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 wasting my young years. (james)

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deatheater


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› inscription : 31/07/2014
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MessageSujet: wasting my young years. (james)   Mer 6 Aoû - 16:50

Tu avais passé la nuit au travail, comme la plus part des nuits depuis ton entrée en poste au ministère, bénissant la présence des commodités d’hygiène. Mais, malgré les horaires et la charge de travail, jamais tu n’avais regretté ta nouvelle affectation. Après quelques années passées à migrer de ministère en ministère sous les ordres de Londres, tu revenais à tes premiers amours avec cette promotion. Chargée de communication, gestionnaire de crise tu régentes les relations entre le ministère moldu et magique d’une main de fer. Hors de question de laisser le contrôle d’une affaire t’échapper, tu ne laissais rien t’échapper. Armée de ton tailleur et de ta parole acerbe tu enchaine les situations de crises et les rencontres diplomatiques. Et tu adores ça. Tu as le pouvoir entre les mains. « Mademoiselle Karkaroff, vous devriez regarder cela. » Demanda une assistante en te tendant une page de journal moldu. Parcourant le papier tu roules des yeux et le remets dans les mains de la jeune femme : « Prévenez tout le monde, il faut que les oubliators soient prêts, et organisez un rendez-vous avec le ministère moldu. » Tu te devais de rester calme, cela faisait partie de ton travail. Tu devais être en confiance pour persuader les autres que tu avais la situation en main, et, de toute façon, c’était le cas. « Vous pensez que c’est vrai ? » Demanda une personne, te sortant de tes pensées. « Certainement, beaucoup de choses sont vraies, vous le savez aussi bien que moi. » Répondis-tu avant de t’éclipser dans ton bureau. C’était tout de même malheureux, le gouvernement moldu ne réussisse pas à garder la presse en laisse. De ce fait, c’était à ton équipe et à toi-même de régler tous leurs faux-pas. Les moldus étaient vraiment de bons à rien. Mais c’était le boulot, et s’il fallait que tu leur sauves la mise, encore une fois, tu le ferrais. Penchée sur tes dossiers, triturant ton pendentif de temps en temps tu ne vis pas le temps passer et ce n’est que l’agitation extérieure, surement synonyme que l’heure du déjeuner arrivait qui te sortit de tes papiers. « On fait une pause ! » T’exclames-tu à l’intention de tes collègues, le rendez-vous avec le ministère n’était pas prévu avant de la fin de l’après-midi et tu savais que tes troupes ne seraient plus aussi efficaces après avoir travaillé sans pause depuis le début de la journée. Tu les connaissais comme s’ils étaient de ta famille, tu savais tout d’eux, de leur plus grand défaut au nom de leur premier chien, il le fallait pour que tu puisses les diriger correctement. Tu prenais ton travail bien à cœur, après tout c’était comme un entrainement avant l’héritage familial. Et Dieu savait à quel point ta famille était plus difficile à gérer que cette bande de secrétaires ministériels.

Arrangeant ton tailleur et ton chignon, tu récupères ton sac et sors rapidement de la pièce. Tu comptais profiter de cette petite pause pour faire un tour dans les autres départements du ministère, afin de savoir si les accusations portées par la presse moldue, ou du moins les soit disant observations de l’un d’eux étaient fondées ou si ce n’était que les divagations d’un pauvre fou en manque d’attention.  Bourreau de travail ? Si peu. Il n’était pas exagéré de dire que tu étais mariée à ton travail, femme moderne tu ne supportais pas ces jeunes femmes mariées et mères de familles qui se complaisaient dans leur activité de mère au foyer potiche et ennuyeuse à mourir. Tu avais besoin de te sentir utile, surtout, envie de te sentir indispensable. Et tu réussissais très bien à obtenir ce que tu voulais. « Vous descendez ? » Demanda une voix alors que tu entras dans l’ascenseur. Hochant la tête pour approuver. Tu ne te fatiguais pas en paroles inutiles, tu n’en avais pas le temps. Ton emploi du temps était réglé comme du papier à musique, hors de question de faillir à tes objectifs de la journée. Mais, dans l’optique de rester agréable à l’égard de tes collègues tu laissas échapper un petit sourire de remerciement avant de descendre. Tu avais une réputation à tenir, tu avais l’intention de rester la collègue travailleuse mais polie. C’était indispensable pour toi de garder cette image. Mais, il y avait quelques personnes avec qui tu ne pouvais pas garder cette attitude, et le jeune homme que tu voyais au fond de la pièce faisait partie de ce petit groupe. Et ce, malgré tous les efforts que tu pouvais faire pour rester agréable. James Potter. Il ne manquait plus que lui. Mais, à cette heure-ci, l’étage était bien vide… Il était la seule source d’informations que tu avais à disposition. « James. » Dis-tu calmement avec un sourire aussi faux que ta politesse. La rancœur était toujours bien présente malgré les nombreuses années qui étaient passées. « Je me demande si tu n’as pas fait une erreur dans ton travail, parce que, j’ai une nouvelle situation de crise à gérer maintenant. » Si tu restais polie, la pique n’était que très peu cachée. En effet, James, dans son travail était chargé de gérer les situations avant qu’elles n’arrivent jusqu’à toi et, si un moldu avait eu l’occasion d’arriver jusqu’à la presse afin de raconter cette histoire de balais volants. Le quotidien pour les sorciers, quelque chose d’impossible pour les moldus et leur esprit fermé. Tu te doutais bien que James ne se contenterait pas de te répondre simplement, cela avait toujours été comme ça depuis votre rupture, et, cela n’était pas prêt de changer.


Dernière édition par Larissa Karkaroff le Sam 9 Aoû - 9:59, édité 1 fois
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order of the phoenix


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MessageSujet: Re: wasting my young years. (james)   Jeu 7 Aoû - 10:52


larissa & james
rancœur amère (wasting my yound years)





Onze heures trente passées. Tu étais arrivé il y a déjà trois bonnes heures au Ministère, et tu t'étais lancé dans de la paperasse ennuyeuse qui t'attendait sagement sur ton bureau depuis déjà deux jours. Cependant, tu n'avais pas pu repousser plus longtemps cette tâche que tu n'appréciais guère mais qui était pourtant obligatoire dans ton métier. Tu avais travaillé comme un pantin, enchaînant les gestes sans réfléchir, connaissant ces formulaires par cœur pour les avoir déjà rempli des centaines de fois. Malgré cela, tu n'avais montré aucun signe de mécontentement, tu n'avais même pas soupiré une seule fois. Tu étais un employé modèle, même si tu prenais parfois du retard, tu finissais quand même par tout faire à la perfection à la dernière minute. Et tu savais ces qualités grandement appréciées de tes supérieurs, qui n'avaient jamais rien à te reprocher. Tu soupçonnais ton illustre nom de famille d'y être pour quelque chose, mais tu chassais très rapidement cette idée de ton esprit, car tu n'avais même pas envie de te pencher sur la question. Tes parents t'avaient appris très jeune à faire abstraction de ces pensées, à oublier qu'on pensait à toi avant tout comme le fils aîné des Potter, et tu t'y attelais chaque jour. Soulagé d'avoir enfin terminé ta paperasse, tu ranges les feuilles impeccablement les unes sur les autres et tu lâches enfin un soupir de soulagement. Un petit sourire s'étend sur tes lèvres, tandis qu'un poids de culpabilité te quitte enfin.

