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 (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.

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MessageSujet: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Mar 5 Aoû - 15:11


laïla deschamps
et comment j'ferais sans toi ? et comment l'univers il ferait sans toi ?




nom : Deschamps est un nom de famille populaire en France, qui a traversé les temps et les époques avec fierté. Il y a quelques siècles de cela, les Deschamps étaient issus de la bourgeoisie française et aujourd'hui encore, les deux vieux représentants de la famille vivant chez les mangeurs de grenouille sont fortunés, ce qui n'est pas réellement le cas de leurs descendants. Laïla porte le nom de famille de sa mère, puisqu'elle n'a jamais connu son père et ignore tout de lui, sa mère ne lui ayant jamais donné la moindre information à son sujet. prénom(s) : Laïla est un dérivé de plusieurs prénoms que sa mère a choisi seule. Même si elle apprécie son prénom, elle se fait parfois appelé Laï par son entourage, par simple question de praticité. Elle ne possède pas de deuxième prénom, c'est un choix qu'à fait sa mère pour rompre cette tradition familiale qu'elle a toujours trouvé idiote, ne voulant pas que sa fille se retrouve avec les affreux prénoms de ses grandes-tantes. âge : Elle va fêter très prochainement sa vingt-septième année. La trentaine approche mais cela ne fait pas vraiment peur à Laïla. Elle se sent encore très jeune, autant physiquement que mentalement. nationalité : Elle est dotée d'une double nationalité française et anglaise depuis ses cinq ans, sa mère n'ayant pas voulu la couper totalement de ses terres d'origines. Elle alterne régulièrement entre France et Angleterre, elle a de bons amis dans les deux pays. statut civil : Depuis sa relation clandestine et passionnante avec Victor, Laïla est célibataire. Jusqu'à présent, elle ne voulait pas d'un homme pour l'encombrer, son travail passait avant tout. Mais depuis quelques temps, elle ressent le besoin de poser ses valises et pourquoi pas de trouver quelqu'un qui lui correspondrait, et même de fonder une famille. orientation sexuelle : Hétérosexuelle. nature du sang : Laïla est de sang-mêlé. Même si sa mère, née-moldu, ne lui a jamais réellement confirmé, elle estime que son père est un moldu. ancienne maison : La scolarité de Laïla a été assez mouvementée. Après avoir passé deux ans dans la maison Gryffondor, à Poudlard, elle a rejoint l'école Beauxbâtons, en France, pour y terminer sa scolarité, jusqu'à ses dix-sept ans. métier : Depuis neuf ans déjà, Laïla travaille au Ministère de la Magie anglais, dans le département de la coopération magique internationale. Si elle a commencé comme stagiaire pendant ses deux premières années, à ses vingt ans, elle a été promue et a été en charge du commerce international, ce qui l'a amené à beaucoup voyager. Depuis quelques temps, elle travaille dans les lois internationales magiques ce qui ne requiert plus de bouger aux quatre coins du monde. particularité / don : Aucun. baguette : Faite en bois de sycomore, elle renferme une plume de phénix et mesure vingt-cinq centimètres. Elle correspond parfaitement au tempérament aventurier et battant de Laïla. Curieuse et toujours avide de nouvelles expériences, tout comme la sorcière qui lui est associée. patronus : Tout le monde a toujours trouvé cela étrange, mais le minuscule patronus de Laïla prend la forme d'une cigale. Sûrement un moyen de lui garder en mémoire le bourdonnement incessant de ces insectes, qu'elle passait de longues heures à écouter, durant son adolescence, avant qu'ils se coupent en fin de journée. épouvantard : C'est assez ridicule, mais l'épouvantard de Laïla a l'apparence de Peeves, le fantôme farceur de Poudlard. Depuis ce jour où il l'a enfermé pendant plus d'une matinée dans cette salle désaffectée, Laïla a une peur bleue de ce fantôme. Mais il serait assez ridicule pour une adulte de son âge que son épouvantard prenne simplement la forme d'une peur enfantine. On peut distinguer cette expression cruelle sur le visage de Peeves, et ce couteau aiguisé dans sa main. groupe : Les neutres. crédits : écrire ici.
battante
téméraire
attentionnée
indépendante
travailleuse
impulsive
imprudente
rancunière
curieuse
rationnelle

