux me le dire? Parce que j'en ai pas la moindre idée. P*tain mais qu'est ce qui nous est arrivé, Cian?

A peine avait-elle achevé sa phrase que je m'étais tourné vers la porte, tentant en vain de l'ouvrir. Ensorcelée. Comme moi. Dyan possédait une emprise sur au moins deux choses dans cette salle. J'avais extirpé ma baguette magique, articulé quelques incantations, sans succès. La rage gravissait déjà en ma personne. Ses mots absorbaient leur sens dans mon esprit. Elle m'interrogeait sur ce qui nous était arrivé. Elle déclarait qu'elle n'en avait pas la moindre idée. J'avais envie de l'étriper. De la faire physiquement souffrir, de lui procurer une part de la peine qu'elle m'avait affligée sans que je ne la mérite.

« Ouvre cette porte. » Mon ton était sans appel, dur. Je ne la regardais même pas. J'augurais que si mes yeux se posaient sur sa silhouette, je perdrais le contrôle. Mon impulsivité régnerait sans retenue aucune. Alors que la porte demeurait solidement fermée, je répétais, plus féroce : « Ouvre cette porte ! » Mais pour qui se prenait-elle ?! Elle se glissa hors du lit sommaire d'hôpital, puis se faufila jusqu'à moi. Je n'effectuais le moindre mouvement, de marbre. J'espérais qu'elle exauce mon souhait, qu'elle ait cette maturité en elle, mais plutôt, elle me fit face, me forçant à la regarder, elle. Avant qu'elle ne puisse émettre le moindre son, je flambais : « Tu n'as pas le droit de faire ça, ouvre cette porte. » Je me reculais d'elle, comme si un simple contact avec sa peau me serait fatidique. « Tu es complètement cinglée. De quel droit tu te pointes ici ? Qu'est-ce que tu veux, Dyan ? Contempler tes dégâts ? Tu me prends vraiment pour un imbécile, par Merlin ! » Ça y était, je fulminais. Mon cœur martelait ma poitrine, l'angoisse et la colère m'étreignaient aussi fort que j'avais su la serrer dans mes bras. « Qu'est-ce qui nous est arrivé, Cian ?» singeai-je. « TU nous es arrivé ! » Je me retenais pour ne pas l'insulter. « Ça faisait combien de temps, hein ? Que tu me trompais avec cet autre singe ? Ça fait combien de temps que tu te fous de ma gueule ? Qu'est-ce que j'ai toujours été pour toi ? Un toit ? Un porte-monnaie ? Une assurance ? J'étais vraiment le plus bas des abrutis pour t'aimer. Pour t'aimer alors que toi, tu t'en foutais ! » Je me reculais encore plus, même si mon interlocutrice n'avait pas bougé d'un pouce. « T'es démoniaque. Laisse-moi partir si tu veux pas le regretter. » Et je l'aimais encore. Et elle était toujours si belle. J'étais encore sous son emprise. Mon cœur malmené lui appartenait encore. Était-ce pour cela qu'il était si douloureux, contre ma poitrine ? Était-ce pour cela que j'avais tant de mal à respirer ? Que les larmes naissaient déjà dans mes yeux trop vulnérables ?

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deatheater


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MessageSujet: Re: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Ven 8 Aoû - 6:50


I’m friends with the monster
Cian & Dyan






Une salle de garde


Il détourne son regard. Il est incapable de te regarder. Tu vois l'ampleur des dégâts, l'ampleur de cette situation. Tu avais beau savoir qu'il te repousserait avec virulence, le vivre était toujours plus douloureux. Le malaise grandit en toi à tel point que tu te sens défaillir. Tu as presque envie d'ouvrir toi même cette foutue porte et de t'enfouir. La confrontation promet d'être bien plus virulente que tu ne l'avais cru. Les choses pouvaient-elles s'empirer? Tu n'oses même pas l'imaginer. Ton cœur menace d'exploser. Tu as l'impression que l'on vient de t'arracher le cœur et qu'on l'a jeté au sol pour le piétiner. Il essaye de s'échapper, de 'téchapper. Tu ne lui en veux pas, tu es à deux doigts de faire la même chose. Tu reste silencieuse. Tu ne le regardes plus. Tu te contentes d'attendre qu'il se fasse à l'idée d'être enfermée dans cette pièce avec toi. Ouvre cette porte. Sa voix t'arrache un sourire douloureux. Même à cet instant, tu aimes tout de lui. Le moindre de ses gestes, de ses mimiques, le son de sa voix, sa respiration si caractéristique lorsqu'il perd le contrôle. Tu l'as toujours aimé. Dans le meilleur comme dans le pire. Tu l'aimes pour ses nombreuses qualités mais également pour ses travers. Tu aimes tout de lui. Tout. Ouvre cette porte ! Sa voix est plus ferme, plus autoritaire. Tu tiens bon. Tu restes. Seulement parce qu'il le faut, seulement parce qu'il n'y a pas d'autres solutions possibles, vous vous le devez l'un à l'autre, peu importe l'issue de cette conversation, vous vous devez de tourner cette page... Même si tu ne le veux pas, même si tu le voudrais dans ta vie, tu n'es pas certaine de pouvoir le supporter. A chaque fois que tu poses le regard sur lui, à chaque fois que tu le désires, tu l'imagines elle, gémissant de plaisir sous ses mains expertes. La chaleur envahi tout ton être. Tu essayes de chasser cette pensée horrible. Non, tu ne dois pas pensée à elle. Tu es blanche comme un linge. Tu te relèves nerveusement. Tu essayes de t'approcher de lui. Tu ne sais pas pourquoi, cette proximité te brûle sans que tu n'ais besoin de le toucher. Ta main se soulève vers lui, mais retombe de le vide. Non. Tu pourrais le détruire. Il ne doit pas être aussi proche de toi. Tu as envie de le cogner, de le détruire, de le blesser. Ta mâchoire se crispe. Tu luttes avec tes propres démons. Tu prends sur toi pour ne pas laisser sortir cette violence. Tu n'as plus habituée à autant de maîtrise. Tu n'as pas le droit de faire ça, ouvre cette porte. Il recule. Il recule pour t'échapper. Il recule jusqu'à ce qu'il heurte la porte fermée. Tu plonges ton regard dans le tient, tu t'exposes et plonges dans la détresse qui le ronge. Tu n'arrives pas à lire en lui. Tu le connais pourtant mieux que personne, mais tu n'es pas lucide, ton jugement est obscurci par cette débâcle de sentiments.

Tu es complètement cinglée. De quel droit tu te pointes ici ? Qu'est-ce que tu veux, Dyan ? Contempler tes dégâts ? Tu me prends vraiment pour un imbécile, par Merlin ! Quoi? Tu ouvres la bouche et la refermes presque aussitôt. Tu te noies dans le flot de question qu'il vient de provoquer. La rancune qu'il a pour toi t'exploses à la gueule. Est-il réellement en train de suggérer que la faute te revient entièrement? La rage et la fureur se propage rapidement dans tes veines, faisant bouillir ton sang et rougir tes joues. Ta baguette. Où est cette foutue baguette? Tu es perdue et déstabilisée. Tu ne sais plus où tu en es. Tu la cherches mais tu ne vois plus rien. Ta respiration est irrégulière et saccadée. Pour quel genre de monstre est-il en train de te faire passer. Ta main se relève sur ta tête, tremblante et fiévreuse. Par Merlin. Qu'est -ce que tu fous ici. Mais il n'en a pas fini, non, maintenant, plus rien ne pourra l'arrêter. Tu lui as donner l'arme pour t’abattre. Qu'est-ce qui nous est arrivé, Cian ? Tu avances pour lui sauter à la gorge mais tu fais demi tour, crispant tes points et ta mâchoire. Qu'il se taise. Tu ne te contrôle plus. Tyu as l'impression qu'une bête féroce s'est glissée en toi. TU nous es arrivé ! Tu l'assassines du regard. Tu ne peux pas l'approcher, tu risquerais de commettre l’irréparable. Ça faisait combien de temps, hein ? Que tu me trompais avec cet autre singe ? Ça fait combien de temps que tu te fous de ma gueule ? Qu'est-ce que j'ai toujours été pour toi ? Un toit ? Un porte-monnaie ? Une assurance ? J'étais vraiment le plus bas des abrutis pour t'aimer. Pour t'aimer alors que toi, tu t'en foutais ! Tu as l'impression d'avoir été rouée de coup. Le corps endoloris. T'es fatiguée. Juste fatiguée. Tu as presque envie de baisser les bras. Tu te sens faible. Tu n'en reviens pas de ce qu'il pense. De ce qu'il te crache à la gueule. De qui se fout-il? De quel droit se permet-il de te blâmer alors qu'il est le premier à avoir céder à cette diablesse. Peut-être aurait-il préferé que tu fasses l'aveugle, que tu fasses celle qui ne voit pas ce trahison et qui continue à l'attendre sagement pendant qu'il salit leur amour dans les draps d'une autre. Les larmes roulaient sur tes joues. Tu ne les as même pas sentie arrivée, tu n'as même pas pu les retenir. T'es démoniaque. Laisse-moi partir si tu veux pas le regretter. Et finalement, c'est un rire jaune et dépourvu de saveur qui franchi le seuil de tes lèvres.

Tu ris. Tu as sans doute l'air hystérique. Tu ris et les larmes coulent et roulent sur tes joues. Tu avances vers lui, titubant. T'es meurtrie et blessée, mais pas vaincue. Tu t'arrêtes juste devant lui. La distance est inexistante. relèves ton visage vers le sien, plantant ton regard dans le sien comme tu y planterais une lame. Je suis démoniaque? Tu ris à nouveau. C'est nerveux. Tu perds complètement le contrôle. JE suis démoniaque? JE nous ai fais ça. Je n'ai rien fais que tu ne m'ais déjà fait auparavant. Tes mains viennent se crisper contre tes tempes. Tu recules et te détournes de lui. Tu as l'impression que ton crane va exploser. Tu trembles. C’était une très mauvaise idée de venir le confronter. Tu n'aurais jamais dû, mais tu es là et tu ne peux plus faire machine arrière. Mon père m'avait pourtant mise en garde... Oh oui il l'avait fait. Le Daron Zabini n'avait peut-être jamais voulu donner sa chance à Cian, mais il connaissait son père et sa réputation avec les filles de Poudlard. La pomme ne tombe jamais bien loin de l'arbre. Tu n'avais jamais voulu le croire, mais l'évidence était là, juste devant toi. Tu avais sans doute été aveuglé par ton amour pour lui. Tu te fous de ma gueule? Je n'ai jamais rien voulu d’autre que ton amour. Tu sais ce que j'ai laissé derrière moi pour TOI. Tu crois que j'ai besoin de ton fric, ton argent pourri. Mais garde le. Garde tout. Alors vient pas me dire que je m'en fous... P*tain tu sais ce à quoi j'ai renoncer pour toi? Hein? Tu oublies que si j'avais besoin d'un toit, c'est parce que je t'ai choisi toi plutôt que ma famille. Comment oses-tu remettre tout cela en question? Comment oses-tu, alors que tu étais là pour contempler les dégâts, que tu étais là du début à la fin? Tu ne me remettras pas tout sur la gueule. Oh non, certainement pas. Je ne suis pas parfaite, mais je croyais que tu me connaissais mieux que ça, je croyais que tu m'aimais et me respectais suffisamment pour ne pas m'infliger ça. T'es une pourriture. Je ne sais même pas pourquoi je me laisses encore atteindre. Je ne sais pas pourquoi je reviens vers toi. Tu m'as détruites. Vous m'avez détruite. j'ai l'impression de la voir partout. Tu te laissais retomber sur le lit, fuyant son regard, ta voix n'est plus qu'un miroir à peine audible. Tu pleures, le corps secoué par des sanglots incontrôlable. Tu n'avais jamais regretter ton choix de le choisir plutôt que ta famille. Comment avais-tu pu te tromper à ce point? Par amour. P*tain, mais oui, par amour pour lui. Tu le sais parce que tu l'aimes encore. T'es brisé. Tu ne sais pas si tu pourras un jour te relever.