Tu décides de t'octroyer une petite pause que tu juges bien méritée. Tu quittes alors le Quartier général des Oubliators. Tu marches plutôt lentement, ne sachant pas vraiment où te rendre. Tu laisses tes pas te guider, quand une voix que tu n'avais pas entendue depuis des années profère ton prénom. Cette voix, tu la reconnaîtrais entre mille, tu en connais chaque son, chaque intonation. Tu te retournes alors pour apercevoir un sourire sur le visage de Larissa. Mais tu sais qu'il n'est pas sincère, il ne peut pas l'être. Votre histoire, quoiqu'elle fut courte, t'avais profondément marqué et blessé, et tu savais également que Larissa ressentait cette même rancœur, cette même haine quand vous pensiez l'un à l'autre, chose que tu n'avais d'ailleurs pas faite depuis un bon moment. Cela dit, tu n'avais jamais digéré la façon dont votre histoire s'était terminée, même si tu te savais être l'initiateur de votre rupture. Si tu n'avais pas douté … Mais cette réflexion était ridicule, indigne de toi, tu n'avais pas du tout l'intention de jouer les victimes. Larissa n'avait jamais vraiment été honnête avec toi, et tu lui en voulais d'avoir trahi ta confiance. Tu ne réponds pas à son sourire, car tu es bien trop occupé à la dévisager. Ses traits sont durs, et ses yeux impassibles. Cela fait remonter en toi des souvenirs douloureux, et tu sens la colère prendre peu à peu possession de ton être tandis qu'elle prend à nouveau la parole :  « Je me demande si tu n’as pas fait une erreur dans ton travail, parce que, j’ai une nouvelle situation de crise à gérer maintenant. » Ses accusations te prennent de court. Cependant, tu te reprends très vite et déglutis, te donnant du courage par la même occasion. Tu ne veux pas qu'elle puisse croire un seul instant que ses paroles te blessent, alors tu répliques, non sans avoir auparavant plongé ton regard dans le sien, observant ces yeux qui jadis t'avais rendu épris : « Je suis sincèrement désolé si je ne suis pas à la hauteur de tes attentes, mais si tu es là uniquement pour me faire des reproches, tu peux passer ton chemin. » Tu avais déjà fait mieux, niveau répartie, mais tout ton être était submergé par des souvenirs, heureux pour la plupart, et cela te déconcertait quelque peu, même si tu faisais de ton mieux pour le lui cacher.




Dernière édition par James Potter le Mar 19 Aoû - 13:37, édité 6 fois
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deatheater


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› inscription : 31/07/2014
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MessageSujet: Re: wasting my young years. (james)   Ven 8 Aoû - 17:18

Tu regrettais déjà d’avoir engagé la conversation avec James, tu sentais déjà ton pouls t’accélérer. Penser à lui te faisait toujours cet effet, et ce, même si cela n’arrivait pas souvent. Parfois, tu te demandais si c’était à cause de la colère qui t’animait, ou bien, parce que votre histoire ne s’était jamais réellement terminée. En tout cas, tu sentais ton palpitant s’agacer sous ton chemisier. Lorsque le jeune homme se retourna tu vis une lumière vaciller dans son regard, était-il tout aussi déstabilisé que toi ? C’était fort possible. Vous aviez tous les deux de gros caractères, plus semblables qu’il semblerait au premier abord, vous vous retrouviez dans l’entièreté de vos émotions, plus ou moins enfermées au fond de vous. C’était peut-être pour cela que votre relation n’avait pas duré… Parce que vous étiez fiers, bornés et que cela faisait forcement des étincelles. Alors qu’il prit la parole, tu sentis le mépris dans le ton de sa voix, il t’en voulait encore. Tu aurais pu estimer cela puéril, mais tu avais encore autant de haine que lui. C’était un des seuls points qui vous rapprochait désormais, ça, et le souvenir vague d’une vie commune. Mais c’était il y a une éternité. Laissant échapper un léger rire suite à ses paroles. Un rire qui, il y a des années aurait fait tambouriner le cœur du Potter un peu plus vite. Aujourd’hui, cela serait peut-être le cas, mais certainement plus par colère que par amour. Mais, tu n’avais pas pu t’en empêcher. « Oh, je t’en prie, tu devrais savoir que j’aurais tout fait pour éviter ta rencontre si cela avait été possible, donc, si je suis face à toi aujourd’hui, ce n’est pas de mon bon grès. » Tu restais calme, froide, et imperturbable, tu avais l’habitude de parler ainsi, les émotions, ce n’était pas ton truc, tu ne les laissais transparaitre que lorsque cela pouvait t’aider à obtenir quelque chose, de tes clients lorsque tu travaillais en privé, de ceux qui te cachaient des choses, ou bien, pour émouvoir quelqu’un. Tu usais de ta psychologie à la perfection, c’était l’une de tes plus grandes fiertés, mais, tu ne le criais pas sur tous les toits, cela aurait pu te faire paraitre manipulatrice, et ce n’était pas dans ton intérêt.