for the daily prophet
Laïla adore les sensations fortes et les sports extrêmes. Seulement, sa mère étant morte d'un accident de parapente, elle ne pratique que très rarement les activités qui demandent de prendre de la hauteur. C'est une aventurière, courageuse, elle n'a peur de rien ni personne et peut se montrer assez imprudente. + Elle aime voyager également, et était comblée avec son ancien métier, qui lui demandait de bouger aux quatre coins du monde pour des échanges commerciaux. Ainsi, elle a pu visiter Moscou, New York, Paris, Pékin, Tokyo, Los Angeles, Rio, et beaucoup d'autres grandes villes du monde. + Elle n'est pas très séductrice, et ne sait d'ailleurs pas comment s'y prendre avec les hommes. Elle n'aime pas les filles qui enchainent les aventures sans lendemain, brisant le cœur de nombreux hommes, ni celles qui sont un peu trop niaises sur les bords, et qui pensent vraiment qu'elles trouveront un jour un prince charmant. L'amour est trop compliqué à ses yeux, elle n'y comprend rien. Cependant, elle aimerait tomber sur la bonne personne. Tomber sur cette homme qui la rendra heureuse sans qu'elle doive se forcer. Cet homme aux défauts touchants à qui elle pourrait s'attacher. Avec qui elle pourrait avoir des projets d'avenirs. + Elle sait ce qu'elle veut et ne passe pas par quatre chemins lorsqu'elle a quelque chose à dire ; c'est ce qui l'a le plus aidé dans son métier. Elle sait se faire écouter grâce à son charisme et parvient toujours à ses fins. + Laïla a longtemps alterné entre la France et l'Angleterre, où elle logeait chez des connaissances ou amis, parfois dans des hôtels. Elle n'a pas de domicile fixe, même si elle songe à louer un appartement à Londres maintenant qu'elle sait qu'elle ne voyagera pas autant qu'avant. + Il y a un peu moins d'un an, elle a eu une relation passionnelle avec un richissime sorcier russe, du nom de Victor. Marié, il trompait secrètement sa femme plusieurs fois avec la jolie française. Laïla était directrice d'un projet à Moscou et a été amenée à se rendre sur les lieux de nombreuses fois pendant six mois. Victor était le représentant de leur client, et le courant est tout de suite bien passée entre eux. Au fond, on ne peut pas dire qu'ils étaient réellement ensemble. A chaque fois qu'ils se croisaient, leurs entrevus se finissaient à l'hôtel, pour des nuits mouvementées. Ils ne s'appelaient pas, ne s'écrivaient pas. Mais ils savaient très bien quand ils se reverraient. Laïla n'a jamais réussi à oublier Victor, il hante son esprit, fait chavirer son cœur. + Elle est très indépendante et s'est prise en main seule très jeune, dès sa majorité atteinte. Seulement, elle accorde beaucoup d'importance à la famille et rendait souvent visite à ses oncles et tantes. Désormais, elle vit avec Archie, son cousin, et en est très heureuse, même si elle sait que cette situation ne durera pas éternellement. + On dit souvent d'elle qu'elle possède un fort caractère qui la mènera loin. + Elle fume environ quatre cigarettes par jour, depuis bientôt cinq ans. Elle ne sait plus réellement pourquoi elle a commencé à devenir dépendante. Elle préfère ne pas se souvenir. + Préférant la littérature française, elle lit en français depuis qu'elle est enfant, et connait les grands classiques du dix-huitième siècle au vingtième siècle, qu'elle apprécie beaucoup.


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que pensez-vous de la valeur du sang ? Etant de sang-mêlé, Laïla se fiche pas mal de la pureté du sang. Elle ne juge pas une personne sur sa génétique, mais plutôt sur son esprit, et sa mentalité. Il est clair qu'elle ne s'entendra pas avec une personne qui a des idéologies extrémistes, très pro-pur. Mais elle ne préfère pas prendre partie dans cette guerre qui n'est pas la sienne.


behind the mask
prénom / pseudo : Anciennement infinity., actuellement Vieux frères. Mais appelez moi Cassandre, ou Cass.   âge : Quinze ans dans très exactement... huit jours.   région : Neverland. disponibilité : Assez fréquemment pour que vous en aillez marre de me voir.    avatar choisi : Dianna Agron, la parfaite.   