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MessageSujet: Re: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Ven 8 Aoû - 14:06

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Dyan & Cian


Les termes acides que je propulsais se répercutaient contre les murs de l'étroite pièce. Je ne les pensais pas, je les vivais, ils m'arrachaient la peau comme s'ils émanaient directement de mon cœur. Je fixais désormais Dyan, cette beauté rare, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur, qui m'avait pourtant détruit, brisé. Je tentais d'apercevoir où j'avais fauté, où j'avais cruellement manqué de jugement pour qu'elle en vienne à me tromper. Je m'interrogeais sur quand son mensonge avait commencé, sur quand notre amour avait cessé de battre à l'unisson – si ça avait été dès son départ ou seulement au bout d'un certain moment, d'un événement.

Pourtant, je ne savais voir où moi, j'avais fait erreur. Ainsi, je lui rejetais la faute, l'entière responsabilité de cette puissante destruction qu'elle m'avait, qu'elle nous avait, imposée. Je l'avais toujours aimé, j'avais toujours tout fait ce qui était en mon pouvoir pour que sa vie soit des plus agréables. J'ai toujours pris sur moi, pour lui éviter les tracas, les taches moins intéressantes. Je l'ai poussée vers la réussite quand elle doutait de ses capacités, je lui ai procurée les armes pour qu'elle devienne la célébrité qu'elle était aujourd'hui. Et tout cela, qu'est-ce que ça m'avait apporté ? Ces sacrifices, ces concessions que je ne voyais maintenant que tels des erreurs alors que jadis je les voyais tels des présents, des petits bonheurs. Je me sentais ridicule, profondément imbécile, retardé. Pourquoi l'avais-je tant aimé ? Pourquoi m'étais-je tant donné ? Je n'aurais jamais dû l'autoriser à pénétrer en mon être et le posséder tout entier comme elle l'avait fait. Désormais, je ne savais plus qui j'étais, j'avais l'impression qu'elle m'avait rendu avec les morceaux à l'envers, que je ne savais même plus arranger. Et surtout, que nombreux d'entre eux étaient perdus à tout jamais, encore sous son emprise, reposant sur le seuil de notre dernière défaite.

Elle planta son regard dans le mien, féroce. Je percevais déjà les armes dans ses yeux, cousines des miennes. Je ne bronchais pas, la colère, la rage, me faisaient avancer, m'empêchaient de craquer. J'ignorais ce que je ferais si je perdais le contrôle, néanmoins. Mon cœur la désirait encore, il voulait lui pardonner, qu'on retrouve notre harmonie d'antan. Mais ma tête, le refusait catégoriquement. Mon esprit générait cette haine, cette envie de rancune et de revanche qui me pousserait sans doute plus à lui faire du mal que de lui faire du bien. Elle me pousserait à annihiler ces murs, à faire un spectacle de moi-même sous mon impulsivité violente et le regretter amèrement par la suite. Dyan ne me ferait pas perdre mon travail, non. C'était la seule chose qui m'avait permis de survivre à la bombe qu'elle m'avait concocté. Dyan ne m'ôterait pas cette dernière partie de mon bonheur, je le refusais.

Alors je me tus, lui déclarant qu'elle était démoniaque. Cet être maléfique qui m'avait rendu comme ça, qui m'avait brisé sans merci, sans raisons. Qui avait détruit l'homme que j'avais pu être, pour en laisser une pâle copie, un pantin démantibulé. Elle répéta mes propos, interrogatrice. Oui, Dyan, c'est comme ça que je te vois, dès à présent. Pas seulement comme une pute qui me trompait, mais comme un démon qui m'a détruit. Estime-toi heureuse que j'affiche encore mes sentiments. J'aurais très bien pu te traiter de catin, de menteuse, de lâche profiteuse. J'avais préféré être plus honnête, t'offrir une vision plus transparente de mes émotions à ton égard. « JE suis démoniaque? JE nous ai fais ça. Je n'ai rien fais que tu ne m'ais déjà fait auparavant. » Elle rit, et l'envie de l'étriper me revient à nouveau. Elle ne nous avait rien fait ? Elle ne m'a rien fait que je ne lui avais déjà fait ? C'était quoi, ce délire ? Jamais je ne l'avais trompé. Et même si c'était le cas, je trouvais ça franchement puéril qu'elle en vienne à me tromper si seulement elle pensait que je l'avais fait. On n'était plus à l'école primaire. Je n'avais pas couché avec la première venue quand j'avais découvert qu'elle se laissait aller avec un autre. Parce que j'avais bien plus d'estime que ça. J'avais pas cette envie de vengeance-là. Je ne m'abaisserais pas à ses mêmes procédés pour ça. Je jugeais cela tout bonnement ridicule. « Mon père m'avait pourtant mise en garde... » Je conservais le silence, aussi difficile cela s'avérait être. Son père l'avait prévenu de quoi ? De la réputation des McLaggen, mais elle était déjà toute faite ! Et c'était pour cela que je l'aimais tant, parce qu'elle avait su passer au travers des « on dit » pour voir qui j'étais vraiment. Et par Merlin que j'étais différent de mon père. Comme de ma mère, que la plupart des gens définissait comme la victime. Je les détestais autant l'un que l'autre. Le géniteur pour être si lâche, si infidèle. La génitrice pour n'inspirait que la lâcheté. Je refusais de ressembler à l'un comme à l'autre, d'ailleurs, c'était sans doute pour cela que je vivais avec tant d'ardeur le fait que Dyan nous avait infligé cette même situation. Cette situation qui m'avait fait souffrir en tant que spectateur pendant des années. Elle l'avait implanté dans ma vie, dans mon cœur, dans ma peau. Le pire poison qu'elle aurait pu jamais trouver, elle me l'avait envoyé. Quelle maline.

« Tu te fous de ma gueule? Je n'ai jamais rien voulu d’autre que ton amour. Tu sais ce que j'ai laissé derrière moi pour TOI. Tu crois que j'ai besoin de ton fric, ton argent pourri. Mais garde le. Garde tout. Alors vient pas me dire que je m'en fous... P*tain tu sais ce à quoi j'ai renoncer pour toi? Hein? Tu oublies que si j'avais besoin d'un toit, c'est parce que je t'ai choisi toi plutôt que ma famille. Comment oses-tu remettre tout cela en question? Comment oses-tu, alors que tu étais là pour contempler les dégâts, que tu étais là du début à la fin? » Je souris jaune. Allait-elle se plaindre de ces décisions passées, désormais ? De ce qui nous avait mis en couple ? « Tu ne me remettras pas tout sur la gueule. Oh non, certainement pas. Je ne suis pas parfaite, mais je croyais que tu me connaissais mieux que ça, je croyais que tu m'aimais et me respectais suffisamment pour ne pas m'infliger ça. T'es une pourriture. Je ne sais même pas pourquoi je me laisses encore atteindre. Je ne sais pas pourquoi je reviens vers toi. Tu m'as détruites. Vous m'avez détruite. j'ai l'impression de la voir partout. » Pour lui infliger quoi, par Merlin ? Mon interrogation était plus que nette sur mon visage. Je ne la croyais pas, j'avais l'impression qu'elle était en train d'halluciner, tout bonnement, pour insinuer des faits pareils. Que je ne l'avais jamais aimé ? Que je l'avais trompée ? Jamais je n'avais commis ces torts, c'était elle, la seule fautive. C'était elle, la destructrice de notre couple. Me prenait-elle pour son miroir ? J'expirais de fureur, rétorquant, piqué au vif par ces propos :

« Tu crois que je le sais pas tout ce que tu as fait pour moi, Dyan ? Tu te rappelles pas des nombreuses fois où je te demandais de bien y réfléchir, qu'il n'y avait pas de retour en arrière ? Que je ne t'en voudrais pas si tu souhaitais attendre ? Que je serais toujours là pour toi, mais que c'était une décision qui était tienne et uniquement tienne, car même si tu venais vivre chez moi, tu saurais que regretter ta décision n'était pas incluse. Tu savais qu'il n'y avait pas de retour en arrière. Aussi bien que moi. T'as renoncé à ta famille pour moi, ok, mais tu l'as fait de ton propre chef. Je ne t'ai mis absolument aucune pression, si ce n'est mon amour pour toi. Alors ne m'impose pas cette responsabilité-là. Je l'ai reconnue, l'ampleur de ta décision. Mais aujourd'hui, je ne crois pas que c'était par amour pour moi, parce que sinon, jamais tu ne m'aurais trompé ! » Je fronçais les sourcils, mon ire empruntant une courbe exponentielle. « Et te fous pas de ma gueule ! Tu sais très bien à quel point j'ai toujours mal vécu les infidélités de mon père. Tu ne vas pas me dire que je n'en ai jamais parlé avec toi, que je ne t'ai jamais promis que ça ne nous arriverait jamais. Parce que tu sais que je pensais ne saurais jamais le vivre, que je refusais de voir ça si proche dans ma vie. Encore plus proche que vivre mon enfance, mon adolescence, et même ma vie d'adulte maintenant, avec des parents pareil ! Tu ne vas pas me dire que je suis comme le type qui m'a rendu comme ça, Dyan, parce que je te promets que c'est vraiment la plus basse chose que tu peux prononcer de ta vie à mon égard, et que ça, ça veut dire que tu connais même pas la personne avec qui t'as vécu pendant sept ans, que tu n'écoutais même pas cette personne ! » Je vociférais à présent et espérais presque que la porte était insonorisée. « Et qu'est-ce que t'hallucines ? De qui tu m'parles ? Qu'est-ce que tu me rends ? Qu'est-ce que je t'ai fait pour que tu en viennes à me tromper ? Tu vois qui, partout ? T'es complètement cinglée, Dyan. Y'a jamais eu personne dans ma vie d'autre que toi ! Tu crois vraiment que je me transformerais en la personne que j'ai méprisé toute ma vie ? Tu crois vraiment que j'irais contre tout ce que je suis pour coucher avec une autre femme ? Franchement, le penser affirme que tu me connais même pas. T'as jamais pris la peine de savoir qui je suis, vraiment. Parce que j'ai fait que t'aimer du début à la fin, Dyan. Comme un fou. Tu te rappelles pas de tout ce qu'on a accompli ensemble ? Tout ce que j'ai fait pour toi, aussi. Parce que tu dis ce que t'as fait pour aller vivre chez moi, mais t'oublies tout ce que j'ai fait, moi. Tout ce que j'ai fait par plaisir, parce que je t'aimais, parce que j'aurais pu faire n'importe quoi pour ton bonheur. Y'avait que ça qui comptait pour moi. Et c'est pour ça que ça fait si mal, ta tromperie, tes mensonges. C'est pour ça que je te déteste autant. Parce que tu m'as fait la pire chose que t'aurais jamais pu me faire, en le reconnaissant très bien. Tu m'as fait vivre le cauchemar de ma mère, de ma vie de gosse. Tu me le fais toujours vivre. Quand tu sais que jamais je ne t'aurais fait connaître ça car je sais à quel point ça fait mal, tu n'as pas hésité à me l'affliger. Ne vas pas justifier tes faits avec une bonne femme imaginaire. Si tu as vraiment voulu me confronter pour quelque chose d'intelligent ce matin, fais-le clairement. Dis-le moi, ce qui t'as poussé à faire ça. Ce qui t'as amené à nous détruire. Ne me sers pas des excuses déjà toutes faites. »

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MessageSujet: Re: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Ven 8 Aoû - 14:57