Faisant glisser tes doigts sur la feuille de papier que tu avais dans les mains, tu la tendis à l’oubliator en évitant d’avoir un quelconque contact avec sa peau tout de même. Cela n’était pas nécessaire, tu n’étais pas très tactile à l’habituelle, et ce, depuis l’agression que tu avais subi dix ans auparavant, mais, avec James, c’était encore pire. Comme si un simple contact pouvait te briser, toi qui voulais donner l’impression d’être si forte, si solide…  Mais, tu en avais peur, malgré tous les grands airs que tu te donnais.  « En soit, j’ai besoin de toi, du moins, de tes souvenirs, sinon, je ne serais certainement pas là. » Repris-tu en croisant les bras sur ta poitrine. Tu avais un intérêt à parler à James, sinon, tu ne l’aurais pas fait. C’était toujours comme ça avec toi. Et, vu tous les défauts qu’il t’avait toujours trouvés, notamment la malhonnêteté, il ne serait pas étonnant qu’il te devance sur ce terrain-là. « Donc, si tu veux bien avoir l’obligeance de m’écouter… Cela pourrait aider le ministère. Mais ce n’est pas comme si tu avais l’habitude de le faire. » Repris-tu, plus cinglante que lors de ta précédente prise de parole. Tu ne pouvais pas t’empêcher de remettre le sujet sur le tapi. Surement synonyme du fait que ta rancœur était toujours bien présente. Il n’avait pas voulu t’écouter, il n’avait pas voulu te croire, il avait préféré croire les rumeurs plutôt que de te faire confiance. Il t’avait tourné le dos pour des choses que tu n’avais pas faites, cela te mettait hors de toi, rien que d’y penser. « Saurais-tu comment un moldu a pu arriver jusqu’à la presse ? Avec une photo en plus… » Finis-tu, retrouvant ton calme et ta voix habituellement dénuée d’émotions. Tu te reprenais rapidement, hors de question qu’il puisse imaginer que tu puisses être toujours touchée par sa présence, ses paroles ou ses actes. Même toi, tu n’aurais pas pensé que cela soit le cas.
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order of the phoenix


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MessageSujet: Re: wasting my young years. (james)   Dim 10 Aoû - 16:15


larissa & james
rancœur amère (wasting my yound years)





De tes yeux bleus comme le ciel, tu observes la jeune femme qui se tient devant toi, tandis que tu attends qu'elle te réponde. Tu te souviens de la première fois où tu l'as vue, même si elle ne t'avait absolument pas tapé dans l’œil car elle était une Karkaroff et que ton père Harry t'avait souvent parlé d'un certain Igor, ancien Directeur de Durmstrang et par la même occasion mangemort à ses heures perdues. Tu te souviens cependant l'avoir trouvée jolie à regarder, gracieuse sous ses airs quelque peu hautains. Puis un jour vous vous étiez retrouvé enfermé par Peeves dans une vieille salle de classe abandonnée, et vous aviez, par la suite, appris à vous connaître. Il t'a fallut du temps, une année entière même, pour enfin oublier son nom de famille et l'apprécier à sa juste valeur. Tu avais alors découvert une adolescente qui pouvait se montrer souriante, agréable, ou encore brillante et déterminée. A ta plus grande surprise, voilà qu'elle s'était emparée de ton être, de ton cœur, telle une voleuse à laquelle tu aurais ouvert la porte. C'était un sentiment étrange, d'être amoureux, tu avais l'impression de vivre pour Larissa avant de vivre pour toi. Au jour d'aujourd'hui, ces sensations te semblent bien lointaines, c'est à peine si tu te souviens de ce que cela te procurait. Il est vrai, et la réalité te frappa d'un coup en cette matinée au Ministère, que tu n'avais jamais ressenti à nouveau ce genre de sentiment pour quelqu'un d'autre, depuis Larissa. Tu avais eu quelques coups de cœur, mais sans plus. Et il t'avait fallut pas moins de neuf années pour le réaliser pleinement, ce qui te déconcerta encore plus que tu ne l'étais déjà.

Larissa laissa échapper un petit rire après tes quelques mots, tu avais certainement du lui paraître stupide, mais peu importe, tu te sentais si désemparé que cela n'avait aucune importance. « Oh, je t’en prie, tu devrais savoir que j’aurais tout fait pour éviter ta rencontre si cela avait été possible, donc, si je suis face à toi aujourd’hui, ce n’est pas de mon bon grès. » Elle marquait un point, vous travailliez tous les deux au Ministère, mais vous ne vous croisiez jamais, c'était à croire que le destin ne voulait pas que vous vous recroisiez. A cet instant précis, tu le maudissais, ce fichu destin, car tu savais à l'avance que votre rencontre ne te laisserait pas intact, qu'elle rouvrirait des blessures que tu n'avais pas envie de rouvrir, car tu avais passé tant de temps à les panser. « Au moins c'est réciproque. Maintenant que les politesses sont passées, dis-moi en quoi je peux t'être utile. » Larissa te tendit alors une feuille, que tu t'empressas de prendre et de parcourir des yeux. « En soit, j’ai besoin de toi, du moins, de tes souvenirs, sinon, je ne serais certainement pas là. » Combien de fois allait-elle encore te rappeler qu'elle n'avait pas la moindre envie de te voir, de te parler ? N'allait-elle pas seulement se contenter de rouvrir d'anciennes blessures, mais allait-elle en plus en créer de nouvelles ? Elle reprit à nouveau la parole, exigeant des explications de ta part sur une affaire de balais volants aperçus par des moldus. Même si tu te donnais toujours corps et âme dans ton travail, cette affaire te sembla bien insignifiante. Elle en profita pour te rappeler que jadis, à Poudlard, tu ne l'avais pas écoutée. Ces quelques mots te firent l'effet d'un poignard qu'on enfonçait dans ta chair. Mais tu devais te reprendre, tu ne pouvais pas la laisser gagner du terrain, sinon tu savais que tu lui donnais à nouveau le pouvoir de te détruire. « Je ne me suis pas occupé de cette affaire moi-même, je l'ai confié au jeune Redmayne, si mes souvenirs sont bons. Il va entendre parler de moi, et ça ne va franchement pas être beau à voir. » Ce n'était pas dans tes habitudes, de parler d'un collègue de cette manière, mais tu sentais cette colère en toi, cette colère que chacun des mots prononcés par Larissa ne faisait qu’accroître et qui accentuait chacune de tes réactions. Tu avais l'impression de ne pas être en parfait contrôle de toi-même en cet instant, et tu la haïssais car elle avait, à nouveau et après tant d'années, réussi à t'atteindre au plus profond de ton être.