Dernière édition par Laïla Deschamps le Ven 8 Aoû - 14:55, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Mar 5 Aoû - 15:12


abîmée
i can't win without you






Laïla n'avait jamais connu son père. Elle ne connaissait rien de lui. Pas même son prénom, que sa mère avait refusé de lui révéler, certainement par peur d'une envie de vengeance qui aurait pu naître dans l'esprit de sa fille. Et elle avait raison. Laïla ne détestait personne comme elle détestait l'homme à qui elle devait son existence. Il les avait abandonnées, elle et sa mère, et jamais elle ne pourrait lui pardonner cette acte de haute trahison. Elle n'espérait même pas le rencontrer un jour, tout espoir d'obtenir plus d'informations s'étant éteint quelques années plus tôt. Cet espoir, c'était sa mère. Cette étoile qui avait cessé de briller, ce diamant qui s'était brisé. Laïla n'avait jamais connu son père, et avait perdu sa mère.

Clara Deschamps était une fille de bonne famille, aînée des sœurs Deschamps. Elle avait appris à s'habiller avec soin et à ne pas arriver en retard à l'école, ni à la messe du Dimanche, accompagnée de ses parents. Les Deschamps avaient toujours été ce genre de famille moldue qui vouait un véritable culte à Dieu, et à la religion catholique. Durant son enfance, Clara n'avait que suivi les suivants de ceux qui suivaient cette vieille tradition familiale. Les prières, elle ne les récitait que lorsqu'elle y était obligée, et la Bible, elle ne la lisait que parce qu'on le lui avait ordonné. Clara était ce genre de petite fille obéissante et calme qui ne bavardait pas beaucoup. On la trouvait ennuyante aux repas et discrète dans la salle de classe. Clara n'aimait pas parler pour rien dire, et malheureusement, n'avait que rarement des choses à dire. Si bien que le jour où elle affirma avoir fait lévité à quelques centimètres du sol ses toutes nouvelles ballerines de cuir, que sa vieille et brave tante qu'elle n'aimait pas lui avait offert pour son septième anniversaire, personne ne la crut. Pourtant, il n'y avait rien de plus vrai et sincère. Elle insista, en vain. Elle s'énerva, en vain également. Elle explosa les vitres par la simple force de sa volonté, et elle fut satisfaite de l'effet qu'elle produisit sur les visages incrédules des membres de sa famille. Trois ans plus tard, elle faisait sa rentrée à Beauxbâtons, au plus grand damne de ses parents.
Durant toute son adolescence, Clara fut considérée comme un démon aux yeux de ses parents. Possédée par le diable, comme ils disaient, et un rire clair et cruel s'échappait de ses lèvres joliment dessinées, alors qu'elle s'attirait un peu plus chaque jour les foudres de ses géniteurs. Heureusement pour elle, alors qu'elle était contrainte de passer ses étés dans la demeure bretonne de la famille, sa sœur ne partageait absolument pas l'avis de ses parents, bien au contraire, elle adorait regarder son aînée faire des tours de magie -des vrais ! Durant sept longues années, Clara dut vivre avec les remarques incessantes et sanglantes, avec les cris et les pleurs, avec ces prières demandant le pardon, la guérison. Puis elle quitta ce foyer familial qu'elle haïssait dès sa majorité atteinte, déménagea dans le sud de la France pour y retrouver quelques amis qu'elle avait rencontré durant sa scolarité.
Ce fut compliqué. Elle trouva du travail mais eut du mal à payer son loyer, fit appel à des amis qu'elle dut rembourser. Mais tout valait mieux que ce qu'elle avait été obligée d'accepter pendant sept ans. Elle rencontra un jeune homme de son âge dont elle s'éprit trop rapidement. Ils vécurent une passionnante histoire que Clara se jura de ne jamais oublier. Elle tomba enceinte à vingt ans, et quelques mois plus tard, son compagnon disparut mystérieusement, à deux semaines de l'accouchement. Comblée par la naissance de sa fille Laïla, et brisée par l'abandon de cet idiot, qu'elle se jura d'oublier.
Clara déménagea en Angleterre la veille des cinq ans de Laïla, et s'installa dans un appartement d'une banlieue londonienne. Elle se reconstruit facilement, tourna la page pour recommencer sur de bonnes bases. A son plus grand bonheur -car elle l'avait beaucoup espéré, à six ans, Laïla manifesta la présence de pouvoirs magiques dans ses veines, dont elle avait naturellement hérité de sa mère. C'était le renouveau dont Clara avait besoin.