I’m friends with the monster
Cian & Dyan






Une salle de garde


Tu crois que je le sais pas tout ce que tu as fait pour moi, Dyan ? [...] Ce qui t'as amené à nous détruire. Ne me sers pas des excuses déjà toutes faites. Les mots brûlaient tes lèvres. T'avais qu'une seule envie les vomir, les recracher. Tu voulais qu'ils sortent, qu'ils te libèrent enfin de ce terrible silence dans lequel tu t'étais enfermée au sans jamais réussir cours de ces derniers mois. Même Fred n'avait eu droit qu'à tes frasques et des banalités sans nom. Il te voyait se dégradé à la faire parler. Non, tu étais restée muette comme une tombe, tu avais annoncé ton divorce pour ensuite te cloîtrer dans un profond mutisme. Il te connaissait, il savait à quel point tu souffrais, mais il assistait impuissant à cette destruction. Tu pinces les lèvres retenant ses mots alors que les siens te heurtaient et te frappaient sans te donner une seule seconde de répit. Tu bascules en avant, les coudes contre tes genoux, le visage entre tes mains. Tu l'écoutes, mais tout cela, c'est trop pour toi. Tu n'es pas folle. Tu t’étais torturé tellement longtemps avec cette autre femme. Tu avais retourner la question dans tout les sens, tu avais chercher et farfouiller, tout menait à la même conclusion. Il te trompait. Tu ne comprends pas. Pourquoi nie-t-il de toute ses forces? Tu te sens perdues. Tu te sens faibles. Tu as des vertiges abominables. Les larmes continuent à rouler sur tes joues. Le goût salée de tes larmes reste à présent ancré sur tes lèvres. Tu tremblait de tout ton être. Les sentiments refoulés dégoulinent de ton être, envahissant la salle de repos. Tes nerfs lâchent. Tout simplement. Ton corps est secoué par des spasmes incontrôlables. Tu n'étais plus qu'un cadavre, une ombre, complètement décomposée et détruites. Ton cœur hurle et transpire sa douleur. Tu prends sur toi. Tu essayes de se concentrer sur ce qu'il dit pour ne pas en perdre une miette. Et finalement sa voix s'éteint et ne laisse place qu'au vide. Tu as juste envie de te tirer une clope et une lampée de whisky pur feu. Tu te redresses fouillant nerveusement dans tes poches à la recherche d'un de ces miraculeux tubes de tabacs. T'en trouves une, pliée et abîmée, mais ça conviendra. Tu la glisses dans tes lèvres, mais avant que tu ais le temps de l'allumer, il te l'arrache de la bouche. Tu laisses échapper un gémissement alors que tu te redresses. Tu es en manque. D'alcool, de tout. Tu trembles, tu pleures, tu n'y arrives pas. Tu fais quelques pas, étouffant quelques sanglots entre tes doigts.

Jamais je ne te le reprocherais. Comme tu l'as dis si bien dis, c'était MON choix, MA décision, mais justement, comment peux-tu tout remettre en question. Le fait que je t'ai choisi TOI n'est pas une preuve suffisante? Tu t'avances vers lui, tu le pousses de ton index, le pointant du doigts. Je t'ai choisi. TOI P*TAIN. Qu'est ce qu'il te fallait de plus? Je l'ai fais parce que je le voulais, parce que je le désirais, parce que je t'aimais, mais je t'ai choisi TOI. J'ai décidé de ne pas croire mon père, de te croire TOI, de croire mon cœur. Tu m'as tellement parlé de l'histoire de tes parents, j'avais pas le moindre doute, j'avais qu'une certitude, que cette situation ne nous arriverait JAMAIS. Et pourtant regarde nous. P*TAIN MAIS REGARDE NOUS Tu frappes plusieurs fois contre sa poitrine. De plus en plsu fort. Tu déverses ta rage. Puis tu te rends comptes que tu le frappes de plus en plus fort alors tu te détournes de lui. Tu recules. Tu tournes en rond. Tu vas me faire croire qu'il n'y a jamais eu d'autre femme que moi? Tu vas vraiment essayé de me le faire avaler? Ça à commencé par ta patience, ta précieuse Liesa. Tu m'en parlais, tu m'en parlais tellement que je finissais par me torturer. Je me sentais proche de cette fille, mais elle t'accablait et je te perdais. Puis elle a finit pas s'évaporer dans la nature et... j'ai cru que tout ça était derrière nous. Puis ça à recommencer. Tu n'étais plus réellement là. Tu semblais ailleurs. Tu semblais tellement occupée. Mais tu ne m'as parlé d'aucune patiente. Alors je me suis torturée, j'ai retourné la situation dans tout les sens, je me suis demandé ce qui pouvait bien t'éloigner de moi... Puis j't'ai vu avec elle et tout m'a sembler plus clair. Te voir avec elle... Tu vivais alors qu'à la maison, alors qu'avec moi, j'avais l'impression que tu t'éteignais. Tu transpirais son odeur. Cette Rae. Ca me hantait. Je me suis retournée la situation dans tout les sens. J'ai essayé de me dire que c'était pas possible... Mais plus j'y réfléchissais, plus j'avais la certitude qu'il se passait quelques choses. Jusqu'à ce foutu soir où t'es pas rentré. J'étais persuadée que t'étais avec elle. je suis venue jusqu'ici et en arrivant devant, je l'ai croisée. Je savais pas quoi faire j'avais tellement mal. J'avais l'impression que tu venais de m'arracher le coeur hors de la poitrine. j'étais complètement perdue. je comprenais pas comment ça avait pu nous arriver. Et j'ai été trouvé Edern... C'était la première fois. Je me suis arrangée pour que tu nous trouves parce que je savais que l'ignorance et le doute était pire. Tu es vide. Revivre ça, c'était trop. Ta voix s'était éteinte. Elle était rauque, morne et cadavérique.


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MessageSujet: Re: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Ven 8 Aoû - 16:41

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Je la fixe, je la dévisage sans vraiment la voir. Elle n'est qu'à quelques mètres de ma personne, mais pourtant, je la sens si lointaine, si floue, telle un mirage, telle un mauvais rêve. Peut-être est-ce cela. Les émotions envahissent mon esprit critique, l'inhibe, je la vois bien dans un état de choc, secouée de tremblements violents, les larmes roulant inlassablement sur ses joues, pourtant, je n'effectue le moindre jugement. Tandis que jadis je me serais maudis pour avoir versé la moindre larme sur ses joues café au lait, désormais, elles ne me faisaient rien. Je voulais qu'elles ne me fassent rien. Je les observais, anesthésié par la douleur, comme si tout cela n'existait pas. Comme si Dyan n'était pas là, que je m'étais évanoui, que je m'imaginais cet échange au caractère d'altercation.

Puis, elle glisse une cigarette roulée à ses lèvres. Instantanément, je m'anime, je l'arrache de ses doigts fins sans retenue, sans ménagement aucun. Elle gémit, blessée, et pendant un court instant, j'ai l'impression de lui avoir ôté quelque chose de très important à sa vie, une minime partie de ce qu'elle, avait su m'arracher. « Jamais je ne te le reprocherais. Comme tu l'as dis si bien dis, c'était MON choix, MA décision, mais justement, comment peux-tu tout remettre en question. Le fait que je t'ai choisi TOI n'est pas une preuve suffisante? » Une preuve ? Mais qu'y avait-il donc à prouver, désormais ? A mes yeux, tout avait été clair, limpide. Nous nous aimions. Elle n'avait pas besoin de me le prouver, même si elle avait décidé de me voir en cachette, de rester dans les bonnes grâces de ses parents tout en étant clandestine de notre amour, j'aurais compris, et mon affection aurait demeuré la même. Était-il maintenant temps de parler de preuves ? De ce qu'on avait fait l'un l'autre pour amasser des points, une sécurité que j'avais toujours jugé dérisoire ? Évidente ? Elle s'avance, et alors que plus tôt je faisais tout pour demeurer le plus loin d'elle, je n'effectue le moindre mouvement de recul. Son index s'enfonce dans ma poitrine, menaçant. « Je t'ai choisi. TOI P*TAIN. Qu'est ce qu'il te fallait de plus? Je l'ai fais parce que je le voulais, parce que je le désirais, parce que je t'aimais, mais je t'ai choisi TOI. J'ai décidé de ne pas croire mon père, de te croire TOI, de croire mon cœur. Tu m'as tellement parlé de l'histoire de tes parents, j'avais pas le moindre doute, j'avais qu'une certitude, que cette situation ne nous arriverait JAMAIS. Et pourtant regarde nous. P*TAIN MAIS REGARDE NOUS. » Je la regarde, muet. Les termes se répercutent dans mon esprit et semblent dénués de choc. Je ne la comprends plus, je ne peux plus lire en elle comme j'avais pu le faire autrefois. Elle m'annonce son amour, son désir d'être en ma compagnie. Elle se souvient de toutes ces conversations où je me plaignais de mes parents et les dénigrais. Elle m'avoue penser que cette situation ne nous arriverait jamais. Et pourquoi, elle l'avait causée. Elle m'avait trompé. C'était elle, qui était la raison de ce divorce, de cette séparation, de cet amour brisé. Elle martèle ma poitrine de ses solides poings, et même si j'augure les futures ecchymoses, je demeure immobile. Je la laisse faire, déverser sa colère, ses sentiments qui ne forment aucun sens à mes yeux. Elle se détourne soudainement, se recule, tourne en rond dans la petite salle telle une lionne en cage. Étouffé, je me sens étouffé.

« Tu vas me faire croire qu'il n'y a jamais eu d'autre femme que moi? Tu vas vraiment essayé de me le faire avaler? Ça à commencé par ta patience, ta précieuse Liesa. Tu m'en parlais, tu m'en parlais tellement que je finissais par me torturer. Je me sentais proche de cette fille, mais elle t'accablait et je te perdais. Puis elle a finit pas s'évaporer dans la nature et... j'ai cru que tout ça était derrière nous. Puis ça à recommencer. Tu n'étais plus réellement là. Tu semblais ailleurs. Tu semblais tellement occupée. Mais tu ne m'as parlé d'aucune patiente. Alors je me suis torturée, j'ai retourné la situation dans tout les sens, je me suis demandé ce qui pouvait bien t'éloigner de moi... » Je conserve mon silence, élucidant des mystères que je n'avais jamais ne serait-ce envisagé. Cette jalousie envers Liesa, je n'avais su la ressentir, je n'avais su la prédire. Sa joie lorsque j'avais faillit à ma tâche de soigner la jeune femme, de me « récupérer » pour elle toute seule. J'ignorais si cela me faisait plaisir ou me faisait peur. Nous étions mariés, certes, mais nous n'étions pas une seule personne. J'avais besoin de faire ma vie, de réussir professionnellement : tout comme elle. Je l'avais poussée à donner le meilleur d'elle-même pour réaliser son rêve de joueuse de Quidditch professionnel, je l'avais soutenue lors de ses démarches pour devenir une véritable star, une tête inspirante pour le monde des sorciers. Jamais je n'avais vu ses trophées telles des enclaves à notre relation, loin de là. Je les voyais comme des victoires, ses triomphes en premier lieu, mais aussi les nôtres, car je formais une importante partie de sa vie, malgré tout. Du moins, c'était ce que je pensais. Et naïf, j'avais pensé qu'elle voyait les choses de la même manière. Qu'elle se réjouissait que je m'implique autant à la guérison d'une malade, et non pas qu'elle la voit comme une menace à notre couple. Qu'elle était fier de constater que j'allais de l'avant, que je donnais beaucoup d'énergie à ma vie en dehors de notre couple pour posséder plus que notre amour, justement. Car oui, il composait une énorme partie de notre vie, mais il ne pouvait être ma vie. Je ne pouvais pas être que le mari de Dyan. J'avais besoin d'être quelqu'un à part entière. « Puis j't'ai vu avec elle et tout m'a sembler plus clair. Te voir avec elle... Tu vivais alors qu'à la maison, alors qu'avec moi, j'avais l'impression que tu t'éteignais. Tu transpirais son odeur. Cette Rae. Ca me hantait. Je me suis retournée la situation dans tout les sens. J'ai essayé de me dire que c'était pas possible... Mais plus j'y réfléchissais, plus j'avais la certitude qu'il se passait quelques choses. Jusqu'à ce foutu soir où t'es pas rentré. J'étais persuadée que t'étais avec elle. je suis venue jusqu'ici et en arrivant devant, je l'ai croisée. Je savais pas quoi faire j'avais tellement mal. J'avais l'impression que tu venais de m'arracher le coeur hors de la poitrine. j'étais complètement perdue. je comprenais pas comment ça avait pu nous arriver. Et j'ai été trouvé Edern... C'était la première fois. Je me suis arrangée pour que tu nous trouves parce que je savais que l'ignorance et le doute était pire. » Plusieurs minutes de silence s'effondrent entre nous deux. J'ignorais quoi lui répondre, ma colère s'était apaisée pour faire place à de l'indécision, à de la confusion. J'étais prodigieusement choqué qu'elle s'imagine que j'ai pu la tromper avec Rae. Elle était si loin de la vérité. Il aurait été impossible que je trompe Dyan avec cette jeune femme, avec qui que ce soit, d'ailleurs. Ca m'attristait de voir que mon ex femme avait eu si peu confiance en elle, qu'elle s'était faite charmer, ensorceler, malmener, par ses peurs non fondées pour inventer un scénario qui jamais, n'avais su prendre lieu. Et puis, j'étais profondément désolé de n'avoir jamais aperçu quoi que ce soit de tout ça. De n'avoir jamais ressenti sa douleur face à ma vie en dehors de la maison, face à mes conversations sur Liesa. J'étais déçu qu'on n'ait pas pu parler de cela et éradiquer le problème. Cela aurait peut-être pu nous mener vers une finalité beaucoup plus joyeuse. Je soupirais, puis reprenais la parole. Mon ton était dépité, vide, fatigué. La déception m'étreignait plus que tout, étranglait la rage qui m'avait tant animé quelques minutes auparavant. « Rae n'est rien pour moi à ce niveau-là. Elle n'a jamais rien été pour moi. Je n'ai jamais couché avec elle, je ne l'ai jamais regardé comme j'ai toujours posé mes yeux sur toi. Tu as toujours été la seule que je désirais, la seule qui me donnait envie, la seule qui m'excitait, m'enivrait, m'emportait. Recevait tout mon amour. » Je n'avais pas la force de me battre pour qu'elle me croit, pour qu'elle me fasse confiance. Je disais la vérité, peut-être en saurait-elle assez sur moi pour le deviner par elle-même. « Je suis désolée que tu te sois sentie comme ça vis-à-vis de Liesa. Sache qu'elle a toujours été pour moi qu'une patiente. Ma première patiente, certes. J'ai un attachement particulier pour elle parce qu'elle a été ma première, et il est vrai que j'ai assez mal vécu son départ car j'avais l'impression d'avoir faillit à ma tâche, d'avoir faillit à ma vocation de médicomage. Elle était ma première patiente, je voulais faire le mieux possible, je voulais faire mes preuves. Et non pas essuyer un échec. » Je soupirais, puis avouais : « Je regrette que tu ne m'aies pas dit tout ça, Dyan, car ces non dits qui te font souffrir, auraient pu être très vite évincé. Mes absences s'expliquent par ma volonté de faire mon travail bien, d'avoir une vie professionnelle épanouie, exactement comme moi je t'ai toujours poussée à accomplir tes rêves et toujours croire en toi dans ta carrière. Ça ne veut pas dire que je t'aime moi, ça ne veut pas dire que je ne veux pas passer du temps avec toi. Mais on ne peut pas passer toutes les heures de notre vie ensemble. J'ai besoin d'avoir une vie en dehors de notre couple, d'avoir des amis, d'avoir des loisirs, d'avoir des passions. Tu as une place extrêmement importante, mais je ne peux pas me contente que d'une chose dans une vie, aussi belle soit-elle. Je ne peux pas être que ton mari. » Quelques secondes de silence. Je remarque que j'avais employé le présent. Comme si cette tromperie ne s'était jamais déroulée, comme si je voulais résoudre les anciens problèmes et apaiser la douleur de mon interlocutrice. Je me corrige. « Enfin, je ne pouvais pas l'être. Et ne saurais jamais l'être. »