PS:
 


Dernière édition par James Potter le Mar 19 Aoû - 13:37, édité 3 fois
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deatheater


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MessageSujet: Re: wasting my young years. (james)   Dim 10 Aoû - 18:41

Tu étais plutôt fière de toi, d’avoir réussi à cacher ton désarroi et la tristesse que t’inspirait le fait de penser à votre histoire. Et quelle histoire. Personne n’y avait réellement cru au début, et, le fait que cela ne dure que quelques mois les avaient confortés dans leurs médisances. Après tout, un Potter et une Karkaroff… Quand on pensait à son père et ton grand-père, c’était totalement insensé de vous imaginer, vous, les rejetons, vivre une histoire d’amour. Et, bien sûr, puisque tu possédais le patronyme lié au seigneur des ténèbres, tu avais forcement le mauvais rôle, c’était presque dans l’autre des choses. Mais, tu avais sincèrement aimé James, sinon, votre rupture, tous ses reproches, et le fait de le rencontrer à nouveau aujourd’hui, ne t’auraient jamais autant touchée. Heureusement, tu étais devenue maitresse dans le jeu d’actrice, et, tu arrivais à garder ton sang-froid, même face à ton ancien amour. Contrairement à lui. Et cela te rendait presque euphorique de voir sa belle assurance vaciller à chacune de tes piquantes paroles. Non pas que tu aimais le voir souffrir, tu tenais encore à lui malgré tout ce que tu pouvais dire et laisser croire, mais, il t’avait fait du mal, et tu appréciais de voir que désormais, tu pouvais lui en faire aussi, c’était juste une histoire de rancœur, et ce, depuis des années, c’était un peu paradoxal. Au fond, tu avais été ravie qu’il ait quitté Poudlard peu après votre rupture, il t’était devenu impossible, et insoutenable de le croiser chaque jour dans les couloirs du château. Tu avais perdu un peu de ta prestance, de ta joie de vivre qui avait toujours été plus ou moins feinte de toute façon, tu avais été touchée en plein cœur, c’était comme lorsque ton cousin avait trahis ta confiance, en tentant de te tuer. Tu avais toujours adoré ton cousin, il avait été ton plus proche confident et il t’avait trahie. James, à peine une année plus tard, avait repris la place de ce confident à qui tu faisais totalement confiance, et, tu avais à nouveau été trahie… C’était sans doute pour cela que la blessure était encore sanguinolente dans ton esprit. Parce que tu avais pris le risque d’ouvrir à nouveau ton cœur, et, qu’une nouvelle fois, tu avais eu tort. De ce fait, tu n’avais plus jamais laissé quelqu’un prendre la place de James, ou de ton cousin, tu ne t’étais plus jamais ouverte à un tel risque. D’un côté, il t’avait permise de t’endurcir, peut-être un jour le remercieras tu pour ça. Mais pas aujourd’hui, aujourd’hui tu préférais le voir se décomposer au fur et à mesure de tes paroles.

Mais, il était fier, un peu comme toi, et, il se reprit rapidement. Répondant à tes questions avec une légère teinte de colère au fond de la voix, mais aussi, dans ses paroles à l’encontre du jeune Redmayne. Tu n’avais pas l’habitude de l’entendre parler ainsi, enfin, c’était peut-être normal après neuf ans sans vous fréquenter… Lui ne devait pas être trop dépaysé par contre, tu n’avais pas beaucoup changé. Tu avais toujours été plutôt mature, et, toujours en train de maitriser ton comportement, tu ne baissais jamais la garde, du moins, tu essayais, et ce, depuis dix ans. « Je ne te connaissais pas si emporté James. » Répondis-tu en penchant doucement la tête sur le côté. Peut-être devrais-tu te calmer un peu, tu ne voulais pas être la cause d’un mauvais quart d’heure pour le collègue de James. Enfin, non, tu t’en foutais totalement, mais il fallait faire tout comme. Personne ne te croirait emplie de bonnes intentions si tu poussais ton ex petit ami à bout au point qu’il s’en prenne à un autre employer. « Ne sois pas trop dur avec lui, s’il débute, il a le droit à l’erreur, tu en as toi-même faites, et pas seulement dans ton travail. » Petite pique bien choisie, tu lui rappelais encore et encore ses erreurs concernant votre couple, et surtout votre séparation. Tu avais dit que tu le ménagerais, non pas que tu deviendrais angélique, tu ne l’avais jamais été, il aurait pris ça pour une provocation mal déguisée. Secouant légèrement la tête tu repris le journal des mains de l’oubliator, et, l’espace d’une seconde, votre peau entra en contact. Tu tressaillis légèrement en repliant très rapidement ta main contre ton corps, gênée de ce contact. Mais, tu refusas de laisser paraitre ce malaise et demanda à nouveau : « Sais-tu où est ce garçon ? Il faut que je sache où il est intervenu. J’aurais aussi besoin d’un oubliator lorsque j’aurais retrouvé la personne ayant emmené cette information à la presse. »

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MessageSujet: Re: wasting my young years. (james)   Mar 12 Aoû - 16:32


larissa & james
rancœur amère (wasting my yound years)





Tu avais mis fin à votre relation en raison de ces mauvaises rumeurs qui circulaient sur Larissa, et également parce qu'elle ne t'avait pas parue sincère quand tu lui en avais demandé des explications. Cela dit, tu t'es toujours demandé si votre histoire aurait pu survivre au temps, s'il n'y avait pas eu toutes ces rumeurs. Auriez-vous pu être heureux ? Cette question t'avait toujours hanté et te hantais encore, aujourd'hui plus que jamais. De bien des façons, vous étiez très différents. Vos familles, vos éducations étaient même probablement opposées. Mais d'un autre côté, vous étiez aussi très semblables : déterminés et ambitieux, et fiers, bien trop fiers, si bien que vous en étiez tous les deux résolus à ne pas pardonner, même si une infime partie de ton être, bien cachée, très bien même, presque celée, te murmurait que tu en étais capable. Mais tu ne te sentais pas encore prêt, tu avais perdu ta confiance en elle des années auparavant et ce n'était pas son attitude du jour qui allait faire remonter ton estime pour la jeune femme. Cependant, s'il y avait bien une chose dont tu n'avais jamais douté, malgré ce qu'on pouvait entendre dans les couloirs à Poudlard pendant les quelques mois qu'avait duré votre idylle, c'était la nature des sentiments de Larissa envers toi. Tu avais bien compris que tes sentiments envers elle étaient réciproques, tu pouvais le lire dans ses yeux. Ce qui explique très probablement cette rancœur amère qui ne t'a jamais quitté car votre relation avait un goût d'inachevé, même après toutes ces années.