☆☆☆

1er septembre 2014, Poudlard, Grande Salle.
Laïla découvrait le château pour la toute première fois avec un émerveillement visible sur son visage, dans ses yeux, avec son sourire. Elle avait longtemps tenté d'imaginer à quoi pouvait ressembler l'école de sorcellerie anglaise, mais l'immensité de ces murs et l'éblouissante architecture du hall d'entrée allaient au delà de toutes ses espérances. Elle n'avait même pas pris le temps de discuter avec ses voisins, elle qui aimait pourtant faire de nouvelles rencontres, tant elle était absorbée par ce merveilleux lieu. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle allait passer toute son année entre ces murs de pierre. Sa mère lui avait promis qu'elle s'y sentirait bien. Jamais elle n'avait aussi bien tenu une promesse. La jolie blonde releva le regard une nouvelle fois vers le ciel étoilé. Non, en réalité, ce n'était pas exactement le ciel. Simplement une imitation qui constituait le plafond de la Grande Salle. On lui avait expliqué qu'il représentait la météo du dehors, et ses yeux avaient brillé de milles feux. « Deschamps, Laïla ! » Elle sursauta légèrement, et entendit sa voisine pouffer. Sans même prendre le temps d'adresser un regard à la fillette, elle se leva et monta sur l'estrade. Elle savait ce qu'elle devait faire. On lui déposa le Choixpeau miteux sur la tête une fois qu'elle fût assise sur le tabouret de bois. Une voix raisonna dans sa tête. Tu caches une grande rage, une haine contre... Ton père, c'est cela. Tu es un cas complexe ma petite. J'hésite. Laïla attendit patiemment. En réalité, elle n'avait que faire des couleurs qu'elle porterait. Elle voulait rejoindre ses futurs camardes et commencer son année scolaire au plus vite. « Gryffondor ! » Un sourire se dessina sur ses lèvres et sans perdre une seconde, elle se leva et s’installa à la table des lions, acclamée et accueillie par ses nouveaux compagnons de maison. Elle savait qu'elle s'y sentirait bien. Sa mère le lui avait promis.