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MessageSujet: Re: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Ven 8 Aoû - 18:57

Dyan Zabini a écrit:

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Une salle de garde


Rae n'est rien pour moi à ce niveau-là. Elle n'a jamais rien été pour moi.[...] Enfin, je ne pouvais pas l'être. Et ne saurais jamais l'être. Tu l'écoutes. Tu te sens défaillir au fil de cette conversation, prenant conscience de l'ampleur de ta bêtise. Tu as passé tant de temps à lui en vouloir, à le considéré comme l'instigateur de cette situation, pour finalement apprendre que tu es la seule à être pointée du doigts. Tu as envie de te faire mal, de te blesser, de te détruire. Comment as-tu pu gâcher ce que vous aviez? Comment as-tu pu douter à ce point? Tu te hais. Tu te détestes. Tu détruis tout ce que tu touches. Tu te détruis toi même. tu es misérable et inutile.Tu ne tiens pas en place. Tu n'arriveras pas à supporter le poids de la culpabilité, non, tu n'arriveras pas à supporter le poids de cette conversation sans une clope ou un petit remontant. Tu trembles. Tu essayes de te contrôlée mais c'est plus fort que toi, ton corps te lâche, tes nerfs te lâchent, tes sentiments te lâchent, tu n'as plus aucune maîtrise, toi qui aime avoir un contrôle sur tout ce qui t'entoure. Tu meurs de chaud et tu crèves de froid en même temps. Quelques gouttes de sueur viennent perler sur ton front. Tu l'écoutes toujours, plus détruite et blessée à chacune de ses paroles, pas par lui, par toi, uniquement par toi. Tu aurais dû le savoir, tu détruis, tu brises tout, tu es incapable d'être heureuse, tu te complais dans le malheur et lorsqu'une part de lumière point le bout de son nuit, tu l’étouffes, tu te cherches des problèmes, tu les créé de toute pièce, tu te fais des films irréels. Tu es malade. Complètement malade. Tu es tellement peu sûr de toi que des doutes te semblait fondé. Tu as cherché à tout prix une faille, une raison d'y croire. T'es tellement conne.Tu as tout gâché. Tu vides ton sac sur le lit, répondant son contenu sur les draps blanc à la recherche d'une fiole d'alcool. Il y en a bien une presque vide. Tu l'ouvres pour en boire son contenu. Le liquide qu'il reste mouille à peine tes lèvres. Tu ne te l'expliques pas tu en as besoin. Ton corps tout entier réclame une lampée d'alcool. Merde. Tu éclates la fiole contre le mur. Avant de te laisser glisser contre le mur, enfouissant ta tête entre tes mains. Tu ne te reconnais plus. Tu es tellement perdue. Pour la première fois depuis des mois, tu te rends compte de l'épave que tu es devenue. Tu n'es pas honteuse, non, tu veux t'enfoncer un peu plus dans la noirceur et l'obscurité, après ce que tu as fait, tu ne mérites rien d'autre. Pus il n'y a pas que votre couple que tu as brisé... Il y a aussi cette pauvre fille, cette patience si importante. Ça te tue, mais tu ne peux lui cacher. Ça te ronge les entrailles. Comment as-tu pu te foutre dans une telle situation? Comment as-tu pu entraîner cette pauvre fille dans ta chute.

Tu n'oses même pas le regarder. Tu ne sais pas par quoi commencé. Tu te sens tellement conne. Ce que tu lui as fais est impardonnable. Tremblante ton visage se soulève pour fixer le blanc du plafond. Tu voudrais tellement être vide à nouveau, tu voudrais tellement ne plus rien sentir. L'alcool te procure cette sensation. C'est bref, mais c'est suffisant. Tu passes tes mains dans les cheveux, les rejetant en arrière. Ta patiente, Liesa... Je. Hm. Je l'ai croisé. Plusieurs fois. De nombreuses fois. Je... Je crois qu'elle va avoir besoin de toi. Tu préfères parler de cette fille plutôt que de parler de toi. Tu ne saurais pas comment aborder ta connerie monumentale. Il n'y a pas de retour en arrière possible, pas de pardon, pas de purgatoire pour les filles comme toi. Je suis même certaine qu'elle a besoin de toi. Elle est complètement... Comme toi? Tu as conscience du torchon que tu es devenue, mais tu es incapable de l'avouer à haute voix, surtout pas à lui... Il a beau être là, devant toi, il a beau avoir sous les yeux le cadavre que tu es devenue, il ne sait probablement pas à quel point tu es devenue misérable et dégoûtante. Tu te répugnes. Tu as envie de prendre une douche. Te laver de toutes ces choses que tu as faites. Et Edern... Rien que d'y penser tu as envie de gerber. T'y es retournée. T'y es retournée aussi souvent que tu le pouvais. Tu ne l'as jamais aimé, tu avais juste besoin de t'enfoncer un peu plus, de te détruire, de commettre encore et encore l'irréparable, comme pour être certaine qu'il ne te pardonnerait jamais. Tu prends une inspiration profonde. J'ai essayé de te parlé, mais je n'y arrivais pas. Comment voulais-tu que je te parle de CA... Je crevais de trouille à l'idée de ce que tu pouvais me répondre. Je crevais de trouille à l'idée que tu me manques. Ça me semble complètement con maintenant, mais ça me semblait tellement vraie... Et irréel en même temps. J’avais l'impression de te perdre et en même temps, j'avais l'impression de devenir folle... j'avais peur que TU ne me prennes pour une folle. Et finalement je le suis peut-être. Je ne sais pas. je ne sais plus. Putain mais qu'est ce que j'ai fais? Qu'est ce que j'ai fais? Les derniers mots ne lui étaient plus adressée, ce n'était qu'un murmure adressée à ton âme meurtrie. Tu te remettais à pleurer, masquant ton visage entre tes mains. Tu te balançais, essayant de t'apaiser. La vérité c'est que tu pensais qu'à fumer et à boire jusqu'à ce que tu ne perde la conscience du cauchemar dans lequel tu évoluais.


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MessageSujet: Re: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Dim 10 Aoû - 20:42

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Dyan & Cian


Je l'observe, sans néanmoins être apte à la reconnaître. Je l'avais pourtant soutenue dans de nombreuses situations de détresse, nous avions su surmonter de véritables cauchemars ensemble, des terreurs qui la secouaient parfois la nuit. Mais la constater dans un état si imposant, alarmant, jamais je n'en avais eu l'occasion auparavant. Si bien que je ne savais que faire. Une partie de moi désirait lui venir en aide, apaiser ses maux, mais l'autre m'inhibait, m'immobilisait tout entier. Je ne pouvais approcher Dyan, je ne pouvais m'autoriser à être de nouveau conciliant avec elle, serviable, aimant. Je craignais que si je venais à lui tendre la main, non seulement je crachais sur les promesses qui jusqu'à présent m'avais permis de tenir le coup et vivre avec notre séparation déchirante, mais aussi qu'elle ne m'englobe tout entier pour ne laisser qu'un être sans vie, irrécupérable. Elle m'avait tant détruit la première fois, je ne pouvais me permettre de jouer de nouveau avec son feu infernal, son pouvoir si ardent sur ma personne.

Alors, impuissant, militant contre mes émotions contraires, je la suivais du regard. Elle vidait son sac, engloutissait les quelques gouttes résidant dans une fiole comme s'il s'agissait de son élixir de vie. Je me remémore acerbement comment j'avais toujours considéré qu'elle était le mien, non seulement mon élixir de vie, mais aussi mon élixir du bonheur. Elle n'était désormais que source de peine, de douleurs, de culpabilité. Et pourtant, j'arrivais toujours à l'aimer. C'était sans doute pour cela que ça faisait si mal.

Elle se laisse glisser contre le mur, s'enferme dans la prison de ses bras, se laisse mouvoir par les soubresauts créés par des sentiments redoutables. Je ne prononce le moindre mot, tandis que sa respiration sifflante emplit la salle, se répercute entre ses quatre murs, comme la mienne l'avait fait précédemment. Je perçois l'anxiété dans chaque expiration qu'elle effectue, mêlée à une montagne de sentiments aussi perturbateurs les uns que les autres. Et elle reprend la parole. « Ta patiente, Liesa... Je. Hm. Je l'ai croisé. Plusieurs fois. De nombreuses fois. Je... Je crois qu'elle va avoir besoin de toi. » Je fronce les sourcils, interrogateur. J'ignorais en premier lieu que Dyan avait déjà rencontré Liesa, l'avait côtoyée assez longtemps pour la reconnaître plusieurs années plus tard. Elle l'avait croisée, plusieurs fois, de nombreuses fois. J'ignorais comment accueillir cette nouvelle, je redoutais qu'il fallait que je lise plus que l'information qu'elle délivrait dans les propos énoncés de mon interlocutrice. Elle va avoir besoin de moi. Je soupirais, j'avais faillit à la tâche de soigner Liesa, comment pourrais-je l'aider, maintenant ? Les aveux de Dyan me faisaient davantage de mal que de bien, me rappelant cruellement comment j'avais laissé cette jeune fille repartir dans la nature, toujours malade. Je n'avais su lui venir en aide à temps, je n'avais pas eu les droits requis pour la garder auprès de moi contre sa volonté. Je n'avais su la convaincre de ne pas baisser les bras. Et maintenant, elle allait mal. « Je suis même certaine qu'elle a besoin de toi. Elle est complètement... » Je fixe Dyan, épuisé, avant de lui demander : « Pourquoi tu me dis ça, Dyan ? » Pourquoi tu me fais encore plus souffrir ? Pourquoi t'utilises encore Liesa contre moi ? Pourquoi peut-être commence-je à voir le mal partout en toi ? Pourquoi tu connais Liesa, en premier lieu, comment tu la connais ? Pourquoi, Dyan, pourquoi ?!