Tes dernières paroles n’échappèrent pas à l'oreille avisée de ton interlocutrice, si bien qu'elle fit une remarque sur la dureté des mots que tu avais employé envers ce pauvre employé qui avait mal fait son travail, un discours qui ne te ressemblait pas le moins du monde. Mais Larissa l'avait remarqué, et tu étais persuadé qu'elle jubilait de l'intérieur. Elle l'avait perçu, que tu n'étais pas maître de tes émotions depuis le début de votre rencontre. Elle te connaissait si bien. Mais toi aussi, tu la connaissais par cœur, et tu savais qu'elle n'allait pas tarder à envoyer une nouvelle pique. Si bien que tu t'y préparas mentalement, faisant le vide dans ta tête, prêt à recevoir le prochain coup de massue. Qui ne tarda pas d'ailleurs, comme tu l'avais pressenti : « Ne sois pas trop dur avec lui, s’il débute, il a le droit à l’erreur, tu en as toi-même faites, et pas seulement dans ton travail. » Nouveau coup de poignard. Cependant, tu t'étais préparé et tu laisses échapper un sourire, presque amusé. Vous vous parliez depuis moins de deux minutes, et elle avait déjà trouvé de multiples occasions de te reprocher votre rupture. Oui, même si ses mots n'étaient que des sous-entendus, ils t'atteignirent de plein fouet et de façon parfaitement limpide. Tu n'avais pas envie de laisser passer l'occasion de répliquer, ce que tu fis tandis qu'elle reprenait le journal de tes mains : « Mais bien sûr, je suis le seul à blâmer dans cette histoire, tu ne crois pas que ... ». Mais tu t'interrompis brusquement dans ta lancée. Vos mains étaient entrées en contact, pendant un instant si court, mais qui t'avait glacé le sang et fait oublier la fin de ta phrase. Tandis que tu tentais de reprendre tes esprits, Larissa reprit la parole, mais aucun des mots qu'elle prononça n'arriva jusqu'à toi, comme si un voile invisible avait transplané entre vous. Tu levas les yeux vers elle, tandis qu'elle attendait que tu lui répondes. Mais tu n'avais absolument aucune idée de ce qu'elle venait de te dire. Si bien que tu lui répondit simplement : « Oui. » Ce simple mot passerait, probablement. Tu continuais de la regarder, elle était impassible, totalement fermée à toute émotion. Et toi tu étais faible, minable. Tu ne savais plus quoi faire, si tu devais te retourner et t'en aller, ou si tu devais la provoquer à ton tour, quitte à y  perdre encore un peu plus de ce qu'il te restait de dignité en cet instant. Tu n'étais plus à ça près, de toute manière.

Bien, première chose à faire, te ressaisir, et tu n'avais que quelques secondes pour le faire avant que Larissa ne s’aperçoive une nouvelle fois de ta pitoyable faiblesse. Une pensée pour Lily, une pensée pour Albus, une autre pour tes parents, et le tour était joué. Tu étais à nouveau toi-même, et tu sentis ta confiance en toi refaire surface. Il n'était pas question que tu la laisses parler à nouveau la première, car tu savais que tu te décomposerais devant elle, ce que tu refusais de faire. « Et si on parlait un peu de toi, de ce que tu es devenue ? Tu n'as pas beaucoup changé depuis Poudlard tu sais, toujours cet air indifférent, comme si rien ne pouvait t'atteindre, mais je sais pertinemment que c'est faux. Je suis un des seuls qui ait parvenu à franchir ton bouclier, est-ce qu'au moins tu t'en souviens ? » Peut-être y allais-tu un peu fort, mais tu avais envie de la faire réagir, tu avais envie qu'elle ressente quelque chose.




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Dernière édition par James Potter le Mar 19 Aoû - 13:37, édité 1 fois
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deatheater


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MessageSujet: Re: wasting my young years. (james)   Jeu 14 Aoû - 21:49

Ta dernière pique fit son effet, tu voyais bien que James était agacé, presque touché par les critiques que tu lui faisais subir depuis le début de vôtre conversation. Et cela te donnait une sensation de contrôle et de pouvoir que tu adorais, c’était pour cela que tu avais choisis ce travail, parce que tu étais faite pour cela et que c’était cela qui te rendait heureuse de te lever chaque matin, le contrôle, sur les gens, sur tes collègues, sur tes subordonnés, sur le monde moldu, tu adorais ça. « Tu ne crois pas que ? Je t’en prie termine ta phrase ! » T’exclamas-tu avec un sourire qui aurait pu paraitre avenant si James ne te connaissait pas bien, toi, et l’aversion totale que tu avais à découvrir tes dents, surtout face à lui maintenant. Plus que vexé, tu étais surtout curieuse de voir ce qu’il pourrait avoir à te reprocher, après tout, il n’y avait jamais eu aucune preuve corroborant la rumeur qui l’avait poussé à te quitter, et, si tu n’avais pas été si vexée, si piquée au vif, si fière, tu aurais été assez persuasive pour le détourner de cette idée qui avait gâchée vôtre histoire. Aujourd’hui, tu n’aurais pas fait la même erreur, tu avais grandis et muris, tu ne te laissais plus prendre de court par les réactions de tes interlocuteurs. Et, d’un certain côté, une discussion avec James, était un très bon moyen pour toi de tester tes talents, et les limites de ceux-ci. Tu sentais l’adrénaline s’écouler lentement dans tes veines, cette rencontre te rendait presque euphorique. Peut-être était-ce seulement le fait de croiser le regard azur de ton ancien amant qui te rendait toute chose, mais jamais tu ne l’avouerais. Surement pas à toi-même pour commencer, et jamais à lui. Tu étais bien trop fière.