23 décembre 2018, demeure des Deschamps, Toulouse.
« Un peu de sucre, Laïla ? » La jeune fille haussa un sourcil. Pourquoi sa grand-mère tenait-elle tant à se montrer courtoise avec elle ? Pourquoi toutes ces petites attentions, toutes ces interrogations, alors que Laïla savait très bien ce qu'elle pensait ? Comme si elle pouvait s'intéresser à une sorcière. La fille du démon. Elle en riait rien qu'à y penser. Laïla secoua la tête sans répondre, posa le coude sur la table puis y cala confortablement son menton. Elle ne comprenait pas ce qu'elle faisait là, et pourquoi sa mère avait tenu à ce qu'elle rencontre ses grand-parents. A quatorze ans, Laïla ne les avait jamais vu en chaire et en os. Elle avait beaucoup entendu parler d'eux, et surtout de l'enfer qu'ils avaient fait vivre à sa mère, cependant. A quatorze ans, elle avait déjà déménagé deux fois. La première fois, c'était une dizaine d'années auparavant, alors qu'elle et sa mère rejoignait l'Angleterre, et elles y étaient restées jusqu'aux douze ans de Laïla. Puis, elles étaient revenues en France, s'installant non loin de l'ancienne habitation que Clara avait loué pendant un moment, près de Marseille. Si Laïla avait fait ses deux premières années d'étude à Poudlard, elle continuait désormais sa scolarité à Beauxbâtons, ce qui l'enchantait tout particulièrement. Elle avait toujours été très attachée à son pays natal, à son accent français qu'on pouvait nettement distinguer lorsqu'elle parlait anglais. Bilingu depuis son enfance, sa mère avait tenu à lui enseigner personnellement le français et Laïla ne regrettait pas du tout d'avoir été très attentive aux cours de sa mère. Elle se considérait autant anglaise que française, désormais. Elle s'était fait de nombreux amis et était plutôt appréciée pour son caractère enjoué. Si elle avait son oncle, sa tante et son cousin en Angleterre, qui lui manquaient terriblement, sa nouvelle vie était ici, en France, et pour rien au monde elle aurait quitté cette merveilleuse école, qui lui avait fait le même effet qu'à Poudlard lorsqu'elle avait découvert ce château construit à l'époque de la Renaissance. « Je suis heureuse que tu te plaises en France, Laïla. T'es-tu fait des amis ? Et à ton âge, il doit bien y avoir un garçon qui a fait chavirer ton cœur, non ? » Laïla détestait la façon dont sa grand-mère s'exprimait. Comme si elle se sentait obligée d'utiliser des tournures de phrases travaillées pour converser avec sa petite-fille, qu'elle voyait d'ailleurs pour la première fois. Laïla serra la mâchoire et se retint de soupirer bruyamment. Ces questions l'ennuyaient. C'était bel et bien la preuve qu'elle n'avait rien en commun avec cette vieille femme qui portait pourtant le même nom de famille qu'elle. « Oui, beaucoup d'amis. » Elle devina à l'air curieux de sa grand-mère que cette dernière n'était pas entièrement satisfaite de sa réponse. Elle continua, exaspérée. « Je n'ai pas de copain, de chéri, de petit-ami, de fiancé, je ne sais pas comment on dit pour vous ! Je n'ai pas besoin de ça. Et puis, tous les garçons de ma classe sont idiots. » Et c'était vrai. Laïla n'avait pas de petit-copain et cela ne l'intéressait pas. Sur ces mots, Laïla quitta la table de jardin et rentra dans la maison, s'affalant sur le canapé. Comme elle avait hâte que cette journée se termine et que sa mère vienne la chercher.

7 juillet 2020, demeure des Mortlake, Londres.
Laïla était assise près de la fenêtre de sa chambre, recroquevillée sur elle-même. Du mascara avait coulé sur ses joues tant elle avait pleuré, et ses yeux remplis de larmes brillaient à la lumière du jour. Perdue dans ses pensées, elle n'entendit pas son cousin l'appeler du rez-de-chaussée pour l'informer que le repas était près. Ils étaient seuls à la maison la journée, puisque son oncle et sa tante travaillaient, et seraient en vacances dans quelques semaines. C'était le premier été que Laïla passait sans sa mère. Elle était décédée quelques mois auparavant, en plein milieu de la sixième année scolaire de Laïla, d'un accident de parapente. Désormais, Laïla n'avait plus son pilier et elle demeurait définitivement triste depuis des semaines, et semblait se renfermer dans un silence inquiétant. Elle en voulait à la terre entière. Ce n'était pas juste, sa mère n'avait pas mérité un tel sort, et elle non plus d'ailleurs. Le regard perdu sur la ligne d'horizon, elle songea au visage de sa mère, et un sourire triste se dessina sur ses lèvres humides. Elle lui manquait tant. Depuis qu'elle était partie, Laïla se sentait comme désorientée, et terriblement seule. Comme si elle avait perdu une partie d'elle-même, qui ne se reconstituerait jamais. Comme si son cœur avait cessé de battre à la seconde même où celui de sa mère s'était arrêté. Oh, comme Clara lui manquait ! « Laï ? » Elle n'avait pas entendu Archie rentrer. Laïla tourna la tête et se releva difficilement, s'aidant de ses minces bras. Elle avait maigri depuis la drame, trop maigri, et elle était aussi fragile qu'une plume désormais. Cela faisait déjà deux jours qu'elle n'avait pas dormi, et avalé l'équivalent d'une assiette. Son corps ne supportait plus cette pression qu'elle s'autoadministrait, et elle fut prise d'un violent vertige. Archie la retint juste à temps, et elle pleura de plus belle. Son cousin, qui n'avait que quatorze ans, l'aidait beaucoup depuis le début de l'été, et elle lui en était très reconnaissante. Il la serra contre lui et elle mouilla son tee-shirt de ses larmes. Elle se demandait ce qu'elle aurait fait, ce qu'elle serait devenue, si la sœur de sa mère avait refusé de l'accueillir pour l'été. Il était clair qu'elle n'aurait pas pu compter sur ses grand-parents, qui l'auraient chassée aussitôt qu'elle aurait posé le pied sur le perron. Et songer à l'idée d'un orphelinat n'était tout simplement inenvisageable pour elle. Oui, heureusement qu'ils avaient été là. Et qu'ils le seraient toujours. Après un dernière sanglot, elle se détacha de son cousin qui lui adressa un mince sourire. Jamais quelqu'un pourrait un jour remplacer sa mère.