« J'ai essayé de te parlé, mais je n'y arrivais pas. Comment voulais-tu que je te parle de CA... Je crevais de trouille à l'idée de ce que tu pouvais me répondre. Je crevais de trouille à l'idée que tu me manques. Ça me semble complètement con maintenant, mais ça me semblait tellement vraie... Et irréel en même temps. J’avais l'impression de te perdre et en même temps, j'avais l'impression de devenir folle... j'avais peur que TU ne me prennes pour une folle. Et finalement je le suis peut-être. Je ne sais pas. je ne sais plus. Putain mais qu'est ce que j'ai fais? Qu'est ce que j'ai fais? » Je m'appuie sur le lit d'hôpital, passant ma main contre mon front chaud. J'étais si furieux à l'idée que mon ex femme n'avait su me faire confiance, j'étais si frustré à l'idée qu'elle n'avait jamais su dénicher le courage afin de me confronter vis-à-vis de ce problème que je n'avais su percevoir. J'aurais aimé savoir, j'aurais aimé l'avoir réglé avant qu'il n'empoisonne notre amour sans ménagement. Je ne comprenais pas pourquoi Dyan n'avait jamais su trouver cette bravoure, pourquoi elle m'avait cacher ce mal qui la rongeait. Lui faisais-je si peur ? Avait-elle si peu confiance en moi ? Manifestement, elle avait plus de facilité à me voir comme un monstre que comme quelqu'un qu'elle pouvait aimer sans limites, sinon, jamais ne se serait-elle fait charmée par ce scénario hideux m'unissant avec Rae pour commettre ce que jamais je n'aurais su lui infliger. Folle, le mot était bien choisi, je perdais complètement la logique de Dyan, ou alors ne voulais-je pas la voir, la comprendre, car cela serait encore plus destructeur à mon égard. Je ne verrais pas ce qu'elle n'avait pas fait, mais ce que moi, je n'avais su voir et prévoir. « Si tu m'en avais parlé, on en serait pas là aujourd'hui. Si tu m'en avais parlé, on aurait réglé ça. » Mon ton était catégorique, je la blâmais, alors que je me sentais aussi coupable qu'elle de n'avoir su parer cette situation. « Putain, pourquoi tu m'as rien dit, Dyan ? Pourquoi j'ai rien vu ? Pourquoi tu m'as tout caché ? Qu'est-ce que tu m'as caché d'autre, encore ? J'ai l'impression que notre relation est bourrée de non dits, alors que j'ai toujours tout fait pour que tu saches tout sur moi. Je ne t'ai jamais rien caché, pourquoi tu m'as jamais cru ? Pourquoi tu m'as jamais vraiment parlé ? » La tristesse avait emprunté mes traits. J'étais déconfit, défait. Je grondais. « Si t'avais vraiment la trouille que je te manque, pourquoi t'as causé tout ça ? Pourquoi t'as jamais rien fait pour notre couple ? Pourquoi t'as préféré aller voir ce mec plutôt que ton mec ? » La fureur reprenait place en moi, torturait mes entrailles, faisait toner ma voix. « Pourquoi t'as fait ça, putain. Pourquoi tu fais tout ça ? » Liesa, Londubat. Pourquoi tant de misère alors que nous aurions pu ne faire que goûter au bonheur, parfois épicé de quelques babioles que nous aurions affrontés unis, au lieu de détruits.

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MessageSujet: Re: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Dim 10 Aoû - 21:32


I’m friends with the monster
Cian & Dyan






Une salle de garde


Pourquoi tu me dis ça, Dyan ? Tu ne comprends pas. Pourquoi tu lui disais cela? Parce que c'était sa première patiente, plus encore, elle était la patiente qu'il n'avait pas pu sauver. Alors si tu lui craches cette vérité à la gueule, au risque qu'il ne t'en veille, c'est parce que tu crois en lui plus qu'en personne d'autre, c'est parce que tu es persuadée que s'il y a bien quelqu'un qui peut faire quelques choses pour cette pauvre créature brisée, c'est bien lui. Où est le mal là dedans? Hein? Tu ne le comprends plus. Il ne te comprend plus. P*tain que ça fait mal de se rendre compte à quel point tu t'es éloignée de cet homme. Il fut un temps où vous vous compreniez en regard... Que vous était-il arrivé? Chaque mot, chaque propos doit être justifié. C'est fatiguant, éreintant et irritant. Tu n'as pas la force à te perdre dans ce genre de jeu, pas sans une bonne dose d'alcool. Tu n'as pas la force, mais tu vas le faire, parce que tu l'aimes et que tout ce que tu peux bien ressentir n'est rien à côté de ce que lui ressent. Tu n'as jamais voulu le blesser, non, à travers lui c'est toi que tu blesses, à travers lui, c'est toi qui souffre. T'es épuisée, tes paupières sont lourdes, mais tu tiens le coup, pour lui, puis peut-être pour toi. Pourquoi t'accroches-tu autant à lui? Il n'y a plus d'espoir. Votre histoire est finie. Pourquoi est-ce si difficile pour toi de le comprendre. Tu t'accroches à un fantôme, un amour perdu dans le néant. Peut-être parce que je te connais mieux que tu ne voudrais le croire. Parce que je sais pertinemment que cette fille te hante et que tu culpabilises de ne pas avoir réussi à la sauver. Mais tu veux la vérité? celle que j'ai pas voulu te dire parce que j'avais peur de te perdre? S'il y a bien quelqu'un qui peut l'aider, c'est toi. C'est pas parce qu'elle a baisser les bras que toi, tu dois baisser les bras. Essayes plus fort. Tu peux l'aider. Et si tu arrives pas à la sauver complètement, tu peux au moins l'aider à surmonter ça et l'empêcher de se détruire comme elle est en train de le faire. Crois en toi, parce que moi je crois en toi. Tu n'as pas le droit de lui parler comme ça. Tu n'as pas le droit de lui infliger ça. Tu as perdu ce droit. Tu n'es plus rien pour lui. Qu'est ce qu'il en a à foutre de ce que tu penses? Hein. Il a pas besoin de toi, pauvre conne. Qu'est-ce que tu crois? Hein? Votre histoire est finie. Je... Je suis désolée. Je... Hm. Tu envoies balader la conversation d'un geste vague de la main. Merde. Dans quel pétrin tu t'es mises? Jamais Liesa ne doit apprendre qui tu es. Jamais elle ne doit le savoir. Tu ne devrais peut-être pas le revoir.

La conversation bascule. Si tu m'en avais parlé, on en serait pas là aujourd'hui. Si tu m'en avais parlé, on aurait réglé ça. Tu as envie de lui arracher la langue pour qu'il la ferme, pour qu'il arrête de t'envoyer à la gueule toutes tes erreurs. T'as consciente de t'être royalement plantée, surtout que le voile sur cette pseudo aventure a été levée. P*tain, tu le sais que t'as enchaîner les erreurs, mais tu pouvais pas parler, parce qu'il se serait rendu compte de tout ce qui merde dans ta tête, il se serait rendue compte à quel point tu étais déjà brisée à l'époque. Tu as toujours été brisée, mais tu t'accrochais au bonheur avec la certitude que tu allais finir par retomber. T'arrivais pas à être heureuse, tu pouvais pas te le permettre, parce que quand le malheur reviendrait t'envelopper, tu voulais pas que ça te manques. Putain, pourquoi tu m'as rien dit, Dyan ? Pourquoi j'ai rien vu ? Pourquoi tu m'as tout caché ? Qu'est-ce que tu m'as caché d'autre, encore ? J'ai l'impression que notre relation est bourrée de non dits, alors que j'ai toujours tout fait pour que tu saches tout sur moi. Je ne t'ai jamais rien caché, pourquoi tu m'as jamais cru ? Pourquoi tu m'as jamais vraiment parlé ? Pourquoi t'as fait ça, putain. Pourquoi tu fais tout ça ? Tellement de questions et tellement de réponses que tu préférerais ne pas donner. Mais tu n'as pas le choix, tu lui dois ces réponses. Il les mérites. t'essayes de remettre de l'ordre dans tes idée, mais 'tes complètement perdue. T'es en manque. Tu trembles toujours. Tu donnerais tout pour une verre de whisky pur feu. Un seul.

Je t'ai rien dis parce que je suis complètement irrationnelle, parce que je me fais toujours des films plus dingues les uns que les autres et j'ai beau savoir que c'est complètement dingue, je peux pas m'en empêcher. Ce que tu comprends pas, c'est que c'est pas en toi que je doute, c'est en moi. P*tain, mais regardes nous. J'arrives même pas à comprendre ce que tu peux me trouver. Je suis tellement... Tu ne t'aimes pas. C'est pas une nouveauté. Ca te fait douter de tout. Si j't'en parlais, je savais que tu penserais que j'ai pas confiance en toi. Je savais que tu serais persuadée que je doute de toi. Tu aurais été vexée. Je voulais le garder tant que j'étais pas sûre de ce que se passait sous mon nez, parce que même si je t'en parlais, ça aurait casser quelques choses, si j't'en parlais, tu te serais rendue compte que je ne suis pas aussi bien que tu ne le pensais? Je voulais pas. Pas avant d'être sûre. Mais je me suis plantée. J'peux pas avoir confiance en moi. je détruit tout. Je casse tout. Alors tu veux savoir pourquoi j't'ai fais ça? Pourquoi j'ai couru dans les bras d'un autre? Parce que j'te perdais de toute façon. J'étais prise au piège. Comme ça, au moins j'te perdais pour quelques choses que j't'avais fais plutôt que pour une autre. C'est ce que tu as toujours fais quand tu te sens prise au piège, tu es excessive et extrême, tu n'as pas de limites et tu provoques les emmerdes parce que tu sais que de toute façon, le malheur se pointera à un moment ou un autre. Tu le provoque pour garder un semblant de contrôle.


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MessageSujet: Re: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Dim 10 Aoû - 23:43

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Dyan & Cian


Un cocktail explosif de sentiments m'envahissait, insatiable. J'étais furieux vis-à-vis de Dyan, de ce qu'elle nous avait imposé. Je ne parvenais à étouffer cette rage, elle semblait incluse à mon être depuis que je l'avais surprise dans le même lit que cet homme, cet abominable mec qui était aussi indigne d'elle pour coucher avec une femme mariée. Il était bien heureux pour lui que je ne l'ai jamais croisé depuis, car il était certain que j'aurais dégainé ma baguette magique sur son minois, et cela armé des plus sombres intentions. Si jusqu'à présent je m'étais contenu face aux autres, j'avais tut ma détresse et ma tristesse quant à mon divorce jusqu'à ne même pas l'annoncer à mes collègues, je savais pertinemment que je démolirai celui qui avait su trouver le lit de mon ex femme.

J'étais confus, et la culpabilité s'installait sournoisement en moi. Je ne comprenais plus celle avec qui j'avais pourtant partagé ma vie durant tant d'années. Je n'expliquais pas pourquoi elle avait commis un tel geste, le pire de tous, celui qui pouvait m'atteindre le plus. Je ne parvenais à assimiler le fait qu'elle ne m'avait jamais évoqué sa douleur, sa jalousie, si bien qu'une partie de moi voulait presque croire qu'elle me mentait, qu'elle usait de cette excuse tout bonnement inventée pour que ma rage pour elle s'étouffe, pour que je lui pardonne. Et justement, je me sentais coupable de peut-être, si tout cela avait été véridique, de n'avoir jamais su rien voir de son mal-être.