Malgré tout, le contact de vos peau avait légèrement gâchée cette joie grandissante, tu te sentais un peu désorientée, mais, il semblait que tu n’étais pas la seule. Balbutiant un léger oui, il tentait de retrouver contenance, moins rapidement que toi bien sûr, il n’avait pas ton entrainement, ta maitrise. T’engouffrant dans la brèche tu lui lançant un regard noir, plein de reproches et répondis brusquement en t’approchant, menaçante sans même le vouloir, du jeune homme : « Est-ce que tu te moques de moi ? Ou alors ne prends-tu même pas la peine d’écouter ce que je suis en train de te dire ? » Inutile de répéter, comme d’habitude, il avait surement déjà compris tout ce que tu lui reprochais, tout ce qui te rebutais totalement à son encontre désormais. Tu appréciais de lui faire ruminer ses fautes, ou, du moins, ce qui entrainait tes critiques, mais, tu savais qu’il ne valait mieux pas trop exagérer, James pouvait avoir le sang chaud, et sa réaction concernant son collègue était déjà assez explicite sans que tu n’aies à en demander plus. Tu l’avais touché, c’était ton but, désormais, tu t’attendais juste à le voir couler. Mais il était coriace, tu le sentis se reprendre, son regard se fit un peu plus décidé, plus froid, plus sûr de lui. Le combat allait recommencer. Et cette fois, il ne serait pas à sens unique. Enfin tu retrouvais un adversaire. Ses paroles t’arrachèrent un léger rire amer, il pensait peut-être arriver à te blesser, à te faire perdre ton assurance avec cette remarque sur ta façon d’être mais, tu étais plus forte que ça, et ce, même s’il ressassait des souvenirs douloureux à ton esprit et à ton cœur. « Oh, si tu savais à quel point tu te trompes chéri ! J’ai beaucoup changé depuis Poudlard, même si peu de personnes sont capables de le remarquer. Rien, désormais, ne peut m’atteindre et je pense que je dois te remercier pour cela. » Dis-tu en tapotant sa joue doucement. Ce contact délibéré ne t’était pas aussi désagréable que le premier, en effet, puisque la surprise était passée, tu avais réussis à reconstruire ton armure, mais lui, pourrait être décontenancé, c’était ton but après tout. « Pourquoi ? » Repris-tu en te mordant doucement la lèvre légèrement amusée par la situation : « Parce que, tu fus l’une des deux personnes à qui j’ai ouvert mon cœur, et comme le premier tu y as planté un couteau, au sens moins littéral du terme, mais tout de même. Je crois que grâce à toi je ne ferais plus jamais l’erreur de faire confiance. » Pour le coup, tu t’étais peut-être surestimée, ces souvenirs étaient encore douloureux et, machinalement tu portas ta main à ton cou, massant doucement ta gorge et ta nuque comme si les mains de ton cousin y étaient encore présentes.
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order of the phoenix


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MessageSujet: Re: wasting my young years. (james)   Lun 18 Aoû - 22:15


larissa & james
rancœur amère (wasting my yound years)





« Tu ne crois pas que ? Je t’en prie termine ta phrase ! » Tu l'aurais fait bien volontiers, si tu n'avais pas oublié ce que tu voulais lui dire au contact de vos mains. Le ton qu'elle employa ne te plut pas du tout, c'était à croire qu'elle se pensait irréprochable,  elle voulait peut-être se faire passer pour un ange, mais même si tu étais particulièrement faible face à elle, tu n'étais pas non plus complètement idiot. Il ne fallait pas non plus abuser de ta gentillesse. Pendant que tu attendais sa réponse à tes accusations, tu ris intérieurement, rire traduisant tout de fois plutôt ton accablement qu'un certain quelconque amusement. Se pensait-elle sincèrement non condamnable ? Si ces rumeurs avaient vues le jour jadis à Poudlard, qu'elles aient été vraies ou fausses - ça n'avait maintenant plus aucune importance -, il y avait bien eu une raison à leur existence. Et si tu les avais crues si facilement, c'était bien parce qu'une partie de toi la croyait capable des méfaits  dont on l'accusait. Si elle comptait se faire passer pour le gentil petit agneau dans l'histoire, ce n'était pas gagné, tu la connaissais, tu la savais capable du pire. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles elle t'avait peu à peu attiré, toi le garçon si sage, tu avais été attiré par son audace, par son sombre côté. Tu t'étais littéralement jeté dans la gueule du loup, mais tu l'avais voulu. Elle était si complexe, si paradoxale que cela t'avait fasciné, tu avais voulu la comprendre, découvrir toutes les facettes de sa personnalité, à tes risques et périls. Et tu y étais parvenu, sinon tu n'aurais jamais pu envisager une relation entre vous. Des souvenirs te revinrent en mémoire, des sourires et des rires, une complicité désormais envolée, mais qui avait été réelle et sincère.

« Oh, si tu savais à quel point tu te trompes chéri ! J’ai beaucoup changé depuis Poudlard, même si peu de personnes sont capables de le remarquer. Rien, désormais, ne peut m’atteindre et je pense que je dois te remercier pour cela. » Tu l'avais sérieusement mise en rogne, et tu sentais que tu allais en payer les conséquences. Mais les derniers mots qu'elle venait de te lancer ne t'atteignirent absolument pas, tu savais déjà tout cela. Même si tu avais quitté Poudlard peu de temps après votre rupture, vous aviez probablement du réagir de la même façon. Tous les deux habituellement si fiers, vous étiez tombés de bien haut et aviez tous les deux été extrêmement blessé dans votre orgueil. Seulement, vous aviez réussi à vous reconstruire, à relever la tête, sûrement Larissa plus rapidement que toi, car elle était plus forte. Tu n'avais aucune honte à le penser, tu l'avais toujours su et tu avais toujours admiré cette qualité chez elle. Aujourd'hui encore, elle t'en faisait la démonstration, elle était plus forte que jamais. Elle continua dans sa lancée, bien décidée à t'atteindre une nouvelle fois. « Parce que, tu fus l’une des deux personnes à qui j’ai ouvert mon cœur, et comme le premier tu y as planté un couteau, au sens moins littéral du terme, mais tout de même. Je crois que grâce à toi je ne ferais plus jamais l’erreur de faire confiance. » Si ces quelques mots te touchèrent en plein cœur, ce fut le geste qui suivit qui te désarçonna le plus. Ce geste dans son cou, tu l'avais déjà vue le faire, peu de fois certes, mais tout de même, tu savais ce qu'il signifiait. Tu savais qu'en ce moment précis, des images de l'agression de son cousin lui revenaient en mémoire. Tu te souvenais encore des rares fois où elle t'en avait parlé, de la peine que tu avais ressentie, tandis qu'elle te parlait de cette voix dénuée de toute émotion, comme à son habitude. Mais le fait est qu'elle t'en avait parlé, et tu lui avait juré de ne jamais en parler à personne, promesse que tu n'aurais brisée pour rien au monde, même s'il avait fallut y laisser ta peau. Cette pensée te fit réaliser à quel point tu avais tenu à Larissa. Tu réalisas à quel point votre passion, mais surtout son amitié, ce laisser-passer menant à ses souvenirs les plus douloureux qu'elle t'avait concédé, avait compté pour toi. Tu passes une main dans ta rebelle chevelure et tu détournes le regard, tentant de cacher ce sentiment de gêne qui t’oppresse. En l'espace de quelques secondes, tu relâches les muscles crispés de ton corps, tes épaules s'affaissent et ton regard s'adoucit. Oui, elle venait tout bêtement de t'attendrir, peut-être était-ce son but caché d'ailleurs, mais tu t'en moquais à un point inimaginable. Enfin, même si ce n'était certainement pas voulu de sa part, tu avais entrevu un semblant de vulnérabilité, il y avait toujours bel et bien cette fille que tu avais aimé, quelque part bien enfouie. «  Tu sais, je ne pense pas que cette discussion, bien qu'elle soit passionnante, ne soit très constructive. Je sais, car je ressens la même chose, que tu n'es pas prête à me pardonner, même après toutes ces années. Je pense qu'on a tous les deux commis des erreurs, et que les rassasier sans cesse ne nous mènera nul part. » Tu aimerais ajouter que vous pourriez peut-être considérer être amis un jour, mais ce serait lui mentir, TE mentir. Bien sûr que tu en serais capable, mais tu aurais toujours envie de plus, avec Larissa. Alors tu te tais et attends, car tu sais qu'elle va le faire, qu'elle va t'accabler à nouveau de reproches et qu'elle va balayer d'un simple geste de la main tes dernières paroles, trop fière pour avouer que cette rancœur qui vous lie et vous ronge pourrait un jour s'apaiser. Car toi tu en es fatigué, épuisé même.