24 avril 2029, Ministère de la Magie russe, Moscou.
C'était son premier voyage à Moscou et Laïla se languissait de commencer le travail qui l'attendait. Passionnée depuis le début de sa carrière de directrice du commerce au Ministère de la Magie, Laïla adorait son travail. D'ailleurs, elle y dédiait tout son temps. Depuis sept ans, plus rien d'autre ne comptait que son travail. Il lui permettait de faire beaucoup de choses. De voyager, principalement, et visiter le monde entier avait toujours été un rêve pour Laïla. Grâce à ce poste, elle était comblée, et avait déjà eu l'occasion de découvrir de très grandes villes, toutes aussi éblouissantes les unes que les autres, aux quatre coins du monde. Cette année, elle avait été chargée d'un projet à Moscou. C'était une affaire importante, et elle se devait de convaincre le client de coopérer avec l'Angleterre. S'il reposait sur ses épaules une certaine pression, elle était plutôt confiante. Ce n'était pas la première fois qu'elle assurait ce genre d'opération et elle comptait mettre son charisme à l'épreuve lors de ces nombreuses réunions prévues durant les six mois à venir. Et, comme prévu, à dix heures, un Portoloin la mena jusque dans la capitale russe, au Ministère de la Magie. Elle fut accueillie par un homme d'un trentaine d'années qui se présenta sous le nom de Victor. Carrure athlétique, regard charmeur. Il lui plaisait physiquement. Mais l'heure n'était pas à ce genre de réflexion. Il l'invita à le suivre et durant le court trajet qui les menèrent à une salle où les attendait plusieurs autres représentants de la magie russe, ils conversèrent vivement de l'affaire qu'ils partageaient. Laïla fut impressionnée de l'aisance orale de Victor. Il s'exprimait d'une manière étrange qui l'attirait, et qui ne le rendait que plus charmant. Elle fit le vide dans son esprit avant de rentrer dans la salle, puis, la réunion commença.

Tout s'était parfaitement bien passé, et exactement comme l'avait prévu Laïla. Elle rassembla ses affaires alors que la salle se vidait rapidement. « Excusez-moi. » La blonde se retourna, se retrouvant nez-à-nez avec Victor. Elle esquissa un sourire gêné, se recula de quelques pas, puis releva le regard. Visiblement, Victor souhaitait lui demander quelque chose. « Oui ? » Demanda-t-elle poliment. Victor plongea son regard noisette dans le sien, et elle se fit violence pour ne pas détourner le regard. Elle songea à l'alliance autour de l'annulaire du brun ténébreux, qu'elle avait remarqué au début de la réunion, et baissa la tête, continuant de rassembler ses papiers et feuilles en tout genre. Son attitude était ridicule, et digne d'une adolescente de quinze ans. « Puis-je vous proposez de m'accompagner boire quelque chose, ou bien ma demande est très déplacée ? » Un sourire indéchiffrable arborait les lèvres de Victor, et Laïla se mordilla nerveusement la lèvre inférieure. La proposition était terriblement tentante, et elle y réfléchit quelques instants. Victor dut lire le trouble sur son visage puisqu'il ajouta d'une voix qui fit littéralement fondre Laïla : « J'ai de bonnes adresses. » Elle sourit puisqu'il jouait avec le feu et que ça lui plaisait. Il savait très bien qu'elle avait vu la bague autour de son doigt puisqu'elle venait d'y jeter un coup d'oeil méfiant. Et pourtant, il lui proposait tout de même. « C'est d'accord. Juste un verre, je suis pressée. » Et ils restèrent encore deux heures ensemble.