« Peut-être parce que je te connais mieux que tu ne voudrais le croire. Parce que je sais pertinemment que cette fille te hante et que tu culpabilises de ne pas avoir réussi à la sauver. Mais tu veux la vérité? celle que j'ai pas voulu te dire parce que j'avais peur de te perdre? S'il y a bien quelqu'un qui peut l'aider, c'est toi. C'est pas parce qu'elle a baisser les bras que toi, tu dois baisser les bras. Essayes plus fort. Tu peux l'aider. Et si tu arrives pas à la sauver complètement, tu peux au moins l'aider à surmonter ça et l'empêcher de se détruire comme elle est en train de le faire. Crois en toi, parce que moi je crois en toi. » Je ris sans joie, me moquant ouvertement de sa dernière phrase. « Si tu croyais vraiment en moi, tu m'aurais pas trompé. Enfin, selon ce que tu me racontes. » Je la mettais en doute, constamment, car la vérité était que je ne la reconnaissais plus, depuis cette odieuse nuit. Je ne savais plus qui était ma femme, mon ex. Je craignais que j'avais passé sept ans de mon existence aux côtés d'un individu que je n'avais su saisir. Et même aujourd'hui, j'avais du mal à comprendre ses explications. Ses propos, ses excuses, ses hypothétiques prétextes. Ils percutaient mes neurones sans former le moindre sens. Elle me disait mieux me connaître que ce que je voulais le croire. Pourtant, j'avais conscience qu'elle me connaissait bien, même trop. Sinon, probablement aurait-elle tenté de me faire du mal par un autre procédé que par me rendre cocu. Et puis, j'avais du mal à penser qu'en étant jalouse et préférant que je l'évite, désormais, Dyan me poussait vers Liesa. Avait-elle compris que j'avais besoin de cette réussite, en plus de notre mariage ? Avait-elle compris que j'avais toujours été un homme fidèle, que je n'avais jamais été amoureux que d'elle, que je n'avais jamais posé mon regard que sur elle ? Que j'étais encore fou amoureux de cette femme, même si cet amour me consumait ? Voyait-elle tout cela, comme elle pouvait élucider beaucoup de ma personnalité, de ma façon d'être ?

«  Je... Je suis désolée. Je... Hm. » Un silence s'installe. Des excuses, que je ne voulais même pas entendre. Car elles rendaient tout bien trop compliqué. Je me laissais aller à ma rage, à mes innombrables questions, à remuer le passé. Elle ne disait rien, elle m'observait de ces yeux révulsés, ces yeux agacés. Pourtant, je savais qu'elle ne me haïssait pas. Pas autant qu'elle détestait quelque chose d'autre. « Je t'ai rien dis parce que je suis complètement irrationnelle, parce que je me fais toujours des films plus dingues les uns que les autres et j'ai beau savoir que c'est complètement dingue, je peux pas m'en empêcher. Ce que tu comprends pas, c'est que c'est pas en toi que je doute, c'est en moi. P*tain, mais regardes nous. J'arrives même pas à comprendre ce que tu peux me trouver. Je suis tellement... » Je soupire. J'ignorais qu'est-ce qui pourrait réellement procurer à Dyan l'estime en elle qu'elle semblait nécessiter. Elle composait une véritable célébrité, les gens l'admiraient. Elle était magnifique, je l'avais toujours aimé à mourir. Je l'aimais à mourir. Et pourtant, elle persistait à me répondre ce genre de choses, que c'était elle le problème, pas moi. Que c'était dans sa tête, qu'elle m'avait trompé par manque de confiance en elle ? J'avais du mal à y croire, j'avais du mal à l'accepter. Je voulais pas que notre séparation soit due à une raison aussi stupide. J'aurais préféré qu'elle me hurle qu'elle ne m'avait jamais aimé, plutôt que de me dire qu'elle se sentait pas assez bien, qu'elle doutait d'elle constamment, qu'elle ne voyait pas ce que je trouvais en elle. Car elle n'avait pas besoin de voir tout ça, elle avait juste besoin de me croire. Si elle ne parvenait à porter la moindre confiance en elle, pourquoi n'avait-elle pas pu me donner son entière confiance ? Jamais je ne l'aurais trahie. Jamais je ne l'ai trahie. « Si j't'en parlais, je savais que tu penserais que j'ai pas confiance en toi. Je savais que tu serais persuadée que je doute de toi. Tu aurais été vexée. Je voulais le garder tant que j'étais pas sûre de ce que se passait sous mon nez, parce que même si je t'en parlais, ça aurait casser quelques choses, si j't'en parlais, tu te serais rendue compte que je ne suis pas aussi bien que tu ne le pensais? Je voulais pas. Pas avant d'être sûre. Mais je me suis plantée. J'peux pas avoir confiance en moi. je détruit tout. Je casse tout. Alors tu veux savoir pourquoi j't'ai fais ça? Pourquoi j'ai couru dans les bras d'un autre? Parce que j'te perdais de toute façon. J'étais prise au piège. Comme ça, au moins j'te perdais pour quelques choses que j't'avais fais plutôt que pour une autre. »

Je la fixais. La dévisageais sans retenue. J'avais l'impression de vivre un cauchemar, un véritable enfer. Je ne pouvais accepter nul de ses mots, ils étaient complètement cinglés à mes yeux. « Tu veux me dire que si tu as brisé sept années de mariage, c'est parce que tu n'avais pas confiance en toi ? Parce que tu te trouvais pas assez bien ? » J'avais envie d'exploser quelque chose, prodigieusement. « Et ce type, il a t'as aidé dans ta confiance en toi ? Mieux que moi je l'ai fait en sept ans ? » Je hurlais et mon poing me démangeait, et je ne savais même pas si je voulais l'enfoncer dans sa gueule, ou dans la mienne. Certainement le mur, car je n'ai jamais su lever la main sur elle. Même quand elle me fait damner. « Tu t'es plantée, oui, en beauté, Dyan. Tu as brisé notre ménage, pour une pure connerie. Et t'as même l'air d'aimer ça. Regarde toi, putain. Tu ressembles à une alcoolique. Pourquoi tu fous ça ? T'as des tas de gosses qui t'admires, qui veulent être comme toi. Et c'est ça, que tu veux leur montrer ? C'est toi comme ça, que tu veux leur donner comme exemple ? C'est comme ça, que t'aurais aimé voir tes gosses, nos gosses ? » Je m'énerve, je vocifère, je martèle le lit d'hôpital qui se replie et se brise. Une douleur aiguë découpe mes doigts, mais je continue. « Je veux pas l'entendre, ton manque de confiance en toi. Parce que c'est une raison tellement con. Tellement con ! » J'inspire, expire, tente de me calmer assez pour pouvoir parler plutôt que d'insulter. « Si t'avais pas assez confiance en toi pour juger que tu devais rester avec moi, pourquoi t'avais pas confiance en MOI. Pourquoi t'avais pas confiance en moi quand chaque matin, je te disais que je t'aimais. Que chaque nuit, tout ce que je voulais, c'était dormir à tes côtés ? Pourquoi t'avais pas assez confiance pour croire en mes je t'aime, et que t'as préféré croire en des trucs débiles ? T'as toujours été parfaite pour moi, Dyan ! Jamais je n'ai pensé que t'étais pas assez, parce que t'as toujours été tout ce que je voulais, et ce, du début, à la fin ! Et ça, je te l'ai dit aussi. Dit et répété, répété, répété ! » Je déglutis, rode tel un lion en cage. « T'as jamais su croire en moi. C'est ça, ton problème. T'as jamais su croire en moi. Et franchement, j'ai aucune idée de ce que j'aurais pu faire pour te le faire croire, car à mes yeux, j'ai tout fait. » De A à Z. De Poudlard à maintenant. Je n'avais aucun regret, à mes yeux, j'avais toujours su prouver mon amour. J'avais toujours su démontrer que mon cœur ne battait qu'au rythme du sien. Quelques secondes de silence, avant que je ne reprenne. « T'avais deux choix, Dyan. Me vexer, mais aider à améliorer notre relation. Ou tout détruire. T'as préféré tout détruire. Je suis pas un monstre d’orgueil ! Si tu m'avais dit que t'avais pas confiance, que t'étais jalouse, j'aurais fait quelque chose. Parce que oui, tu m'aurais vexé, oui, je l'aurais mal pris, parce que jamais je n'ai regardé autre que toi. Mais je t'aimais bien assez pour passer au travers et penser à ton propre bien être, plutôt qu'à mon petit égo ! » Je haussais les épaules, impuissant. « J'arrive pas à croire que y'a que ça. Il doit y avoir eu autre chose, pour que tu sois allée jusque là. »

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MessageSujet: Re: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Lun 11 Aoû - 0:28


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Une salle de garde


Tu veux me dire que si tu as brisé sept années de mariage, c'est parce que tu n'avais pas confiance en toi ? Parce que tu te trouvais pas assez bien ? Et ce type, il a t'as aidé dans ta confiance en toi ? Mieux que moi je l'ai fait en sept ans ? Tu n'arrives pas à mettre des mots sur les pensées qui te rongent. Les mots deviennent misérables et ridicules, particulièrement lorsqu'il sorte de sa bouche. Tes propos sont difficiles à croire. Il ne te croit pas. Tu ne peux pas lui en vouloir. La culpabilité s'infiltre dans tout ton être, éveillant la souffrance et la violence. Ça te bouffe de l'intérieur, ça te pourri les entrailles et te ronge les sangs. Tu te hais et te maîtrises. Tu voix sa propre violence embraser son être et tu n'attend qu'une chose, qu'il la libère, qu'il te roue de coup. Tes ongles s'enfoncent dans ta chair. Tu veux extériorisé cette p*tain de douleur, la faire quitter ton corps. Tu ne te cherches pas d'excuses, ce que tu as fais est impardonnable. Tu n'es rien de plus qu'une pourriture. Non, tu ne veux pas son pardon. Alors a quoi bon essayer de lui faire comprendre? N'es-tu pas en train de le faire souffrir inutilement? Il ne semble pas être satisfait de tes réponses. Que dois-tu faire? Lui dire ce qu'il veut entendre? Non. Ce serait bien trop simple et il n'y a rien de simple dans la situation. Tu t'es plantée, oui, en beauté, Dyan. Tu as brisé notre ménage, pour une pure connerie. Et t'as même l'air d'aimer ça. Regarde toi, putain. Tu ressembles à une alcoolique. Pourquoi tu fous ça ? T'as des tas de gosses qui t'admires, qui veulent être comme toi. Et c'est ça, que tu veux leur montrer ? C'est toi comme ça, que tu veux leur donner comme exemple ? C'est comme ça, que t'aurais aimé voir tes gosses, nos gosses ? Tu sais qu'il as raison, mais c'est plus fort que toi. T'essayes juste de remplir le manque, de camoufler la douleur, généralement après quelques verres, cela s'estompe et t'oublies. Généralement, c'est pire le lendemain, alors t'y replonge dés que tu le peux, pour noyer cette souffrance. tu n'avais jamais eu aussi mal. Jamais. Parfois, tu as juste envie t'en finir avec tout ça, avec la vie, mais tu as pas assez de cran. T'es qu'une mauviette. Même ça, t'en est pas capable.