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MessageSujet: Re: wasting my young years. (james)   Dim 24 Aoû - 12:01

Alors que tu cherches à garder contenance, écartant ta main de ton cou et la reposant sur ta hanche, une vague de souvenirs te revient brutalement en mémoire, t’arrachant un hoquet de surprise tandis que tu t’accrochas, essayant de ne rien laisser paraitre, à la colonne de pierre qui se trouvait près de toi, essayant de garder pieds dans cette mémoire bien trop réaliste à ton gout. Son souffle, l’odeur de sa peau et la pression imaginaire sur ta trachée manquèrent de te faire étouffer une nouvelle fois alors que, sur le coup de la panique, tu jettes un coup d’œil autours de toi, t’attendant avec horreur à apercevoir son regard d’acier et ses cheveux bruns au détour du couloir. Ce n’était pas la première fois que tu avais cette impression, qu’il soit près de toi, qu’il te suive, te piste, te traque comme la proie que tu avais toujours été pour lui. Parfois, tu aurais aimé que cela soit le cas, pour pouvoir l’affronter à armes égales, ou presque, mais, la peur qu’il t’inspirait était encore bien trop présente, tu n’étais pas encore prête, et tout le monde le savait dans ta famille, sinon, tu serais en Russie, auprès des tiens enfin. Mais ce n’était pas encore le cas, et tu faisais assez confiance à ton mentor, à ton aïeul pour ne pas être peinée par ses choix. Il désirait, plus que tout, te protéger, et, s’il estimait que tu n’étais pas assez forte, il avait, sans nul doute, raison. Mais, à ce moment précis, il n’était visiblement pas le seul a avoir remarqué ta faiblesse. Tu avais l’impression que James avait tout compris, après tout, il te connaissait par cœur pour t’avoir côtoyée dans une période compliquée de ta vie et il savait très bien déceler la moindre de tes faiblesses. Si, à l’époque où vous étiez en couple, ce type d’attentions te plaisait plutôt, et ce, même si tu ne l’avais jamais avoué pendant ce temps-là. Après tout, même à seize ans, tu tenais beaucoup à ton image et à ce semblant de réputation que tu t’étais construite à Poudlard. Mais James avait toujours été là pour toi, malgré tes crises, ton caractère et ta vision étrange d’une histoire d’amour. Les effusions de sentiments ? Les heures passées à s’embrasser dans les bras l’un de l’autre ? Les déclarations d’amour à l’eau de rose ? Très peu pour toi, tu n’étais pas comme ça, et d’un certain côté, cela vous avez convenu à tous les deux. Quelques temps. Trop peu de temps à ton gout, et ce, même si tu étais consciente que le passé était bien là où il était.

Sortant de tes pensées tu te reprends, ou du moins essaye, passes une main sur le haut de ton crane pour lisser quelques cheveux rebelles et fais glisser ta langue sur tes lèvres devenues sèches. Le souvenir avait disparu aussi vite qu’il était arrivé et ton malaise aussi. Restait seulement l’humiliation que tu t’étais toi-même infligée. « Arrête de me regarder ainsi… » As-tu envie de siffler entre tes dents comme un serpent en sommeil alors que tu croises son regard et la lueur de pitié qui s’y trouve. Il te trouve faible, il a su lire ta faiblesse, ce souvenir cuisant, il s’en souvient malgré toutes ces années. Tu ne sais pas si tu dois être attendrie ou si le fait qu’il laisse apparaitre ce souvenir était une nouvelle attaque de sa part visant à te faire comprendre qu’il te savait fragile, qu’il savait comment te blesser et te rabaisser plus bas que terre, si, habituellement, la seconde possibilité se serait très rapidement imposée à ton esprit, aujourd’hui, tu en venais à douter de sa malhonnêteté envers toi. Peut-être n’était-il pas si mauvais, mais tu avais du mal à l’admettre, fierté oblige si tu ne te ferrais jamais passer pour victime il n’empêchait qu’il t’avait énormément blessée dans ton orgueil et cœur et tu étais aussi rancunière que ses yeux étaient bleus. Alors qu’il prit la parole, tu eus l’impression de reparler au jeune homme que tu avais aimé, son ton n’était pas froid, pas dédaigneux, un peu agacé, un peu blasé comme lorsqu’il avait passé une mauvaise journée à Poudlard, mais, loin de ressembler à celui que vous employiez généralement lorsque vous vous croisiez depuis votre rupture. Mais, tu ne savais pas vraiment comment le prendre, répondre sur le même ton que lui ? Accepter d’entendre raison sur le fait que votre rancune, plus qu’amère, pourrait laisser place à autre chose, de moins désagréable quitte à paraitre faiblarde ? Ou alors rechigner à toute tentative de calmer le jeu de sa part, rester campée sur tes positions de femme bafouée et souffler sur les braises de votre querelle incessante ? Ton cœur balance entre les souvenirs de votre idylle et les souvenirs de votre rupture. Mais, après tout, rien ne t’empêchait d’accepter ses paroles… « Tu as raison James, il est encore lointain le temps où on ressassera nos aventures communes autour d’un verre de vin, et, il est fort probable que, comme tu le dis si bien, ces confrontations ne mènent à rien, à part à avoir le plaisir des reproches. » L’histoire ne disait pas si ces reproches étaient vexants ou presque agréables à entendre. Loin d’être masochiste peut-être appréciais tu ces entrevus car elles étaient le seul moyen que tu avais désormais de converser avec ton premier amour. Et jamais lumière ne serait faite sur les sentiments qui te liaient encore à lui, tu l’avais aimé, plus que tout, cela laissait forcement des traces. Faisant la moue quelques secondes tu finis par décroiser les bras et à tendre une main sûre vers lui : « Enterrons la hache de guerre tu veux ? Je ne demande pas des rires et de bonnes camaraderies, très peu pour moi, mais, nos disputes mettent à mal le bon fonctionnement du ministère et de notre travail, cela ne peut continuer ainsi. » Dis-tu en attendant qu’il te serre la main. Manière détournée de dire que tu en avais assez de cette ambiance pesante entre vous deux tu tentais une approche.
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MessageSujet: Re: wasting my young years. (james)   Mar 26 Aoû - 14:02


larissa & james
rancœur amère (wasting my yound years)