14 septembre 2029, hôtel quelconque, Moscou.
Laïla ouvrit doucement les yeux, réveillée par la luminosité qu'apportait l'immense baie vitrée de la chambre d'hôtel. La veille, elle n'avait pas eu le temps d'admirer le magnifique endroit où l'avait emmenée Victor. Elle n'arrivait pas à croire qu'à chaque fois, Victor tenait à lui offrir ce qu'il y avait de plus luxueux et confortable. Même s'il était extrêmement riche, elle se sentait mal à l'aise qu'il dépense autant d'argent pour elle. Elle n'était qu'une fille de passage, après tout. Ou du moins, c'était ce qu'elle pensait, et non ce qu'elle espérait. Elle observa son amant quelques instants, alors qu'il dormait encore. Sentant sûrement que sa compagne pour la nuit s'était réveillée, ce fut le tour de Victor d'ouvrir petit à petit les yeux, et un mince sourire se dessina sur les lèvres de Laïla. C'était son dernier voyage à Moscou, ce qui rimait sûrement avec la fin de leur fabuleuse idylle. « Bonjour. » Déclara Victor de sa voix grave. Il se redressa et s'assit sur le lit aux draps blancs, tout en entrainant Laïla avec lui, passant son bras autour la taille de la jeune femme et faisant un quart de tour pour se tourner vers elle. Il déposa un tendre baiser sur ses lèvres, puis lui adressa ce sourire dont il était le seul à avoir le secret. Ce sourire qui resterait à jamais gravé dans l'esprit de la jolie blonde. Elle était triste de devoir le quitter. Comme à chaque fois qu'elle devait rentrer à Londres. Sauf qu'aujourd'hui, c'était différent. Peut-être qu'elle ne le reverrait plus jamais. Depuis qu'il lui avait offert ces quelques verres, l'homme aux yeux rieurs avait occupé l'esprit de la jeune femme, et sa motivation pour venir à Moscou n'était plus réellement le travail. C'était lui et ces nuits passionnées, ces longues discussions et ces regards échangés. Tout cela dans le plus grand secret, évidement. Il ne fallait pas oublier que Victor était un homme marié, même s'il n'avait pas d'enfants. Doucement, Laïla passa sa main sur le torse de Victor avant de le serrer dans ses bras. Ils n'avaient pas besoin de se parler. Tout se transmettait dans les gestes, dans les regards. Et ça leur suffisait.

1er septembre 2030, appartement d'Archibald, Londres.
Elle hésita quelques instants avant de s'engager d'un pas ferme dans l'escalier qui menait au deuxième étage de ce petit immeuble d'un quartier résidentiel de la capitale anglaise. Laïla repensa alors à tout ce qui s'était passé depuis un an, de tout ce qui avait changé dans sa vie depuis qu'elle avait vu Victor pour la dernière fois. Elle était passée de deux à quatre cigarettes par jour, et d'ailleurs, elle se rendit compte qu'elle avait très envie de fumer, mais continua son ascension. Elle prenait moins de plaisir à voyager, et avoir été promu dans un autre comité du département de la coopération magique internationale l'avait même soulagée. Elle avait eu besoin de ce changement, qui l'amenait à poser ses valises, à ne plus vivre telle une nomade. Et ne plus tomber sur des personnes inaccessibles qui peuvent vous faire chavirer le cœur, vous retourner l'esprit, par exemple. Elle pensait toujours à Victor, qui lui manquait terriblement, et qui l'avait sûrement déjà oubliée. Peut-être sa femme était-elle enceinte actuellement, ou peut-être même qu'ils avaient déjà fait un enfant, depuis un an. Elle chassa le parfait visage de son amant d'antan de son esprit. Elle avait un peu perdu le contrôle de ses sentiments, depuis un an, un peu trop, et ce n'était pas dans ses habitudes. Il avait fallu ce déclic pour qu'elle se libère. Seulement, ce déclic n'avait réellement eu l'effet qu'elle aurait souhaité, et depuis un an, un an loin de lui, Laïla n'était pas heureuse. Mais elle savait qui pouvait l'aider à remonter la pente. Elle toqua à la porte et attendit quelques instants. Comme elle l'avait prévu -s'il y avait bien quelque chose qui n'avait pas changé chez Laïla, c'était sa terrible de manie de toujours prévoir tout ce qui allait se passer dans son futur proche, avec plus ou moins de réussite, elle se retrouva en face de son cousin, Archibald, qu'elle n'avait pas vu depuis bien trop longtemps. « Salut. » Déclara-t-elle d'une voix malicieuse, les yeux brillants. A peine eut-elle le temps de poser son sac dans l'entrée que son cousin la serra dans ses bras. C'était bon de retrouver les gens qu'elle aimait, et qui lui avaient bien trop manqué. Il la questionna sur les raisons de sa venue. « J'ai besoin d'un break, et tu vas m'aider à le rendre extra, cousin ! »