Je veux pas l'entendre, ton manque de confiance en toi. Parce que c'est une raison tellement con. Tellement con !  Si t'avais pas assez confiance en toi pour juger que tu devais rester avec moi, pourquoi t'avais pas confiance en MOI. Pourquoi t'avais pas confiance en moi quand chaque matin, je te disais que je t'aimais. Que chaque nuit, tout ce que je voulais, c'était dormir à tes côtés ? Pourquoi t'avais pas assez confiance pour croire en mes je t'aime, et que t'as préféré croire en des trucs débiles ? T'as toujours été parfaite pour moi, Dyan ! Jamais je n'ai pensé que t'étais pas assez, parce que t'as toujours été tout ce que je voulais, et ce, du début, à la fin ! Et ça, je te l'ai dit aussi. Dit et répété, répété, répété !  T'as jamais su croire en moi. C'est ça, ton problème. T'as jamais su croire en moi. Et franchement, j'ai aucune idée de ce que j'aurais pu faire pour te le faire croire, car à mes yeux, j'ai tout fait. Rien. T'aurais rien pu faire. C'est là depuis longtemps. Depuis que tu es môme. Depuis que tu as compris que tu n'étais pas assez bien pour ce père que tu admirais tant. Tes mains se noue derrière ta nuque alors que tu te planques la tête entre les bras. Tu serres, fort, tu ne veux pas l'entendre. T'avais deux choix, Dyan. Me vexer, mais aider à améliorer notre relation. Ou tout détruire. T'as préféré tout détruire. Je suis pas un monstre d’orgueil ! Si tu m'avais dit que t'avais pas confiance, que t'étais jalouse, j'aurais fait quelque chose. Parce que oui, tu m'aurais vexé, oui, je l'aurais mal pris, parce que jamais je n'ai regardé autre que toi. Mais je t'aimais bien assez pour passer au travers et penser à ton propre bien être, plutôt qu'à mon petit égo !  J'arrive pas à croire que y'a que ça. Il doit y avoir eu autre chose, pour que tu sois allée jusque là.

Parce que tu crois que je cherchais la confiance? P*tain mais comment tu veux que je te fasse comprendre ça. J'avais confiance en toi. J'ai confiance en toi plus qu'en n'importe qui dans ce monde. Tu peux comprendre que je crève de trouille à l'idée de te perdre? A l'idée qu'un jour tu te puisses te rendre compte que je n'ai rien de merveilleux? Parce que même si tu le comprends pas, même si ça te semble ridicule et impensable, je déteste tout ce que je suis. C'est pas nouveau. J'ai toujours eu ça en moi, mais tu n'avais pas à le subir. Tu m'as permis de croire que je pouvais aussi être heureuse, que j'y avais droit... Mais au plus profond de moi, j'ai pas cesser d'attendre le jour où on viendrait me reprendre tout ce bonheur auquel j'avais pas droit. Parce que oui, je pense sincèrement que je n'y ai pas droit. Je n'ai pas dis que cela pardonnait quoi que ce soit. Non, ça ne pardonne rien. Je m'attend pas à ce que tu me pardonnes. Je... Je suis venue comme une pauvre égoïste parce que tu me manquais, parce que j'arrives pas à vivre sans toi. Je sais que c'est égoïste et dégueulasse et que tu mérite que je te foute la paix après tout ce que j'ai fais. Je sais tout ça. Tu prends quelques secondes de répit, balayant les larmes d'un revers de ta main. Tu dégueules les mots que tu as trop souvent retenu. Merde. Tant pi. On s'en fout, tu n'as plus rien à perdre de toute façon. Et tu crois que je sais pas que j'ai un problème avec l'alcool? Tu crois que je sais pas que c'est complètement débile. Mais p*tain c'est la seule chose qui m'aide à tenir. C'est la seule chose qui me permet de me lever au matin. Je te demande pas de me comprendre ou de me prendre un pitié, mais vient pas m'dire ce que je devrais faire. J'ai pas envie de me battre. j'ai pas envie d'être heureuse. J'y ai pas droit. Je ferais toujours le mauvais choix, celui qui te blessera et te rendre malheureux. Puis de toute façon, sans toi, ça n'a aucun sens d'être heureuse. Je me sens tellement vide. j'essaye de combler avec toutes ces merdes. Et ça fonctionne. Un temps, mais ça fonctionne. J'oublie. J'oublie tout. Alors ouai, je bois plus que je ne devrais. Ouai, je... Non t'façon tu veux pas savoir. Tu as pas à savoir. Tout est brisé et je sais pas comment continuer... Avec ou sans toi.


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MessageSujet: Re: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Lun 11 Aoû - 2:29

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Dyan & Cian


Ses paroles m'étourdissaient, la fureur me consumait. Je ne savais que croire, j'ignorais comment la comprendre. J'avais l'impression de vivre un véritable cauchemar, de faire face à quelqu'un que je n'avais jamais vraiment vu auparavant. Je me sentais impuissant, prodigieusement vulnérable. Je ne savais plus quoi penser. Je percevais sa détresse, son désarroi, pourtant, je n'arrivais à le saisir intégralement. Car la raison demeurait pour moi floue, irréelle. Je sous-estimais sa souffrance, peut-être. Je sous-estimais le pouvoir d'un manque de confiance en soi, d'une estime de soi médiocre. Parce que j'avais toujours été un battant, parce qu'il était si facile pour moi de rayer la plupart des gens de ma liste de fréquentations, quitte à faire pendant un moment de la solitude ma seule compagnie. Pour moi, couper les ponts avec mes parents étaient quelque chose que je pouvais faire du jour au lendemain, sans le regretter. J'étais impulsif et buté, sans doute cela facilitait les choses. Et ma rancune éternelle, également. J'avais eu des camarades de classe à Poudlard qui m'avaient un jour offert un coup bas, et même si dorénavant cela peut paraître comme une pure imbécillité, je ne leur ai toujours pas pardonné. Je me rappelle la souffrance que j'ai senti à cette époque, et pour moi, elle est toujours aussi valable, même des années plus tard.

« Parce que tu crois que je cherchais la confiance? P*tain mais comment tu veux que je te fasse comprendre ça. J'avais confiance en toi. J'ai confiance en toi plus qu'en n'importe qui dans ce monde. Tu peux comprendre que je crève de trouille à l'idée de te perdre? A l'idée qu'un jour tu te puisses te rendre compte que je n'ai rien de merveilleux? Parce que même si tu le comprends pas, même si ça te semble ridicule et impensable, je déteste tout ce que je suis. C'est pas nouveau. J'ai toujours eu ça en moi, mais tu n'avais pas à le subir. Tu m'as permis de croire que je pouvais aussi être heureuse, que j'y avais droit... Mais au plus profond de moi, j'ai pas cesser d'attendre le jour où on viendrait me reprendre tout ce bonheur auquel j'avais pas droit. Parce que oui, je pense sincèrement que je n'y ai pas droit. Je n'ai pas dis que cela pardonnait quoi que ce soit. Non, ça ne pardonne rien. Je m'attend pas à ce que tu me pardonnes. Je... Je suis venue comme une pauvre égoïste parce que tu me manquais, parce que j'arrives pas à vivre sans toi. Je sais que c'est égoïste et dégueulasse et que tu mérite que je te foute la paix après tout ce que j'ai fais. Je sais tout ça. »  Je demeure bouche bée. Sa douleur intérieure me heurte, m'angoisse. J'ai l'impression d'avoir échoué à son bien-être, aux innombrables promesses que je lui ai faites vis-à-vis de celui-ci. Néanmoins, je réalise que je n'ai aucune arme contre ses démons. J'ignore prodigieusement quoi faire de plus pour lui faire réaliser qu'elle aussi, a son droit à sa part du bonheur. Qu'elle n'est pas plus mauvaise qu'un autre, qu'elle mérite sa place comme n'importe qui, et peut attendre tout ce que la vie peut lui offrir de bon, comme de mauvais. J'ai l'impression d'avoir affaire à une auto-destruction, une véritable bombe qui tiquetait depuis des années, et qui a finit par exploser, pour une raison stupide. Je ne parviens pas à comprendre pourquoi elle est revenue, malgré tout. Pourquoi ses sentiments étaient si contradictoires. Pourquoi elle détruisait pour revenir. Pourquoi elle créait pour regretter. Et tu crois que je sais pas que j'ai un problème avec l'alcool? Tu crois que je sais pas que c'est complètement débile. Mais p*tain c'est la seule chose qui m'aide à tenir. C'est la seule chose qui me permet de me lever au matin. Je te demande pas de me comprendre ou de me prendre un pitié, mais vient pas m'dire ce que je devrais faire. J'ai pas envie de me battre. j'ai pas envie d'être heureuse. J'y ai pas droit. Je ferais toujours le mauvais choix, celui qui te blessera et te rendre malheureux. Puis de toute façon, sans toi, ça n'a aucun sens d'être heureuse. Je me sens tellement vide. j'essaye de combler avec toutes ces merdes. Et ça fonctionne. Un temps, mais ça fonctionne. J'oublie. J'oublie tout. Alors ouai, je bois plus que je ne devrais. Ouai, je... Non t'façon tu veux pas savoir. Tu as pas à savoir. Tout est brisé et je sais pas comment continuer... Avec ou sans toi.

Je pose une main sur mon front brûlant. Je me sens pâle, j'ai l'impression que toute mon énergie s'est évaporée dans cette salle. Ça me tue qu'elle se détruise, j'ai envie de continuer de lui hurler dessus, dans l'unique but qu'elle réalise qu'il faut qu'elle se prenne en main et non qu'elle s’apitoie sur son sort. Qu'il faut qu'elle se batte, et non se convainc qu'elle n'a rien à gagner du moindre effort. Qu'elle ait l'espoir de trouver meilleur suite à une bataille, plutôt que de s'enfoncer dans des ténèbres plus aisées d'accès. Plusieurs minutes de silence séparent les deux jeunes adultes, durant lesquelles je la fixe, j'écoute sa respiration saccadée. J'ai l'odieuse impression d'être dérisoire, puis j'ai peur de l'approcher et de souffrir davantage. J'ai peur que mon cœur m'expédie dans une tornade infernale en succombant à la tentation de me rapprocher de Dyan. Je crains de ne pas être assez fort, pour tout ça. D'avoir déjà assez donné, et que c'est trop tôt, bien trop tôt. Et si je coule, on coule vraiment tous les deux.

Je laisse passer plusieurs autres minutes, oubliant tout ce qui nous environne. Mon travail, les autres patients, les médicomages présents sur place. Je fais abstraction de tout, sauf d'elle. Ses termes se répètent tel un disque rayé dans ma tête, et même si les couplets s'enchaînent, s'enlacent, se mélangent, je suis emmené toujours à la même conclusion.

Je me redresse, effectuant les maigres quelques pas qui me séparent de sa personne. Je baisse le regard vers son corps recroquevillé, que je connaissais tant, que je désirais tant. Après de nouvelles secondes d'hésitation, je finis par lui adresser une main. Généreuse. « Relève-toi, s'il-te-plaît. » Elle exauce mon vœu, je croise les bras, refusant de m'éterniser à un contact si agressif, si vicieux pour moi. Il ne faudrait d'un rien pour que je craque, pour que je m'enfonce. Je l'aimais trop pour pouvoir lui résister. J'inspire profondément, répliquant : « Je t'aime, Dyan. » Je plante mon regard dans le sien, continuant : « Mais je ne peux rien pour toi. » J'étais direct, je le reconnaissais, autant que froid. Une armure superficielle contre cet amour trop fort. « Et tu peux pas rester comme ça. Va te faire soigner, trouve l'aide dont tu as besoin. Va voir un psychomage. » Je reconnaissais être incapable de l'aider sur cette sombre facette de son être que je n'avais su panser, malgré toutes ces années d'amour, d'affection, de temps ensemble. Désormais, j'avais l'impression que ses sourires sonnaient seulement à demi-vrai, que ses rires ne faisaient qu'étouffer d'autres problèmes plus profonds. Trop profonds. « Si tu me crois autant que tu le dis, prend mon conseil, et apprends à vivre bien. Apprends à t'aimer un peu. Ne serait-ce qu'un dixième de comment tout le monde le fait. » Je ne la lâche pas des yeux, comme si je finissais par la voir vraiment, ou comme si c'était la dernière fois que je la voyais vraiment. « Soigne-toi, et on verra ce qui se passera. » Un vif silence. « Fais ça pour moi, si tu ne le fais pas pour toi. » Je lui démontrais la porte, l'invitant silencieusement à lever son sortilège qui nous laissait prisonniers depuis ce que j'estimais être assez de temps.
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deatheater


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MessageSujet: Re: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Lun 11 Aoû - 6:36