Si Larissa n'avait pas fait ce geste sur son cou, ta colère ne serait certainement pas retombée si vite. Mais tu avais un cœur, et la brune était bien placée pour le savoir. Tu serais peut-être parti, abandonnant la partie, même si ce n'était pas dans tes habitudes. Votre discussion, bien qu'elle ne dure que depuis quelques minutes, t'avait totalement déboussolé, tu avais eu l'impression que toutes ces années pendant lesquelles tu t'étais efforcé de faire la paix avec votre histoire n'avaient jamais existées, comme si, d'un battement de cil, elle les avait faites disparaître en fumée. La plaie béante dans ton cœur s'était rouverte, apportant avec elle de bons comme de mauvais souvenirs. Tu ne t'étais préparé à recroiser Larissa ce matin en te levant, tu avais presque oublié, avec le temps, à quel point elle pouvait t'atteindre. Tu observes attentivement la jeune femme qui se trouve en face de toi. Oui, Larissa avait toujours été une femme forte, mais elle avait également ses faiblesses, comme tout être humain, et tu en avais la preuve en ce moment précis. Elle essayait de te le cacher, car tu savais qu'elle détestait se sentir vulnérable, elle tentait donc de ne pas te le montrer, du mieux qu'elle le pouvait, et elle aurait berné n'importe qui tellement elle était douée. Sauf toi. Toi qui avait été son ami, son confident parfois quand elle le voulait, et son amant. L'odeur de son shampoing, la douceur de sa peau, tous ces petits détails te revinrent en mémoire à la perfection, comme si hier encore vous étiez à Poudlard, quand vous étiez encore deux adolescents qui s'étaient simplement trouvés, et qui avaient certainement bêtement pensé que leur histoire pourrait durer. Comme vous aviez été naïfs.

Larissa semblait submergée par de douloureux souvenirs, mais tu ne pouvais rien faire pour l'aider. Tu te contentais de l'observer, te sentant parfaitement inutile. De toute manière, toute tentative d'approche aurait été absurde après les paroles que vous veniez d'échanger, et tu ne te sentais pas le moins du monde prêt à redevenir un tant soit peu intime avec elle. De plus, tu n'étais pas une personne très tactile, car tu étais un jeune homme plutôt maladroit, et qui évitait donc les contacts physiques au maximum depuis ta plus tendre enfance, histoire de réduire  du mieux que tu le pouvais le nombre de tes gaffes. Ce côté de toi avait toujours arrangé Larissa, qui était encore  moins tactile que toi. Cela ne t'avait donc jamais dérangé, ce n'était pas important pour toi. Tu préférais une relation solide et sincère plutôt qu'une effusion ridicule de sentiments, et Larissa était comme cela, elle aussi, un autre de vos nombreux points communs. Des années avaient passé, mais ta mémoire ne te faisait pas défaut : vous ne vous étiez jamais tenu la main en public, même pas une seule fois, quel en était l’intérêt ? Il n'y en avait aucun. Mais un autre souvenir te revint en mémoire, bien plus douloureux que tous les autres : la première fois où vos lèvres s'étaient touchées. Tu te souvenais de ce moment comme un des plus heureux de ta vie, tu avais apprécié ce contact, preuve que tu avais une place spéciale dans le cœur de la brune.

Ce sont les paroles de Larissa qui te ramènent durement à la réalité, tu aurais bien laissé d'autres doux souvenirs prendre possession de toi encore un peu plus longtemps, mais ton cœur tambourine dans ta poitrine tandis qu'elle commence à parler. « Tu as raison James, il est encore lointain le temps où on ressassera nos aventures communes autour d’un verre de vin, et, il est fort probable que, comme tu le dis si bien, ces confrontations ne mènent à rien, à part à avoir le plaisir des reproches. »  Tu ne t'étais pas attendu à ce qu'elle te donne raison, tu étais plutôt persuadé qu'elle allait à nouveau te rabaisser. Cependant, tu restes sur tes gardes, elle n'avait certainement pas terminé, elle n'allait pas en rester là. « Enterrons la hache de guerre tu veux ? Je ne demande pas des rires et de bonnes camaraderies, très peu pour moi, mais, nos disputes mettent à mal le bon fonctionnement du ministère et de notre travail, cela ne peut continuer ainsi. » Tu souris légèrement, d'un sourire qui ne dévoile pas tes dents, et acquiesça à ses dernières paroles. Elle avait raison, bien évidemment, et tu n'en pensais pas moins. Cela dit, en cet instant, tu te fichais pas mal du Ministère et de vos boulots respectifs, mais tu ne lui en fis pas part. Tu ouvris de grands yeux quand tu vis sa main se tendre, attendant que tu la serres en guise de pacte de paix. Tu n'avais pas oublié à quel point votre récent contact t'avait retourné, mais en même temps, tu avais envie plus que tout au monde que votre incessante querelle prenne enfin un autre tournant, quelle que soit l'issue de ce dernier, qu'elle te soit fatale ou non. De toute façon, tu avais déjà avancé d'un pas vers elle, métaphoriquement parlant, et il n'était plus question de reculer, ce n'était pas dans ta nature, et surtout pas avec Larissa. Tu étais prêt à te lancer à nouveau dans la gueule du loup, il était grandement temps que vous passiez outre cette rancœur dévastatrice que vous vous affligiez depuis tant d'années. Tu ignorais où cela allait vous mener, peut-être alliez-vous vous déchirer encore de plus belle, mais tu t'en fichais éperdument, Larissa avait toujours eu le pouvoir de te détruire, et tu le lui redonnais sciemment en tendant toi aussi une main ferme vers elle.




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