Dernière édition par Laïla Deschamps le Ven 8 Aoû - 19:30, édité 6 fois
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Teddy Lupin

› inscription : 28/07/2014
› hiboux postés : 414


MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Mar 5 Aoû - 15:18

ce choix de scenario   
bienvenue parmi nous   
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deatheater


Dyan Zabini

› inscription : 31/07/2014
› hiboux postés : 1121


MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Mar 5 Aoû - 15:18

Welcome jolie poupée    
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MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Mar 5 Aoû - 16:07

Cousine  Encore merci d'avoir choisi mon scénario, j'te le rendrai bien ma belle  
Bienvenue parmi nous  !
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MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Mar 5 Aoû - 17:32

Han la belle Dianna   
Bienvenue parmi nous, demoiselle & bon courage pour ta fiche ! Je te quémanderai surement un lien (quand j'aurai une petite idée xD)
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James Potter

› inscription : 24/07/2014
› hiboux postés : 1877


MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Mar 5 Aoû - 17:35

Bienvenue sur RAF, bon choix de scénario, et puis j'aime tellement le pseudo   Bon courage pour ta fiche :)
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Maëlys Weasley

› inscription : 28/07/2014
› hiboux postés : 291


MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Mar 5 Aoû - 17:54

dianna    

bienvenue    
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MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Mar 5 Aoû - 18:05

Quel accueil, merci à vous tous.
J'espère pouvoir trouver des liens avec tous le monde !
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Cedrella Ollivander

› inscription : 28/07/2014
› hiboux postés : 1059


MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Mar 5 Aoû - 18:41

Bienvenue   Dianna quoi    
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Imogen Rowle

› inscription : 28/07/2014
› hiboux postés : 285


MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Mar 5 Aoû - 21:28

dianna
bienvenue et super choix de scéna.
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MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Jeu 7 Aoû - 9:10

Merci vous deux, et quels noms de famille.  
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order of the phoenix


James Potter

› inscription : 24/07/2014
› hiboux postés : 1877


MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Sam 9 Aoû - 15:07

J'ai lu ta fiche, mais j'attends l'avis d'Archie pour pouvoir te valider   
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MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Sam 9 Aoû - 15:44

Je passe en coup de vent depuis le portable d'une amie pour venir donner mon avis. Et un avis très très très favorable ! Ta fiche est parfaite, Laïla tout autant. J'aime beaucoup cette histoire avec Victor (pas totalement inachevée, j'espère ?  ) et j'ai hâte de rp avec toi ! Je retrouve internet lundi normalement alors ça ne devrait pas tarder  
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MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Sam 9 Aoû - 16:09

Oh, trop adorable, merci beaucoup Archie Non, histoire pas totalement inachevée avec Victor, effectivement, sinon, je n'en parlerais pas autant dans ma fiche.  Je n'ai plus qu'à trouver mon Victor.  
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master of the game


ϟ RISE AND FALL

› inscription : 22/07/2014
› hiboux postés : 200


MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Sam 9 Aoû - 17:10


félicitations
et bienvenue parmi nous !








chère laïla
J'ai trouvé l'histoire de Laïla très touchante, et tu écris vraiment très bien. Je te souhaite un bon jeu parmi nous !


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MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   Sam 9 Aoû - 18:22

Merci énormément, ça me touche.  
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MessageSujet: Re: (laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.   

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(laïla) ◊ c'est beau les filles quand les choses sont douces et limpides.

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