I’m friends with the monster
Cian & Dyan






Une salle de garde


Et puis, plus rien. Le silence s'empare des lieux, l'impression de vide s'intensifier. Tu te sens fatiguée et épuisée. Ta respiration est anormalement irrégulière, tu ne parviens pas à calmer les battements de cœur meurtri et blessé. Il cogne et frappe douloureusement contre ta poitrine. Par Morgane ce que cela peut faire mal. Tu refermes tes bras pour une ultime étreinte, maintenant ainsi ton cœur dans ta cage thoracique. C'est tellement douloureux. Ce cœur bat à tout rompre. Tes yeux fixent le vide. Tu as l'impression d'être suspendue dans le temps, d'être hors de la réalité, d'être dans un mon de songe où tu te retrouves confrontés à tes propres démons. Tu n'as plus réellement conscience de ce monde qui t'entoure. Tu te sens tellement vide. Tu ne pleures plus, tu n'as plus de larmes à force de les avoir laissé s'écouler. C'est tellement facile de pleurer. Il est là, tu le sens, tu le sais. T'es incapable de dire si sa présence t'apaise ou te terrifie. Peut-être un peu des deux. Tu supportes pas cette distance qu'il y a entre vous, mais tu la comprends et tu l'acceptes, c'est ton oeuvre, c'est toi qui a provoqué cette situation tu es la seule responsable. Tu n'oses pas le regarder. Tu n'oses plus. Tu as peur de voir à quel point tu l'as détruis. Tu supporterais pas plus de culpabilité. T'es tellement nocive et venimeuse. Tu vas finir seule. Tu mérite de finir seule. Tu es trop dangereuse pour ceux qui t'entoure. Tu es perdue dans les méandres de ton âme, tellement perdue que tu ne l'as pas entendu s'approcher. Il y a juste cette main qui se tend vers toi et cette voix, lointaine, qui te raccroche à la réalité. Relève-toi, s'il-te-plaît. Tu hésites quelques secondes avant de glisser une main tremblante dans la sienne. Tu le touches, tu l’effleures à peine et ça t'envahi, ça te consume de l'intérieur, tu te souviens de l'effet que ça fait d'être touché par lui. Tu ne ressens ça avec aucun d'autres hommes. Jamais. Une fois que t'es debout, il défait cette pseudo étreinte, comme s'il était brûlée au contact de ta peau. Ta main retombe mollement le long de ton corps. T'es une coquille vide. Tu plonges ton regard dans le sien.

Je t'aime, Dyan. Comment des mots peuvent-il faire autant de bien et autant de mal à la fois? Ils résonnent en toi, comme un écho s'écrasant sur les parois de ton corps. La culpabilité gronde en toi, comme un monstre que l'on aurait tiré d'un profond sommeil. Mais je ne peux rien pour toi. Tu le sais, tu l'as toujours sur. Tu savais qu'il pouvait rien pour toi. Il était ton mari, pas ton médecin, il n'avait pas à voir cette part de toi. Et tu peux pas rester comme ça. Va te faire soigner, trouve l'aide dont tu as besoin. Va voir un psychomage. Alors c'étaoit aussi simple que cela? T'étais malade et il suffisait que t'aille voir un psychomage pour que tu puisses accepté l'espoir et le bonheur? T'y crois pas, mais lui il y croit alors ça te suffit. Presque. Parce que tu crèves de trouille à l'idée de faire ce pas là. Si tu me crois autant que tu le dis, prend mon conseil, et apprends à vivre bien. Apprends à t'aimer un peu. Ne serait-ce qu'un dixième de comment tout le monde le fait. Après tout ce que tu lui avais fais subir, c'est ce qu'il désirait? Que tu apprennes à être heureuse? Comment pouvait-il être si généreux. Quel genre de femme étais-tu pour détruire un homme qui était capable de désirer le bonheur de son bourreau plutôt que de la rouer de coup? Cela ne faisait que renforcer ce sentiment de culpabilité. Cela ne faisait que renforcer l'idée que tu te faisais depuis le début. Tu ne le méritais pas.  Soigne-toi, et on verra ce qui se passera.  Fais ça pour moi, si tu ne le fais pas pour toi. Il te cloues sur place. Tu ne comprends pas le message qu'il te fait passé. Il te fout au pied du mur. Le faire pour lui? Mais pourquoi? Qu'est-ce que cela changeait pour lui? Qu'est-ce que cela peut lui faire? T'es tellement perdue. Il zieute la porte. Il en a finit avec toi.

Tu le scrutes quelques minutes, complètement abrutie et perdue. Tu tournes ses propos dans tous les sens, tu ne vois pas où il veut en venir, tu ne vois pas pourquoi il fait preuve d'autant de générosité. t'aurais presque préféré qu'il te hurle dessus, qu'il t'insulte et te roue de coup jusqu'à ce que t'en crève. Là, t'es perdue, tu ne sais plus où tu en es. Tu devrais peut-être arrêter de réfléchir, de tout retourner dans tout les sens pour chercher une faille, mais c'est plus fort que toi. Est-ce que cela signifie qu'il ne tire pas un trait sur vous. L'espace de quelques instants, ton cœur se gonfle d'espoir. Tu ne savais plus ce que cela faisait. Tu repousses tout cet espoir. Tu ne le mérites pas. Puis tu ne veux pas espéré, tu es bien trop souvent déçue par tes propres actions. Pourquoi est-il si généreux avec toi? Pourquoi? Tu as été la pire des garces, tu lui as apporté tant de souffrance. Tu ne comprends pas. Peut-être qu'il n'a rien à comprendre. Simplement. Tu passes une main sur ton visage, essuyant tes larmes, puis tu repousses tes cheveux en arrière. T'essayes de t'éveiller de cette torpeur dans laquelle tu t'es cloîtrée. Tu finis par retourner vers le lit sur lequel est étalé ton bordel. Tu fourres le tout dans ton sac avant de revenir vers lui. Ta baguette libère enfin ton mari. Ton ex-mari. Tu remets ta baguette dans ton sac et croise tes bras sur ta poitrine. Je ne sais pas... Je... Je n'y crois pas, mais... Je ne te promets rien, si ce n'est d'essayer. Je verrais... Je... Je dois juste trouvé la force et le courage. Tu laisses échapper un soupire. Je suis désolée pour tout. Ce n'est pas toi, cela ne l'a jamais été. Et ne te sens pas surtout pas coupable. Je suis la seule responsable, la seule à blâmer. Tu as fais tout ce qu'une femme pouvait rêver. Tu n'aurais rien su faire. Rien. Pas plus que tu n'aurais pu le voir. J'ai fais semblant tellement longtemps que même moi, j'ai été bernée par l'illusion que j'allais bien. Tu attends. Tu ne veux pas quitter la pièce. Tu ne veux pas le quitter. C'est tellement douloureux et pourtant, tellement agréable de le retrouver. Tu le laisses partir, si c'est ce qu'il désir. Tu renifles, essuies encore quelques larmes.


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MessageSujet: Re: I’m friends with the monster (Cian & Dyan)   Lun 11 Aoû - 16:55

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Dyan & Cian


Je militais pour que ce sentiment d'inconfort disparaisse, me persécute les entrailles le moins possible. J'étais confus dans mes propres émotions, je savais que j'aimais cette femme, même si elle me rendait fou de rage, même si elle m'avait déçu à un point qu'il m'était incapable de lui pardonner, même si je rêvais de ne pouvoir que l'oublier, avaler une potion et effacer sept années de mon existence. J'avais envie de damner Dyan, j'avais envie de la haïr. Je réalisais à quel point il était véritable que le contraire de l'amour n'était pas la haine, mais l'indifférence. Et ne rien ressentir à son égard frisait l'impossible, me semblait être au-delà de mes forces.

Alors je lui tendais cette main, j'articulais ces paroles l'appelant à se faire soigner, à vivre bien, vivre mieux. A annihiler ses démons, avant qu'ils ne la détruisent, la consument toute entière. Je pensais chacun de mes mots, et à chaque conseil de j'offrais à mon interlocutrice, je songeais à ce que moi, je devais faire. Je devais affronter ce divorce, le rendre public. Je devais cesser de ruminer dans le silence et partager ce fardeau. Sinon, je ne saurais jamais avancer réellement, je me noierai dans une illusion, et d'une certaine manière, je considérais mon ex femme un peu comme une sonnette d'alarme. Nous étions très différents, mais je ne souhaitais pas devenir comme elle, tomber si bas dans la débauche, dans les procédés dangereux pour altérer ma mémoire. Non, je voulais me battre. Je voulais la battre, la surmonter.

Je perçois sa confusion, je ressens presque ses pensées se bousculer dans son esprit, valsant devant ses yeux aux pupilles dilatées. Sans doute le sous-entendu que j'avais su prononcer n'avait pas été une bonne idée, mais sur le coup, je l'avais pensé, je l'avais assumé. Et encore maintenant, je savais que je l'assumerai. Je ne retirerai aucun des termes que je lui avais répliqué. Elle s'oriente vers le lit brisé d'hôpital, récupère ses affaires puis lève le sortilège qui avait imposé cette confrontation. D'un mouvement vif de baguette magique, je répare ce même lit et rend la salle comme je l'avais trouvée, quelques moments plus tôt. J'observe la porte, sentant que j'avais tout dit, que tout avait été affiché, réfléchi, jugé. Cependant, sa voix me retient, rauque. Une sensation de vide acide m'enlaça à ce constat. « Je ne sais pas... Je... Je n'y crois pas, mais... Je ne te promets rien, si ce n'est d'essayer. Je verrais... Je... Je dois juste trouvé la force et le courage. » Je me retourne vers elle, plante mon regard dans le sien. J'ai envie de lui sommer qu'elle est capable, qu'il faut qu'elle le fasse. Que c'est peut-être une route sinueuse à emprunter, mais que c'est pour le mieux. Un mal pour un bien, un bien bien plus grand que les concessions à lui rendre en offrandes. J'ai envie de lui dire de prendre confiance en elle, de ne pas réfléchir, et de se laisser aider. De se faire aider. Mais les mots restent coincés dans ma gorge. Car je ne veux pas prendre part à cette bataille, malgré tout. Je ne veux pas être si proche, car c'est beaucoup trop dangereux. Je sais pertinemment que j'en souffrirai ardemment. Et qu'il fallait que je retienne toutes ces promesses aux allures de modes d'emploi qui me permettaient de ne pas devenir dingue depuis notre divorce. Elle devait se battre seule, et bien que je crevais envie de demeurer à ses côtés, je ne pouvais l'être. Car même si je l'aimais, lui pardonner était insoutenable. Même si je l'aimais, retomber dans ses filets était impensable. Même si je l'aimais, je devais apprendre à essayer de ne plus l'aimer. Ou au moins, apprendre à attendre qu'elle ne me soit plus nocive. Je devais panser mes blessures, combler ce trou béant qu'elle m'avait affligé sans ménagement, avant de me lancer dans quoi que ce soit. Je devais trouver un moyen de lui pardonner, si je voulais me remettre à vraiment l'aimer. Et ça, je ne savais même pas si j'en aurais la capacité.

« Je suis désolée pour tout. Ce n'est pas toi, cela ne l'a jamais été. Et ne te sens pas surtout pas coupable. Je suis la seule responsable, la seule à blâmer. Tu as fais tout ce qu'une femme pouvait rêver. Tu n'aurais rien su faire. Rien. Pas plus que tu n'aurais pu le voir. J'ai fais semblant tellement longtemps que même moi, j'ai été bernée par l'illusion que j'allais bien. » Ses paroles m'apaisaient, mais j'étais buté à toujours voir les choses de la même façon, à ressentir une part de culpabilité vis-à-vis de tout ça, de sept années qui avaient peut-être été mises en scène par nul autre qu'un mensonge, qu'un mal être étouffé, une illusion sordide. Je ne savais plus ce qu'avait été mon amour, notre amour, et cela, ça me perturbait. Ça me déchirait. Un sourire sans joie étira mes lèvres, alors que je saisissais la poignée de la porte. « Au revoir, Dyan. » J'ouvrais la porte, y passant sa carrée. J'hésitais une demi-seconde, avant d'ajouter une phrase que j'avais eu tant tendance à lui dire, jadis. Une phrase qui était si populaire, si machinale, mais qui aujourd'hui paraissait prendre un tout autre sens. « Prends soin de toi. » La porte se referme derrière moi. J'inspire profondément, tentant d'accumuler tout le courage qu'il me reste, tout le calme dont je peux jouir, en vue d'affronter le reste de ma journée.


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